CHU de Tanger : une structure de référence qui se fait attendre
Lancé en 2015 par le Roi Mohammed VI, le Centre hospitalier universitaire de Tanger est toujours en phase de finalisation. La mise en place des équipements, les tests et la formation du personnel se poursuivent.
Porté par le ministère de la Santé, le CHU de Tanger est en phase avancée d’équipement et de finalisation, assure une source bien informée.
Aucune date n'a été, pour l'heure, communiquée quant à l'ouverture de cette structure qui devrait renforcer l’offre de soins, au niveau de la région et en faire un pôle médical d’excellence.
D'après notre source, il s’agit d’une structure complexe qui exige de nombreux tests au quotidien. Ainsi, plusieurs équipements sont soumis à des certifications afin d'assurer la protection des patients et du personnel.
Par ailleurs, des formations sont dispensées au personnel, en matière d’utilisation des systèmes d’information de cet hôpital à vocation digitale.
Interrogations et attentes
Comme tout projet d’envergure, le CHU a été confronté à plusieurs contraintes, dont la crise sanitaire liée à la Covid qui a impacté l’importation d'équipements. Malgré les retards de livraison, l’installation affiche actuellement des niveaux très avancés, rassure notre interlocuteur. Ce dernier note toutefois un déficit en matière de ressources humaines, notamment en personnel infirmier, malgré les nombreux appels à candidatures lancés.
Lassés des annonces de report d’ouverture du CHU de Tanger, médecins résidents et internes de la région expriment leur inquiétude quant au retard accusé.
Ils déplorent les conditions "difficiles" de formation et le manque d'équipements dans les centres de santé, dans lesquels ils sont actuellement contraints de poursuivre leur formation, en attendant l'ouverture du nouveau CHU. En octobre 2020, celui-ci avait pourtant tenu son premier conseil d'administration.
Le centre, dont les travaux ont été lancés en 2015 par le Roi Mohammed VI, a nécessité un investissement de près de 2,33 milliards de DH. Il devrait offrir une capacité dépassant 771 lits.
Il abrite un plateau technique de dernière génération, 23 salles opératoires dont une hybride, un service des grands brûlés, un laboratoire de biologie médicale, un service de médecine nucléaire, une unité de greffe de la moelle, un centre de procréation médicalement assistée, une hélistation, un bloc opératoire dédié aux urgences, un centre de simulation et une pharmacie informatisée.
à lire aussi
Article : Hakima Himmich, une vie de combats racontée au Salon du livre
Dans son autobiographie parue aux éditions Carrefour des livres et coécrite avec Latifa Imane, la fondatrice de l’ALCS revient sur son engagement contre le sida, son parcours associatif et les grandes causes qui ont marqué son itinéraire entre le Maroc et la France.
Article : Santé : HUP Uman va ouvrir un centre de médecine esthétique et régénérative
La nouvelle structure, relevant de la Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé, ambitionne de médicaliser davantage un segment en forte croissance, en encadrant les actes esthétiques par des protocoles standardisés, un suivi post-acte et des équipements de dernière génération.
Article : Décès d’Ali Fassi Fihri, ancien directeur général de l’ONEE
L'ancien directeur général de l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE), Ali Fassi Fihri, est décédé dimanche 10 mai 2026 à l'âge de 71 ans des suites d’une longue maladie, apprend-on auprès de sa famille.
Article : Khémisset, future capitale marocaine des métaux critiques ?
Longtemps associée à l’agriculture et à quelques exploitations historiques, la région de Khémisset revient dans le viseur des miniers. Autour d’Achmmach, d’El Karit, de Mejmaa Salihine ou encore des gisements de potasse, plusieurs projets liés à l’étain, à l’antimoine, au lithium et au tungstène pourraient en faire l’un des nouveaux pôles stratégiques du sous-sol marocain.
Article : Coupe du monde. Le tournoi qui fait exploser les valeurs marchandes
Bien que ce ne soit pas un gage de réussite sur la durée, la participation d’un joueur à un Mondial s’apparente incontestablement à un tremplin vers le très haut niveau, mais aussi et surtout à un puissant catalyseur de valorisation marchande sur le marché des transferts.
Article : Automobile : le Chinois Ningbo Gaofa veut faire du Maroc une base industrielle à l’export
L’équipementier automobile, spécialisé dans les systèmes de commande et les pédaliers, a confirmé son projet de création d’une société de production au Maroc, au moment où son activité internationale enregistre ses premiers revenus et où il commence à fournir Stellantis et Renault en petites séries.