En zone périurbaine, la vaccination anti-Covid va bon train (Reportage)
Au centre de santé Sidi Bouzid (commune Moulay Abdellah), la campagne de vaccination a bouclé sereinement sa deuxième semaine. Brève visite des lieux.
Aux marges des grandes villes, on bataille aussi contre la Covid-19. La campagne de vaccination a démarré le 10 février au centre de santé Sidi Bouzid, zone rattachée à la commune rurale Moulay Abdellah. Personnel médical, agents d’autorité et gendarmerie contribuent, à leur échelle, à la quête nationale vers « l’immunité collective ».
Le centre a bouclé la partie dédiée aux "frontliners" et à la catégorie des 75 ans. On se penche actuellement sur les 65 ans et plus en attendant le lancement, à partir de mercredi 24 février, de la vaccination de la catégorie d'âge située entre 60 et 64 ans.
Sur les deux semaines, on compte entre 80 et 120 personnes vaccinées par jour. « Nous recevons et administrons exclusivement le produit AstraZeneca. 28 jours séparent la première dose de la deuxième. Les personnes vaccinées sont informées, dans la foulée, d’une date pour recevoir la seconde dose », nous dit un médecin sur place. Cette partie n’a toujours pas démarrée.
Sur place, mesures de sécurité sont de mise, dont la distanciation. Les bénéficiaires sont reçus par groupes de dix pour éviter tout encombrement. Le circuit de vaccination est classique : L’intéressé pointe chez les agents d’autorités pour vérification d’identité, passe à la salle d’attente, s’enregistre une seconde fois auprès de l’administration du centre avant de recevoir sa dose.
Enfin, le bénéficiaire est invité à s’asseoir dans une « salle de contrôle ». « Le patient y reste une quinzaine de minutes pendant lesquelles le médecin s’assure de l’absence de réactions imprévues au vaccin, évanouissements ou fatigues », explique Nadia Fatih, infirmière en Chef du centre Sidi Bouzid.
« Pour l’heure, nous n’avons noté aucun cas d’effets secondaires. Sachant que les patients hypertendus ou cardiaques, entre autres, sont soumis à un examen préalable. Lorsqu’il y a un risque, le médecin reporte la vaccination », ajoute notre interlocutrice.
Le personnel est sur sa réserve quand il s’agit de livrer des projections chiffrées. « Nous avons des objectifs que nous remplissons à près de 80% », dit laconiquement Mme Fatih. Le reliquat n’est pas imputable à un manque d’adhésion des citoyens. Loin de là. Dans la catégorie des 75 ans et plus, près de 702 citoyens étaient éligibles au vaccin. « Certains ont soit quitté le périmètre couvert par le centre, soit sont décédés ou ont été écartés pour des raisons médicales et ce, avant le démarrage de l’opération », explique une source médicale.
L’opération a lieu six jours sur sept et démarre quotidiennement dès 8h du matin. De là, le personnel ne compte pas ses heures. « Nous arrêtons quand nous recevons le dernier bénéficiaire sur la liste. Il arrive que nous repoussions la fermeture en attendant un ou deux retardataires. Quand des personnes ont des difficultés de déplacements, les agents d’autorités assurent eux-mêmes le transport », affirme une infirmière sur place. Ici, « tout le monde connait tout le monde. Nous travaillons au diapason », assure une autre infirmière en aparté.
Situé en zone périurbaine, à une dizaine de kilomètre d’El Jadida, le centre de santé Sidi Bouzid n’a pas la vaccination covid-19 pour unique vocation. En plus de cette mission temporaire, ses autres services assurent parallèlement ses fonctions quotidiennes (Vaccination des nourrissons, suivi des femmes enceintes, tuberculose et maladies mentales, etc.).
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