Pour arriver au Maroc, un migrant peut dépenser en moyenne 1.940 USD (HCP)
Plus d'un réfugié sur deux au Maroc est d'origine syrienne, indique une enquête du Haut-commissariat au plan (HCP), réalisée au cours du premier trimestre 2021.
Très loin en deuxième position viennent les Yéménites (12,3%), suivis des Centrafricains (9,9%) et des Ivoiriens (4,5%), précise le HCP dans une note sur les résultats de l'enquête nationale sur la migration forcée de 2021, qui a couvert un échantillon de 3.000 migrants répartis en 2.200 migrants régularisés ou en situation irrégulière et 800 réfugiés ou demandeurs d'asile.
Parmi l'ensemble des migrants régularisés ou en situation irrégulière, 16,7% sont originaires de la Côte d’Ivoire, 15,9% du Sénégal, 13,2% de la Guinée, 10,1% de la République Démocratique du Congo, 8,7% du Cameroun, 4,9% du Mali, 2,3% de la République de Centrafrique et 15,1% d’autres pays africains.
La même source indique également que près des deux tiers des migrants sont arrivés directement au Maroc de leur pays d’origine. Près de 38,8% ont déjà vécu dans d’autres pays pendant trois mois ou plus en dehors de leur pays d’origine et du Maroc, dont 22,8% dans un seul pays, 10,1% dans deux pays, 4,2% dans trois pays et enfin 1,8% dans quatre pays et plus.
Par ailleurs, le HCP note que près de 5,8% des migrants ont résidé au Maroc plus d’une fois. Les migrants arrivés au Maroc pour la première fois représentent 94,2%.
Le coût du voyage est plus élevé pour les Syriens et Yéménites
Le voyage des migrants du pays d'origine jusqu'au Maroc a coûté en moyenne 1.940 dollars américains, sans différence significative entre les hommes et les femmes. Ce coût est le plus élevé parmi les Syriens (3.760 dollars), les Yéménites (2.280 dollars), les ressortissants de la RDC (2.020 dollars) et le plus faible parmi les Sénégalais (920 dollars) et les Guinéens (1.040 dollars).
En outre, le HCP souligne que plus d'un tiers des migrants (39,1%) ont quitté leur pays d’origine principalement pour des raisons liées à la guerre, l’insécurité et la persécution. La recherche d’emploi ou à l’amélioration des conditions de vie viennent en seconde position avec 36,7%.
L’éducation et la formation sont évoquées par 14,1% des migrants. Le regroupement familial se place en 4e position avec 4,7% des migrants.
Au moment de l’enquête, un peu plus d’un quart des migrants (27,3%) ont atteint le niveau d’enseignement supérieur. La part de ceux ayant le niveau secondaire qualifiant est de 23,5%, le niveau collégial 19% et le niveau primaire 17,2%.
Un peu moins de la moitié des migrants (44,5%) ont fait mention de difficultés rencontrées en cours d’émigration. Les principales difficultés nommément citées sont par ordre d’importance, le manque d’argent avec 17,7%, l’épuisement physique dû à la marche, la faim et la soif 17,5%, la violence physique et psychologique (13,7%), le harcèlement sexuel ou viol 7,8% (17,7% parmi les femmes et 1,7% parmi les hommes), l’arrestation et détention (7,7%) et le refoulement, expulsion et déportation (6%).
Aussi, le HCP fait remarquer que 4,3% de femmes ont subi une grossesse ou un accouchement lors du voyage.
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