Coronavirus en Afriques : l’OMS veut mettre en place des “couloirs humanitaires”
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) souhaite la création de couloirs humanitaires pour les pays africains qui ont fermé leur espace aérien, afin de les approvisionner en intrants, à savoir les médicaments, les équipements de protection ainsi que les concentrateurs d’oxygène, les appareils mécaniques de respiration qui sont nécessaire pour traiter les cas sévères.
Le responsable des opérations d’urgence de l'OMS en Afrique, Dr Michel Yao, a livré l'information, jeudi 19 mars, dans une interview à RFI, expliquant qu'étant donné que les intrants ne sont pas fabriqués en Afrique, il serait important de trouver dès maintenant une solution pour que les experts européens puissent venir en Afrique et qu’on puisse acheminer les médicaments si la situation s’aggrave sur le continent africain mais avec des mesures d'accompagnement.
Pour lui, si on pense au pire scénario de cas massifs de contamination, on aura besoin de beaucoup d’intrants et de structures temporaires bien équipées. Il a indiqué que de façon générale, l’Afrique est encore en situation d’endiguement mais cela évolue très vite, parce qu'en deux semaines, il y a eu déjà en Afrique subsaharienne, quatre pays à savoir l’Algérie, le Sénégal, l’Afrique du Sud et le Burkina Faso qui commencent déjà à notifier la transmission locale et communautaire.
Dr Michel Yao recommande donc la détection de cette maladie, la formation du personnel de santé, l’éducation de la population à la pratique des mesures de protection et son information sur ce qui se passe ailleurs pour pouvoir ralentir la transmission.
Il recommande également à la population de prendre au sérieux les mesures de protection en s’éloignant des personnes détectées positives, se faire consulter en cas de doutes et mettre en pratique les mesures de prévention.
Le responsable des opérations d’urgence de l'OMS en Afrique conseille également la vigilance parce qu'il y a des cas qui ne sont pas détectés et qui pourront se déclarer dans deux semaines sans compter les risques de co-infection au coronavirus si une personne souffre déjà de tuberculose et du Vih/Sida.
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