Avant le match, la presse espagnole a encensé les qualités individuelles et collectives du Maroc
Les Espagnols étaient néanmoins convaincus des chances de qualification de la Roja en quarts de finale, mais disaient redouter les qualités individuelles offensives et la solidité défensive des hommes de Walid Regragui.
A l’image de plusieurs médias espagnols, Marca assurait que les joueurs espagnols avaient l’esprit léger et que la défaite face au Japon était digérée, au moment d’affronter le Maroc, ce mardi 6 décembre (16 h) au stade de la Cité de l’éducation à Al-Rayyan.
Cela dit, le quotidien sportif se disait conscient de la difficulté qui attendait l’Espagne, au vu de "la force offensive du Maroc qui réside dans la qualité individuelle de ses joueurs, notamment sur les côtés". "Sur l’aile droite, ils ont Hakimi et Ziyech, tandis que sur le flanc gauche, ils ont Mazraoui et Boufal. La faiblesse du Maroc est la distance entre les lignes, notamment entre les milieux de terrain et les défenseurs", décryptait Marca.
El País, quant à lui, prévenait qu’à l’inverse de la phase de groupes, "cette fois, il n’y a pas de marge d’erreur. Perdre signifie faire ses valises et dire adieu au tournoi de manière anticipée". Le média indiquait également qu’une importante communauté marocaine vivra le match de son équipe nationale en Espagne.
A ce titre, El País annonçait un dispositif spécial à Barcelone. "Des sources intérieures ont expliqué à (l’agence, ndlr) Europa Press qu’elles avaient préparé ce dispositif en prévision d’éventuelles altercations avant, pendant et après le match. En phase de groupes, les matchs du Maroc ont déjà donné lieu à des incidents en Belgique et aux Pays-Bas."
ABC estimait pour sa part que l’Espagne allait passer un véritable test face au Maroc, soulignant que Achraf Hakimi aurait pu jouer pour la Roja, "mais [qu’]il a choisi le pays de ses parents, d’humbles travailleurs immigrés arrivés en Espagne dans les années 1990".
Sport a donné la parole à l’ancien sélectionneur espagnol, Robert Moreno, afin d’évaluer les chances de qualification de son pays, et surtout de décrypter les forces de leur équipe nationale. L’ex-coach adjoint de Luis Enrique note que "les Marocains travaillent comme un bloc uni et compact et exercent une pression intense sur le porteur du ballon". "Ils sont d’un niveau élevé. Il est clair que c’est une équipe de grande qualité", a-t-il ajouté, ne croyant pas si bien dire.
El Mundo Deportivo a également donné la parole à un ancien international, marocain cette fois-ci. Il s’agit de Moha El Yaacoubi, qui a porté le maillot du Maroc à 33 reprises. L’ancien milieu offensif de l’Espagnol de Barcelone et de l’Osasuna Pampelune estime que ce match allait mettre aux prises deux équipes différentes.
"L’Espagne est supérieure avec le ballon, mais il est également vrai que sans la balle le Maroc est meilleur. En réalité, les chances de victoire sont partagées. Je serai heureux quelle que soit l’équipe qui se qualifiera."
Enfin, le journal La Razón est l’auteur d’un focus sur Walid Regragui, le sélectionneur national, mettant en avant la capacité du technicien marocain à fédérer son groupe, toute une nation et au delà. Et d’affirmer : "Le Maroc a des arguments émotionnels et les jambes pour défier l’Espagne", citant notamment Munir El Kajoui, qui assure que les Marocains vont se "battre pour leur peuple".
à lire aussi
Article : Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides
Sur fond de tensions inédites entre Madrid et Washington autour de l’usage des bases militaires espagnoles dans la guerre contre l’Iran, une partie du débat public espagnol voit ressurgir le spectre d’une récupération de Sebta et Mélilia par le Maroc avec un appui américain. Une hypothèse nourrie par certaines prises de position et amplifiée médiatiquement, mais qui, à ce stade, relève davantage du fantasme que d’une dynamique diplomatique réelle.
Article : FZ Mansouri veut poursuivre Barlamane en justice
Mise en cause par barlamane.com pour une affaire foncière, la maire de Marrakech annonce qu'elle va poursuivre ce journal en ligne ainsi que tout journaliste qui relaierait ces "allégations non fondées".
Article : Météo: les prévisions du dimanche 25 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le dimanche 26 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Formations brumeuses matinales et nocturnes […]
Article : Sahara: De Mistura évoque un “véritable élan” qui relance l’espoir d’une issue au conflit
Comme prévu par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, le conseil de sécurité de l'ONY s'est réuni à huis clos pour faire le point avec l'envoyé personnel et l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara, au sujet de l'avancement des efforts de paix.
Article : Immobilier. Les nouveaux choix d'investissement en 2026 à Casablanca
À Casablanca, le marché immobilier change de configuration. La raréfaction des petites surfaces et la hausse des prix pèsent sur le résidentiel, tandis que des segments comme la logistique et l'industriel offrent aujourd'hui des rendements plus élevés. Dans ce contexte, les arbitrages des investisseurs évoluent selon les budgets et les opportunités. Décryptage avec Asaad Sadqi, président de l'Association régionale des agences immobilières Casablanca-Settat.
Article : Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire
La région Casablanca-Settat vient de clôturer sa première levée obligataire, une opération inédite pour une région. La levée est d'un montant d'un milliard de dirhams sur le marché des capitaux, dont 400 millions apportés par la Banque européenne (BERD). Le président de la région, Abdellatif Maazouz, revient sur les coulisses de cette opération, ses fondements financiers et les projets qu'elle est appelée à financer.