Echanges extérieurs : La voiture renoue avec son rôle de locomotive de l’export (fin mai 2021)
Sur les cinq premiers mois, les échanges extérieurs affichent une forte croissance par rapport à la même période de 2020. Et c’est le secteur automobile qui tient le rôle de locomotive aussi bien à l’import qu’à l’export.
A fin mai 2021, les exportations de marchandises enregistrent un accroissement de 23,5% à 126,68 milliards de DH contre 10,538 milliards, un an auparavant. La hausse concerne les ventes de la majorité des secteurs, avec la prédominance de trois secteurs : industrie automobile, phosphates et dérivés et textile et cuir.
A lui seul, le secteur automobile s’accapare plus du quart du total des exportations, soit près de 35,4 milliards de DH. Ce chiffre d’affaires traduit une explosion de près de 50% en comparaison avec les 5 premiers mois de 2020. Le secteur retrouve quasiment son niveau d’avant la crise du Covid.
Selon les données préliminaires de l’Office des changes, l’évolution s’explique, principalement, par la hausse des ventes du segment de la construction automobile (+44%) et celles du câblage (+47,4%).
De même, les exportations des phosphates et dérivés augmentent de 17,4% , atteignant 24,16 milliards de DH contre 20,58 milliards à fin mai 2020. Cette évolution fait suite principalement à la hausse des ventes de l’acide phosphorique (+2.183 MDH) et celles des engrais naturels et chimiques (+1.717 MDH).
De leur côté, les exportations du textile et cuir s’accroissent de 38,8% à fin mai 2021. Cette forte hausse résulte de l’augmentation des ventes des vêtements confectionnés de 44,8% et celles des articles de bonneterie de 55,3%.
L’agro-industrie, l’électronique et l’électricité ainsi que les minerais restent également orientés à la hausse.
En revanche, les exportations du secteur de l’aéronautique se situent à 5.516 MDH à fin mai 2021 contre 5.904 MDH à fin mai 2020, soit un recul de 6,6% ou -388MDH. La part de ce secteur dans le total des exportations perd 1,4 point s’établissant à 4,4% contre 5,8% une année auparavant.
Parallèlement, les importations ont augmenté de 18,1% à 207,64 milliards de DH.
Cette évolution dégage un déficit de la balance commerciale des biens de 81 milliards de DH. Cependant, le taux de couverture s’améliore de 2,7 points (61% à fin mai 2021 contre 58,3% à la même période de 2020).
La hausse des importations de marchandises s’explique par l’augmentation des achats de la totalité des groupes de produits, en particulier les articles finis de consommation (+12,65 milliards de DH), des demi produits (+6,83 milliards), des biens d’équipement (+6,28 milliards) et des produits énergétiques (+2,8 milliards de DH).
La hausse des importations des produits finis de consommation (+34,8%) fait suite essentiellement à l’augmentation des achats des parties et pièces pour voitures de tourisme (+57,1%) et à ceux des véhicules de tourisme (+54,2%). En effet, après une baisse affichée en 2020 suite aux effets du Covid19, les importations de ces deux produits repartent à la hausse pour atteindre des niveaux presque similaires à ceux réalisés en 2019.
De leurs côtés, les importations des demi-produits se situent à 45,16 milliards de DH à fin mai 2021 contre 38,32 milliards une année auparavant. Cette évolution est attribuable principalement à la hausse des achats des fils, barres et profilés en cuivre (+72,5%). Il en est de même des acquisitions des biens d’équipement qui augmentent de 14,4% à près de 49,8 milliards de DH.
Mis à part les importations des voitures de tourisme, tous les autres achats (demi-produits et biens d’équipement) sont à apprécier positivement puisqu’ils constituent le principal indicateur de l’investissement.
À découvrir
à lire aussi
Article : Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides
Sur fond de tensions inédites entre Madrid et Washington autour de l’usage des bases militaires espagnoles dans la guerre contre l’Iran, une partie du débat public espagnol voit ressurgir le spectre d’une récupération de Sebta et Mélilia par le Maroc avec un appui américain. Une hypothèse nourrie par certaines prises de position et amplifiée médiatiquement, mais qui, à ce stade, relève davantage du fantasme que d’une dynamique diplomatique réelle.
Article : FZ Mansouri veut poursuivre Barlamane en justice
Mise en cause par barlamane.com pour une affaire foncière, la maire de Marrakech annonce qu'elle va poursuivre ce journal en ligne ainsi que tout journaliste qui relaierait ces "allégations non fondées".
Article : Météo: les prévisions du dimanche 25 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le dimanche 26 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Formations brumeuses matinales et nocturnes […]
Article : Sahara: De Mistura évoque un “véritable élan” qui relance l’espoir d’une issue au conflit
Comme prévu par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, le conseil de sécurité de l'ONY s'est réuni à huis clos pour faire le point avec l'envoyé personnel et l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara, au sujet de l'avancement des efforts de paix.
Article : Immobilier. Les nouveaux choix d'investissement en 2026 à Casablanca
À Casablanca, le marché immobilier change de configuration. La raréfaction des petites surfaces et la hausse des prix pèsent sur le résidentiel, tandis que des segments comme la logistique et l'industriel offrent aujourd'hui des rendements plus élevés. Dans ce contexte, les arbitrages des investisseurs évoluent selon les budgets et les opportunités. Décryptage avec Asaad Sadqi, président de l'Association régionale des agences immobilières Casablanca-Settat.
Article : Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire
La région Casablanca-Settat vient de clôturer sa première levée obligataire, une opération inédite pour une région. La levée est d'un montant d'un milliard de dirhams sur le marché des capitaux, dont 400 millions apportés par la Banque européenne (BERD). Le président de la région, Abdellatif Maazouz, revient sur les coulisses de cette opération, ses fondements financiers et les projets qu'elle est appelée à financer.