Prison pour atteinte à la religion : L'AMDH-Marrakech exprime ses inquiétudes
La branche locale de l'AMDH déplore le jugement "sévère" du tribunal de Marrakech contre la jeune femme condamnée pour "atteinte à la religion musulmane".
L’AMDH suit « avec grande inquiétude » le jugement rendu le 28 juin par le tribunal de Marrakech. Il condamne à 3 ans et demi de prison ferme une étudiante ayant partagé, sur sa page Facebook, la publication d’une version parodique du Coran.
De retour au Maroc, la jeune femme, qui faisait ses études hôtelières en France (Avignon), a été interpellée à l’aéroport de Rabat. Elle a été ensuite déférée au ministère public du TPI de Marrakech qui l’a poursuivie en état d’arrestation, rappelle la branche locale de l’association, précisant que « le jugement a été rendu à l’issue de deux audiences seulement ».
Une décision « sévère » dont l’AMDH-Marrakech espère la « révision en appel », tout en « faisait bénéficier la jeune femme de la liberté » provisoire, explique-t-on dans un communiqué publié le 1er juillet. Enquête sur « l’origine et le contenu du texte » posté sur sa page Facebook en « invoquant une interprétation » puisée dans les droits humains.
En lui-même le chef de poursuite (atteinte à la religion musulmane) « est une violation aux droits humains, partie d' ne publication créative qui s’inscrit dans le domaine de la presse et l’édition mais qui a été qualifiée conformément à des dispositions du code pénal », estime la même source, qui appelle au respect du « droit à la différence et la liberté de croyance ».
La liberté de « création artistique et littéraire » ne doit pas être « assiégée de tabous », ajoute l’AMDH.
Enfin, le « Législateur » est appelé à mettre un terme aux peines privatives de libertés « dans le domaine de l’édition, de la presse et de la liberté de croyance ». Le « discours officiel des responsables place le pays parmi les Etats dont le code de la presse ne contient pas de sanctions de prison », alors qu’en réalité, « ces sanctions persistent et ont été alourdies dans le code pénal », conclut le communiqué.
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