Covid-19. Réunion de crise et mobilisation générale à Casablanca
Réunion de crise ce mardi 8 septembre au siège de la wilaya de Casablanca, avec la participation du ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, le ministre de l'Industrie MHE, le wali Said Ahmidouch, les responsables locaux de la santé, la médecine militaire et le conseil de l'ordre des médecins.
Toutes les autorités de la ville sont au chevet de Casablanca : création d'une "war room" digitalisée pour un partage rapide des informations et des décisions ; mobilisation de tous, dont les médecins réanimateurs (notamment la Fédération nationale des anesthésistes réanimateurs FNAR), augmentation imminente du nombre de lits d'hospitalisation, de soins intensifs et de réanimation; renforcement de la capacité de tests (Institut Pasteur, CHU, laboratoires privés).
Dimanche 6 septembre, 948 cas ont été enregistrés à Casablanca-Settat dont 773 pour la seule agglomération de Casablanca. Au cours du mois d'aout, 3.000 nouveaux cas ont été enregistrés dans la ville.
Dans une déclaration à la MAP, Khalid Ait Taleb, ministre de la Santé a rappelé "les indicateurs inquiétants de la situation épidémiologique à Casablanca", notamment le fait que la ville abrite 42% des cas notifiés quotidiennement, 40% des formes graves et 38% du nombre de décès enregistré à l'échelle nationale.
Il est vrai que Casablanca-Settat, c'est 20% de la population du Maroc. La ville elle-même comprend 3,6 millions d'âmes et le Grand Casablanca (Mohammédia comprise) 4,5 millions d'âmes.
C'est la ville des superlatifs, de la forte densité démographique, de la plus grande concentration d'usines, de la grande mobilité; une ville-carrefour, une plateforme des échanges économiques. Les chiffres montrent une capacité de tests insuffisante par rapport à la situation épidémiologique et à la démographie de la ville. 17% des tests effectués à l'échelle nationale le sont en moyenne à Casablanca. 5% de la population seulement ont été testés jusqu'à présent.
Le chiffre le plus inquiétant est celui-ci: le dimanche 6 septembre, 20% des tests effectués à Casablanca étaient positifs (773 cas détectés). D'autres jours, 30% de positivité est décelée. Ceci signifie une seule chose: le nombre de tests effectués est trop faible. Heureusement que la réunion de ce mardi a abouti au renforcement de la capacité de tests dans la ville.
Sur 3.000 lits dédiés au Covid dans la région, 1.700 lits étaient occupés le lundi 7 septembre. La capacité de réanimation est de 130 lits, celle de soins intensifs est également de 130 lits. Sur 1.000 nouveaux cas, 50 nécessitent la réanimation ou les soins intensifs.
La ville comprend également trois hôpitaux de campagne ainsi que 11 hôpitaux de jour, structures sous chapiteaux ou dalles érigées dans les jardins de chaque hôpital provincial et dédiés au Covid.
La bonne nouvelle, c'est que Casablanca a adopté un nouveau parcours pour les patients: ces derniers peuvent se signaler aux "centres d'écoute" (quel numéro? ce n'est pas indiqué), se présenter aux urgences d'un hôpital, ou à l'hôpital de jour de n'importe quel établissement. Là, examen clinique, test, diagnostic, triage. L'objectif est de raccourcir le circuit pour diagnostiquer plus vite et traiter plus vite.
Raccourcir le circuit était la seule alternative, car la densité démographique de Casablanca persistera et la forte mobilité aussi. Pour le moment, sachons que la moitié des cas actifs sont hospitalisés chez eux; que la capacité d'hospitalisation est proche de la saturation; que le nombre de tests est insuffisant et qu'il y a certainement plus de cas que ne le montrent les chiffres.
>>Lire aussi :
Risque de saturation des structures sanitaires à Casablanca (Aït Taleb)
Casablanca: couvre-feu, accès et écoles fermées dès lundi 7 septembre à midi
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