Clôture de la 5e réunion ministérielle de l’UpM sous le signe de l’économie sociale et solidaire
Le développement de projets sociaux et solidaires constitue le modèle privilégié par les représentants des 42 Etats membres de l’Union pour la Méditerranée, en vue d’une reprise économique post-Covid durable et inclusive, en particulier dans les régions du Sud.
La 5e réunion ministérielle s’est ouverte sous le signe de l’emploi et de l’employabilité des plus vulnérables, en particulier les jeunes et les femmes. En clôture de cet évènement, les différents ministères chargés de l’emploi et du travail présents à Marrakech les 17 et 18 mai, ont fait du développement de l’économie sociale et solidaire une priorité.
A y regarder de près, cet intérêt prononcé pour l’économie sociale et solidaire (ESS) s’est imposé de lui-même. Les spécificités de l’ESS sont à même de contribuer à la relance économique des pays du pourtour méditerranéen, durement touchés par la crise sanitaire du Covid-19.
L’économie sociale et solidaire désigne un ensemble d’entreprises organisées sous forme de coopératives, d’associations ou de fondations, dont le fonctionnement interne et les activités sont basés sur un principe de solidarité et d’utilité sociale. Cette approche apporte un précieux soutien aux personnes fragiles, tisse du lien social et prône le développement durable et la transition, en droite ligne avec les objectifs poursuivis par l’Union pour la Méditerranée (UpM).
Un rapprochement que ne renie pas Younes Sekkouri. Le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences a assuré que l’économie sociale et solidaire "était une priorité pour le Maroc".
En guise d’exemple, le projet "SABIL" mis en place au Maroc avec le soutien financier de l’Agence française de développement (AFD) et de l’Union européenne. Elles ont respectivement octroyé un prêt de 150 M€ et une subvention de 14,77 M€ par le biais de la Commission européenne.
D’une durée de 48 mois, ce projet a pour objectif d’accompagner l’employabilité et l’inclusion des jeunes dans trois régions ayant élaboré des plans régionaux pour l’emploi : Rabat-Salé-Kenitra, Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Souss-Massa.
"Ce projet sera étendu aux régions de Fès-Meknès et de Béni Mellal-Khénifra dans un mois", a indiqué Younes Sekkouri. Le ministre a par ailleurs rappelé que l’acte d’entreprendre dans le cadre d’une économie sociale et solidaire se conjugue aussi et surtout au féminin, comme l’illustre le projet baptisé "Min Ajliki".
Il s’agit d’un dispositif d’accompagnement à l’auto-emploi au Maroc, soutenu par l’Association pour la promotion de l’éducation et de la formation à l’étranger (APEFE). A travers sa stratégie d’intervention, "Min Ajliki" vise à soutenir les efforts déployés pour améliorer la condition des femmes au Maroc.
Enfin, Nicolas Schmit, commissaire européen à l’Emploi, aux affaires sociales et à l’insertion, Nayef Stetieh, ministre du Travail du Royaume hachémite de Jordanie, et Nasser Kamel, secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, ont salué à l’unisson l’Initiative Team Europe régionale pour le voisinage sud, creuset d’une économie sociale, solidaire et durable.
Le budget de cette initiative atteint près de 3 MM€ (2,8 MM€) et bénéficie du soutient de l’Italie (300 M€), de l’Allemagne (500 M€), de la Commission européenne, de la Banque européenne d’investissement (BEI) et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).
"D’autres partenaires pourraient accompagner cette initiative", confirme à Médias24 Henrike Trautmann, directrice pour le Partenariat sud et la Turquie au sein de la direction du voisinage et de l’élargissement de l’Union européenne.
L’objectif est de concrétiser 78 projets articulés autour de plusieurs axes, dont le commerce et l’investissement durable, la formation professionnelle, le renforcement de compétences et l’entrepreneuriat inclusif. Comme un clin d’œil supplémentaire à l’économie sociale et solidaire.
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