Au moins 14 morts et 170 disparus après la rupture d'un glacier dans l'Himalaya
Au moins cent soixante-dix personnes étaient portées disparues lundi 8 février dans le nord de l'Inde et 14 corps ont été retrouvés au lendemain de la rupture d'un glacier de l'Himalaya, qui a provoqué une crue éclair en s'effondrant dans une rivière.
"Au total, 15 personnes ont été sauvées et 14 corps ont été retrouvés en différents lieux jusqu'à présent", a tweeté le gouvernement de l'Etat de l'Uttarakhand, dans le nord de l'Inde, au lendemain de la catastrophe.
Mais au moins 170 autres personnes sont toujours portées disparues, selon les autorités.
Le chef de la police locale, Ashok Kumar, avait dimanche évoqué 200 disparus dans les seules centrales électriques.
Douze personnes ont été secourues dimanche dans un tunnel, mais de 25 à 30 individus sont toujours coincés dans un autre tunnel, a précisé auprès de l'AFP Piyoosh Rautela, responsable de l'aide d'Etat aux victimes de catastrophes.
Un porte-parole de la police de la frontière indo-tibétaine (ITBP) a déclaré à l'AFP, que deux cents sauveteurs mobilisés avaient repris les recherches dès le lever du jour lundi dans l'Etat de l'Uttarakhand.
Des centaines de militaires et paramilitaires épaulés par des hélicoptères et des avions militaires ont été dépêchés sur place pour participer aux opérations de secours.
L'énorme masse d'eau a dévasté la vallée de la rivière Dhauliganga, détruisant tout sur son passage, submergeant un complexe hydroélectrique et emportant des routes et des ponts, selon les images prises par des habitants terrifiés.
"Il y avait un nuage de poussière quand l'eau est passée. La terre tremblait comme lors d'un séisme", a déclaré un habitant, Om Agarwal, à la télévision indienne.
Situé dans le massif de l'Himalaya, l'Uttarakhand est un Etat indien où le Gange prend sa source. La rivière Dhauliganga est un affluent du Gange.
Des dizaines d'employés des deux centrales électriques installées sur le barrage de Richiganga sont portés disparus, ainsi que des habitants de la région, emportés par les eaux alors qu'ils s'occupaient de leur bétail, d'après les autorités.
Le barrage a été ravagé par le déluge causé par la chute d'une partie d'un glacier qui s'est détachée d'une paroi de la montagne en amont.
Une vingtaine d'employés se sont retrouvés coincés dans un tunnel, dont 12 ont été secourus.
La route principale avait été emportée et le tunnel était rempli de boue et de roches. Les secouristes ont dû utiliser des cordes pour réussir à atteindre l'entrée.
Les autorités ont vidé deux barrages pour empêcher les eaux en furie de gonfler le Gange dans les villes de Rishikesh et Haridwar. Elles ont interdit aux habitants des deux villes de s'approcher des rives du fleuve sacré.
Les villages dans les montagnes surplombant la rivière ont été évacués, et les autorités assuraient dimanche soir que le plus gros du danger d'inondation était passé.
Quatorze glaciers surplombent la rivière dans le parc national Nanda Devi. Ils font l'objet d'études scientifiques, en raison du changement climatique et la déforestation qui accroît les risques de rupture. La fonte d'un quart de la glace de l'Himalaya observée ces quatre dernières décennies est imputable à la hausse des températures.
(Avec AFP)
à lire aussi
Article : Perdre la vue et même la vie, les médecins alertent sur les dangers de la médecine esthétique non encadrée
Injections pratiquées sans supervision médicale, lasers utilisés dans des structures non autorisées, produits injectables de contrebande… Face à la banalisation des actes de médecine esthétique au Maroc, les spécialistes tirent la sonnette d’alarme. Car l’absence d’encadrement médical expose les patients à des complications graves. Parfois irréversibles.
Article : Le football, nouvelle conquête des géants de l’IA : ce que révèle l’accord Gemini-FRMF
Le 12 mai, la FRMF annonce Google Gemini comme sponsor officiel IA des Lions de l’Atlas pour la fenêtre du Mondial 2026. Un contrat pilote, dont le montant reste confidentiel, révélateur d'une stratégie plus large où Google cherche à utiliser la puissance émotionnelle du football pour installer les usages grand public de l’IA générative, avant une éventuelle extension à la performance sportive, au scouting et à l’analyse tactique.
Article : Abdelmalek Alaoui : le Maroc, puissance régionale et puissants défis en perspective
Invité de l'émission le 12/13 de Médias24, l'économiste et président de l’Institut marocain d’intelligence stratégique Abdelmalek Alaoui revient sur les thèses de son dernier ouvrage, "Maroc, le défi de la puissance". L'ouvrage propose une réflexion sur la manière dont un État parvient à transformer ses contraintes géographiques et politiques en leviers d'influence.
Article : OPCI : la croissance se confirme, l’ouverture au grand public reste le prochain cap
Avec plus de 133 MMDH d’actif net sous gestion, les OPCI ont changé d’échelle au Maroc. Mais malgré la progression rapide des encours, le marché reste dominé par les véhicules réservés aux investisseurs qualifiés. Pour Noreddine Tahiri, dirigeant d’Aegis Partners, l’enjeu porte désormais sur la capacité du secteur à élargir sa base d’investisseurs, à poursuivre sa normalisation et à mieux faire comprendre la logique de long terme de ce placement.
Article : CAN U17. Le Maroc s’impose sur le fil face à l’Éthiopie (2-1)
Bousculés par d’étonnants Éthiopiens, les Lionceaux de l’Atlas ont tout de même trouvé les ressources pour renverser le score et se replacer dans la course aux quarts de finale de la CAN U17, ce samedi 16 mai au Complexe Mohammed VI à Salé. Il leur reste encore un match dans le groupe A, contre l’Égypte, mardi 19 mai (20 h)
Article : Dans les coulisses de la CAN U17, les scouts livrent leurs secrets
La Coupe d’Afrique des nations U17 attire de nombreux recruteurs. Particulièrement scrutés, les Lionceaux de l’Atlas affrontent l’Éthiopie lors de la 2e journée du groupe A, ce samedi 16 mai (20 h) au Complexe Mohammed VI à Salé. Mais quelle est la grille de lecture de ces observateurs avisés et comment fonctionnent-ils ? Le point avec Michael Lebaillif, référent de la ligue régionale Rabat-Salé-Kénitra au sein de la Direction technique nationale.