Des ingénieurs d’OCP-MS lancent une solution de maintenance prédictive
I-SENSE est une solution clé en main capable d’anticiper les dysfonctionnements de machines industrielles et de contribuer à leur maintenance, grâce aux données recueillies par des capteurs embarqués, analysées en temps réel.
Quand une panne survient dans une machine, son remplacement ou sa réparation génèrent un coût considérable en plus de l’impact lié à l’arrêt de la chaîne de production, surtout lorsque les pièces sont coûteuses ou ne peuvent pas être rapidement remplacées.
Pour s’attaquer à ce problème, des ingénieurs d’OCP Maintenance Solutions (OCP-MS), filiale du Groupe OCP spécialisée en maintenance prédictive et digitalisation industrielle, ont lancé une solution de maintenance prédictive baptisée I-SENSE, fondée sur des algorithmes de machine learning qui traitent les données des capteurs et rapportent, à distance et en temps réel, l’état exact et le fonctionnement des équipements.
Cet environnement IoT permet de capter les signaux faibles qui reflètent de façon prédictive les anomalies dans le fonctionnement d’une machine, et donc l’intervention d’un technicien sur la machine en temps opportun. L’objectif ultime étant d’assurer un fonctionnement continu des équipements.
La solution cible les industriels disposant d'équipements rotatifs, et désireux d'instaurer une politique de maintenance fiable et intelligente, fondée sur la remontée et l’interprétation automatique des données. « Actuellement, la solution est déployée chez plusieurs clients dans différents secteurs d’activité comme la chimie, la cimenterie ou l’agroalimentaire. Car l’enjeu de maintenance prédictive est central pour toutes les industries », confie à Médias24 Omar Amrani Nejjar, CTO de I-SENSE.
Une solution 360° pour la maintenance prédictive
« I-SENSE est capable de communiquer avec l’ensemble des systèmes informatiques de l’entreprise, d'anticiper un dysfonctionnement ou une panne et de recommander des actions préventives avant que le problème ne s’aggrave. Notre solution permet ainsi de réduire les coûts de maintenance et le nombre de pannes, d'augmenter la durée de vie des équipements et d'améliorer leur taux de rendement global », explique notre interlocuteur.
I-SENSE est donc une plateforme clé en main qui utilise des outils d'analyse avancée, de machine learning et d'intelligence artificielle. Elle comprend :
- le hardware, composé de capteurs IoT et de cartes d’acquisition et de traitement des données ;
- le software, sous forme de solution technique en SAAS, en Cloud ou en déploiement local sous forme de licences à vie.
Le softaware « peut être intégré dans les capteurs déjà installés dans les machines de nos clients », tient à préciser notre interlocuteur. « C’est une solution déployée sur mesure », ajoute-t-il. L’entreprise peut ainsi choisir parmi plusieurs fonctionnalités et modules, selon son besoin, comme la remontée de données des systèmes industriels, l’analyse et la prise de décision dédiées à la maintenance industrielle, le suivi centralisé des indicateurs clés de performance via des tableaux de bord, la prédiction des pannes par l'analyse de l’état des machines en temps réel, ou la téléassistance sur chantier en mode réalité augmentée.
Une solution développée par des intrapreneurs d’OCP-MS
« Le développement de la plateforme I-SENSE a été déclenché par des besoins industriels, à travers les" feedback de nos différents clients qui ne pouvaient plus structurer les données provenant des différents capteurs et appareils industriels », pointe notre interlocuteur.
Il remonte à 2018, citant le cas d’un client dont l’équipe d’exploitation a signalé des valeurs alarmantes de vibration sur un équipement critique ; ce qui a causé une énorme perte de production pour le changement d’un sous-ensemble central pesant environ deux tonnes, avec une ligne à l'arrêt durant deux semaines. « Ce client pouvait éviter cet arrêt imprévu s’il avait eu un système de suivi et de prédiction des pannes lui permettant de planifier à l’avance l’intervention en temps opportun. L’arrêt d’activité pouvait se limiter à trois jours au maximum au lieu de deux semaines », explique Omar Amrani. Il ajoute que cette problématique a été identifiée auprès d’autres industriels « en l'absence d’une solution qui mixe entre l’interfaçage, les outils techniques et les modèles d’apprentissage automatique dans le marché », estime notre interlocuteur.
Face à ce constat, et pour répondre à ces problématiques terrain, une équipe de huit personnes s’est constituée pour développer une solution qui facilite la lecture et l’interprétation de données provenant de plusieurs capteurs. Ce qui a donné naissance à I-SENSE au terme de deux années de développement. L’équipe comprend des profils variés et complémentaires issus de l'industrie, IT, la data science, du commercial et marketing, avec, à leur tête, trois cofondateurs : Karim Elbaz, CEO, diplômé de l'ENSET en génie logiciel et systèmes informatiques distribués ; Sara Khadim, CCO détenant un master en software engineering de l’Université Al Akhawayn ; Omar Amrani Nejjar, diplômé de l’ENSAM en génie électromécanique et systèmes industriels, et titulaire d’un master de recherche en systèmes industriels agiles Arts et Métiers Lille, et d’un master en data science de l’UM6P-CS. Qui plus est, le groupe est « soutenu par une équipe d’experts d’OCP-MS pour la partie engineering et consulting ».
Basée à Safi au sein du siège d’OCP-MS, I-SENSE dispose « d’une équipe à Benguerir, au sein du campus de l’UM6P, spécialisée dans la R&D de la solution, et d'une autre à Jorf Lasfar pour approcher les clients », indique le jeune intrapreneur, qui espère que I-SENSE deviendra la référence des solutions IoT pour l’industrie 4.0 au Maroc et en Afrique.
à lire aussi
Article : Éducation : le Maroc renforce sa coopération avec l’université chinoise Beihang
Le ministère marocain de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports a signé vendredi 17 avril à Rabat une convention de partenariat avec l’université chinoise Beihang University, visant à renforcer la coopération bilatérale en matière d’enseignement, de recherche scientifique et d’innovation technologique.
Article : Sahara : Bruxelles se projette déjà sur l’investissement
Sur Medi1TV, la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères a présenté l’issue "politique" du différend autour des provinces du Sud comme un facteur d’accélération d’une dynamique européenne déjà amorcée sur le terrain.
Article : Agents de gardiennage : vers la fin des journées de 12 heures payées seulement 8
Le gouvernement, en concertation avec les partenaires sociaux, veut corriger une situation persistante en revoyant le cadre légal applicable aux amplitudes horaires dans la sécurité privée.
Article : Cinéma. Dans “Calle Málaga”, Maryam Touzani célèbre la vie et lève le tabou de la vieillesse
Né de la douleur, de la perte et du besoin de garder vivant le souvenir de sa mère, le nouveau film de Maryam Touzani se veut un hommage à la renaissance. Dans les rues de Tanger, la réalisatrice nous confie son souhait de transformer la vieillesse en un privilège et de faire de la fiction un espace de liberté pour filmer la persistance de l'être et l'amour de la vie.
Article : Race to the bunkers: Algiers rattled by the FAR’s technological rise
Satellite images circulating on social media point to unusual activity across the border. The Algerian army appears to be stepping up the construction of underground structures, underscoring its concern over the precision of Moroccan strike systems.
Article : Mondial 2030. Où en sont les chantiers des stades de Casablanca ?
Casablanca accélère la modernisation de ses infrastructures sportives à l’approche de la Coupe du monde 2030. Plusieurs stades emblématiques de la ville font l’objet de projets de réhabilitation ou de reconstruction, avec des investissements importants mobilisés. Round-up.