img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
SOCIETE

Pendant le confinement, des femmes surexposées aux violences conjugales

Isolées avec leurs conjoints violents, à cause du confinement, des femmes sont actuellement surexposées à la violence conjugale. Les associations féministes s’activent pour accompagner les victimes à distance.

Pendant le confinement, des femmes surexposées aux violences conjugales
Sara Ibriz
Le 2 avril 2020 à 16h00 | Modifié 11 avril 2021 à 2h45

Confinées, les femmes victimes de violences conjugales sont bloquées avec leurs conjoints violents. Une situation qui appelle à la vigilance et qui nécessite l’intervention des associations luttant contre les violences faites aux femmes.

Contactée par Médias24, Stéphanie William Bordat, co-fondatrice de l’association "Mobilising for Rights Associates" ou "MRA", partage son inquiétude: "L’isolement crée une pression qui, en plus des tensions économiques actuelles, augmente la vulnérabilité des femmes. Celles-ci sont privées de la possibilité de fuir. Nous nous attendons à une hausse des violences faites aux femmes".

Depuis le lundi 30 mars, MRA effectue des sondages auprès d’autres intervenants associatifs afin de recueillir les premières impressions, déterminer les chiffres mais aussi connaître les défis à relever face à la situation actuelle. Les résultats de ces enquêtes et entretiens seront bientôt dévoilés.

Pour agir, l’association MRA a mis en place des numéros à contacter par téléphone ou via Whatsapp.

La priorité pour les acteurs associatifs est de faire savoir aux femmes violentées par leurs conjoints que le confinement n’est pas synonyme de silence. D’où la mise en place de cellules d’écoute qui leur sont dédiées.

Les témoins de violences peuvent également contacter ces numéros afin de dénoncer de tels comportements.

L’Etat doit-il intervenir ?

A l’instar de pays étrangers, tels la France, dont le ministère de l’intérieur a lancé un dispositif d’alerte dans les pharmacies, les associations marocaines travaillent en réseau afin de mettre en place un système d’alerte permettant aux femmes victimes de violence d’appeler à l’aide.

Il s’agit d’une alternative présentée à celles qui ne peuvent pas se servir d’un téléphone pour alerter.

Pour assurer la sécurité des victimes, Stéphanie William Bordat nous confie que l’intervention de l’Etat est sollicitée, notamment pour que :

-la police soit habilitée à se déplacer au domicile d’une victime en cas de plainte, sans attendre une menace de mort imminente ;

-l’émission ou la prolongation d’injonctions restrictives de manière à couvrir toute la durée du confinement ;

-la fuite du domicile en raison de violences conjugales ne doit pas être considérée comme une violation de l’état d’urgence sanitaire. Il faudrait plutôt l’inclure comme motif de déplacement impérieux.

En parallèle, notre source assure que les associations agissent en coordination avec les autorités locales, les procureurs, hôpitaux, agents de police etc. pour servir au mieux les intérêts des femmes victimes de violences conjugales.

Si certaines associations ont pu suspendre leurs activités physiques et mettre en place un système de communication en ligne, d’autres, notamment en milieu rural et dans les petites villes du Royaume, restent ouvertes, en s’adaptant aux consignes de précaution (personnel en quarantaine, renforcement des mesures d’hygiène dans les locaux etc.)

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Sara Ibriz
Le 2 avril 2020 à 16h00

à lire aussi

Pour accélérer sa transformation, OCP restructure son organisation interne et remanie son état-major
BUSINESS

Article : Pour accélérer sa transformation, OCP restructure son organisation interne et remanie son état-major

Le groupe OCP a enclenché, le 11 avril, un vaste mouvement de réorganisation interne visant à refondre son architecture de décision et à renforcer ses capacités d’exécution. Structurée autour de la création de deux nouveaux pôles et accompagnée de plusieurs nominations, cette évolution s’inscrit dans une stratégie de diversification vers des secteurs devenus déterminants pour sa compétitivité future.

Bourse de Casablanca. Le MASI termine en baisse de 1% ce 20 avril
La séance du jour

Article : Bourse de Casablanca. Le MASI termine en baisse de 1% ce 20 avril

La Bourse de Casablanca clôture en baisse le 20 avril 2026. Le MASI recule de 1,03% dans un marché marqué par des replis sur plusieurs grandes capitalisations, avec des volumes limités autour de 303 MDH.

Bourita : “La crédibilité d’un processus électoral ne peut être pleinement garantie s'il exclut une partie de la population”
DIPLOMATIE

Article : Bourita : “La crédibilité d’un processus électoral ne peut être pleinement garantie s'il exclut une partie de la population”

La question de l’inclusion dans les processus électoraux était au cœur de la 5e édition du cycle de formation des observateurs électoraux de l’Union africaine, lancée le lundi 20 avril à Rabat.

Lancement de l’étude pour la première ligne de bus à haut niveau de service à Fès
Quoi de neuf

Article : Lancement de l’étude pour la première ligne de bus à haut niveau de service à Fès

La société Fès Région Aménagement vient de lancer un appel d’offres pour la réalisation de l'étude d'avant-projet sommaire de la toute première ligne de bus à haut niveau de service.

Boudchart à Casablanca. Quand la scène et la salle ne font plus qu’un
CULTURE

Article : Boudchart à Casablanca. Quand la scène et la salle ne font plus qu’un

À Casablanca, Amine Boudchar a signé quatre soirées à guichets fermés, un record pour cet artiste qui réinvente les codes du concert en misant sur une expérience participative où le public devient partie prenante du spectacle.

Compléments alimentaires. Le PPS veut réserver leur vente aux pharmaciens
Santé

Article : Compléments alimentaires. Le PPS veut réserver leur vente aux pharmaciens

Le groupe du Parti du progrès et du socialisme (PPS) a proposé de revoir le cadre juridique encadrant les compléments alimentaires au Maroc. À travers une proposition de loi modifiant l’article 30 de la loi 17.04 portant Code du médicament et de la pharmacie, le parti plaide pour réserver aux pharmaciens la dispensation des produits à effet pharmacologique. Détails.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité