Tourisme : carton plein pour les fêtes de fin d’année
Après deux années de restrictions diverses comme le couvre-feu et la fermeture des discothèques, la fête a fait son retour dans les grandes destinations touristiques du Maroc à la fin de l'année. Un rush quasi national qui a permis de réaliser un taux d’occupation hôtelier de 70% à 100% dans les villes de Marrakech, Essaouira, Agadir, Dakhla et Tanger.
A l’image du réveillon de 2019, les opérateurs ont constaté, lors des fêtes de fin d’année, un retour en masse des touristes étrangers et nationaux dans les principales villes touristiques du Maroc
"À Marrakech, le succès ne se dément pas"
C’est le cas de la ville ocre qui a connu, selon une source du CRT de la région Marrakech-Essaouira-Safi, un succès auprès des prescripteurs de voyages tel que la plupart de ses établissements classés ont fait le plein de réservations bien avant le début de la période des fêtes.
"Comme à l’accoutumée lors des périodes de vacances scolaires, Marrakech a très bien fonctionné en termes de remplissage hôtelier lors de la dernière semaine de 2022 car elle est une des rares villes du Royaume à pouvoir rassembler dans le même temps une clientèle nationale et étrangère", a expliqué notre interlocuteur qui dit ne pas être étonné par l’engouement généré par sa ville.
"Les hôtels de luxe ont tous affiché complet"
Selon lui, tous les établissements classés ont plutôt bien fonctionné mais, dans l'attente des chiffres officiels de fréquentation, la seule certitude est que ce sont les hôtels de luxe qui s’en sont le mieux sortis avec un taux d’occupation avoisinant les 100% entre le 28 décembre et le 1er janvier.
"Malgré la période actuelle de crise mondiale, l’hôtellerie de luxe a plutôt bien résisté en termes d’arrivées avec une affluence importante dans les grands hôtels type La Mamounia, Royal Mansour, Palace Es Saadi…", a indiqué l’opérateur. Il ajoute qu'il faudra attendre les prochains mois pour savoir si l’engouement actuel pour la destination Maroc va se poursuivre, se stabiliser ou alors ralentir.
"Essaouira sur les traces de la ville ocre"
Du côté d’Essaouira, Redouane Khane, qui préside le Conseil provincial du tourisme, évoque un taux d’occupation qui dépasse les 80% pour tous les types d’établissements d’hébergement classés.
"Avec 360 établissements d’hébergements touristiques classés et une capacité litière de 9.795 lits, la ville d’Essaouira a très bien fonctionné lors de la période des fêtes, en attirant autant de touristes étrangers que de nationaux grâce à une campagne de promotion qui a sorti cette destination de la saisonnalité qui prévalait avant la crise du Covid", s’est félicité le président du CPT en tablant sur un mois de janvier tout aussi prometteur en termes d’arrivées.
"Un taux d’occupation de 80% à Agadir"
"Malgré le fait que plusieurs hôtels soient toujours fermés, l’affluence a été au rendez-vous à Agadir intra-muros et également dans la station balnéaire de Taghazout, qui ont réuni autant de vacanciers marocains que de touristes étrangers en particulier allemands qui ont fait leur grand retour", nous a confié Asmaa Oubou, ancienne directrice générale du CRT de la région Agadir-Souss Massa.
Tout aussi satisfait, Noureddine Bourchich, délégué régional du tourisme de la ville d’Agadir, nous a révélé qu’un grand nombre d’établissements affichaient un taux d’occupation de 100%, et que le taux de remplissage global du parc hôtelier de la ville avoisinait les 80% grâce aux nombreuses arrivées étrangères combinées à celles des touristes nationaux.
"Les touristes marocains ont sauvé la saison à Dakhla"
Alors que la destination Dakhla était sur toutes les lèvres pour passer les fêtes de fin d’année, le président du CRT de la ville, Ahmed Abdelaoui, s’est dit plutôt déçu en estimant le taux d’occupation hôtelier à "seulement 70%".
"Contrairement aux éditions précédentes, et alors que la destination a très bonne presse à l’international, les arrivées étrangères n’ont pas été aussi importantes que prévu sans doute à cause de la crise internationale, mais le tourisme domestique a permis de limiter les dégâts", a déclaré Abdelaoui en ajoutant que les réservations du mois de janvier étaient rassurantes.
"Le marché espagnol a fait un retour en force à Tanger"
Selon un grand hôtelier de Tanger, la ville du Détroit a réalisé un bilan très honorable grâce aux nombreux visiteurs espagnols venus en bateau d’Algésiras ou de Tarifa pour y passer les fêtes.
"Grâce à ce marché, les hôtels de luxe ont avoisiné les 100% de taux d’occupation alors que les établissements de moyenne gamme fréquentés par les nationaux étaient à 60% de remplissage", a résumé le professionnel. D'après lui, le rush des arrivées ibériques s'explique par le récent rapprochement politique entre les deux pays voisins qui augure le meilleur pour l’avenir.
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