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PORTRAITS

Yacine Achiakh, cofondateur de la start-up qui a changé l’interaction avec les objets connectés

Au dernier salon de la Tech de Las Vegas, la startup française Wisear s'est retrouvée sous les projecteurs, grâce à sa technologie d'interaction neuronale avec les objets connectés. Son cofondateur, Yacine Achiakh, un jeune franco-Marocain, explique à Médias24 l’origine de ce concept et dévoile les ambitions de sa start-up.

Yacine Achiakh, cofondateur de la start-up qui a changé l’interaction avec les objets connectés
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Le 7 février 2022 à 15h18 | Modifié 7 février 2022 à 15h48

Yacine Achiakh a cofondé Wisear, la start-up à l'origine d'une interface neuronale permettant de contrôler des objets connectés à travers des signaux musculaires.

Cet entrepreneur trentenaire est né à Paris, d'un père d’origine marocaine et d'une mère française. En 2015, il obtient son Master of Science in Management à l’Essec Business School en France, après deux ans de classes préparatoires, option mathématiques, au lycée Janson de Sailly.

Son diplôme en poche, Yacine Achiakh s’envole pour San Francisco où il intègre Criteo, une entreprise française de reciblage publicitaire sur internet, en tant que Product Data Analyst. Il évolue graduellement jusqu’au poste de Senior Product Manager. C’est chez Criteo qu’il rencontre Alain Sirois, passionné de nanotechnologie, qui deviendra son associé par la suite.

"L’interface neuronale, c’est l’avenir"

Wisear a développé une technologie de détection de signaux électriques entre certains muscles et le cerveau, pour communiquer avec les objets connectés ; et élabore par ailleurs des systèmes de contrôle qui permettent à leurs clients de les intégrer dans leurs produits électroniques.

La start-up, qui a participé au salon de la Tech de Las Vegas, a récemment pu sécuriser une levée de fonds de deux millions d’euros ; un financement de la Banque publique d’investissement (BPI) de France. 

Ce qui a motivé Yacine Achiakh à se lancer avec son associé, ce sont les cinq années passées à travailler sur des projets d’intelligence artificielle au sein de Criteo et, plus largement, son expérience à San Francisco. "C’est une ville où l’on peut fréquenter des gens qui travaillent dans de grandes sociétés, notamment sur les projets de Neuralink de Elon Musk", nous confie-t-il. 

"Dans le cadre de la start-up, il nous a fallu trouver des interfaces plus rapides et intégrées à l’humain pour ne pas se sentir dépassé par le digital, dont la potentialité ne fait qu’augmenter", explique Yacine Achiakh. "Avec mon associé, nous pensons que l’interface neuronale, c’est l’avenir ; que cette technologie va devenir, à terme, le principal moyen d’interaction entre l’homme et la machine", ajoute-t-il.

Un système de contrôle fondé sur lactivité de la mâchoire

"Nous avons donc pensé à proposer aux utilisateurs une interface neuronale accessible et plus inclusive, qui améliore la rapidité et la praticité de notre interaction avec les objets connectés, et qui pourra être mise en place dès 2023", poursuit-il. Ce fut donc le point de départ de Wisear, à partir duquel les deux associés ont décidé, en 2019, de quitter leur entreprise pour lancer leur propre projet.

Le premier système de contrôle développé par Wisear se base sur l’activité de la mâchoire - la pression de la mâchoire, plus précisément. "Nous avons choisi la mâchoire, d’une part pour sa proximité avec le cerveau ; d’autre part pour le minimum de visibilité et le maximum de discrétion possible", nous décrit Yacine Achiakh. 

"Si l’on veut que cette technologie soit mise à la disposition d’un très grand nombre d’utilisateurs, il faut pouvoir l’intégrer dans le plus d’objets électroniques possible", indique-t-il. À ce jour, Wisear a pu intégrer sa technologie dans des écouteurs, des casques de réalité augmentée et des talkies-walkies. 

"Nous souhaitons progressivement augmenter le nombre de contrôles que l’on met à la disposition des utilisateurs. D’ici à la fin de l’année, Wisear souhaite intégrer 'la triple pression de la mâchoire' pour de nouvelles fonctionnalités", explique le jeune entrepreneur. Il nous révèle que sa start-up prévoit de passer de deux contrôles développés en 2022 à 12 contrôles en 2024, en intégrant l'activité oculaire et cérébrale.

Wisear se targue d’avoir divers clients en Amérique du Nord et en Europe. "En 2022, notre but est de viser des clients en Asie", conclut-il. 

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Le 7 février 2022 à 15h18

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