Casablanca : des recettes record à fin 2022, portées par les taxes locales
La commune de Casablanca a réalisé des recettes record à la fin de l’exercice 2022, avec une hausse de 17% par rapport à l’année précédente, nous apprend Sanaa Jaoui, chargée de la fiscalité au sein de la commune.
Les recettes de la commune de Casablanca, au titre de l’année 2022, s’élèvent à 4,2 milliards de DH, contre 3,6 MMDH l’année précédente. Un chiffre jamais enregistré depuis la création de la commune il y a dix-huit ans. Généralement, "les recettes étaient comprises entre 3 MMDH et 3,6 MMDH", nous apprend Sanaa Jaoui, chargée de la fiscalité au sein de la commune de Casablanca.
A la date du 16 novembre, ces recettes étaient à peine de 3,650 MMDH. La maire de Casablanca, Nabila Rmili, espérait atteindre 3,8 MMDH en fin d’année. Ce chiffre a finalement été dépassé. Les 4,2 MMDH de recettes n'étaient prévus qu'en 2023.
Un engagement auprès de la Banque mondiale
"Cette hausse des revenus entre dans le cadre du deal de la ville de Casablanca avec la Banque mondiale. La commune de la métropole s’est engagée auprès d'elle à améliorer ses recettes de 10% chaque année durant notre mandat de cinq ans", indique Sanaa Jaoui.
Pour accorder un prêt, la Banque mondiale fixe des indicateurs à respecter. Une première partie du prêt est débloquée après la signature du contrat avec la commune, le reste étant versé en fonction de la réalisation des engagements.
Pour cette année, "les recettes se sont accrues de 17% par rapport à celles réalisées en 2021", ajoute la chargée de la fiscalité. "Ceci est le résultat d’un plan d’action commun initié par la commune, en coordination avec la Trésorerie régionale", précise-t-elle.
Ce plan avait pour objectif la maîtrise de l’assiette, l’amélioration du recouvrement et la résorption des restes à recouvrer pour les taxes et redevances gérées par les services de la Direction générale des impôts (DGI), les services de la Trésorerie générale du Royaume (TGR) et les services de la commune.
"Une stratégie bien précise a été mise en place par la commune, avec différents intervenants. Au niveau de l’administration fiscale, nous avons effectué le suivi avec les présidents des arrondissements, les trésoriers et les percepteurs. Nous avons également réalisé des campagnes de recouvrement des taxes locales, à savoir les taxes sur les terrains non bâtis (TNB) et la taxe d’occupation du domaine public. Nous avons travaillé sur le recouvrement des taxes pour les opérateurs téléphoniques et les banques notamment", explique Sanaa Jaoui.
"Nous avons essayé de trouver des niches afin d’augmenter les recettes de la ville. Grâce à cela, les recettes des arrondissements ont bondi de 22% par rapport à l’année précédente."
"La ville peut atteindre jusqu’à 7 MMDH de recettes"
"Les trésoriers et percepteurs nous ont beaucoup aidé concernant les ordres de recettes émis dont ils ont assuré le suivi. Concernant les TNB et les débits de boissons par exemple, la police administrative a effectué un grand travail de recensement. Ces recettes nous permettront de réaliser plus d’investissements à Casablanca. Notre priorité est d’améliorer le quotidien des citoyens, et cette amélioration passe principalement par les services de proximité, en l’occurrence la voirie, les espaces verts et le service de nettoiement", conclut Sanaa Jaoui.
Un autre responsable au sein de la commune, qui se félicite de cette hausse record des recettes, estime qu’à ce rythme, "il sera possible pour la ville d’atteindre 7 MMDH, voire 10 MMDH de recettes, durant les prochaines années".
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