Coupe du monde des clubs : Auckland City Football Club aimerait réitérer l’exploit de 2014
En participant pour la 12e fois à la Coupe du monde des clubs 2022, organisée au Maroc du 1er au 11 février, le club néo-zélandais retrouve une compétition et un pays qui ont contribué à sa renommée nationale et internationale, lors de l'édition de 2014. Face à la culture du rugby qui prédomine en Nouvelle-Zélande, ce n’était pas gagné d'avance.
En Nouvelle-Zélande, les All Blacks sont élevés au rang de divinités. Au point que les ballons ronds se comptaient sur le bout des doigts. Désormais, il n’y en a plus uniquement que pour l’Ovalie. Le football tente de se frayer un chemin entre les placages, rucks et autres éléments de la culture rugby néo-zélandaise, dont les All Blacks sont les porte-drapeau.
Auckland, la plus grande ville du pays, ne vit ainsi plus uniquement au rythme des matchs de rugby. Le football s’est fait une place dans le paysage sportif local. Bien plus que les deux participations des All Whites à la Coupe du monde (1982, 2010), l’influence d’Auckland City FC a été primordiale dans ce développement.
Créé en 2004, le club le plus titré de Nouvelle-Zélande s'apprête à participer pour la 12e fois à la Coupe du monde des clubs, organisée à Rabat et Tanger, du 1er au 11 février. Pensionnaire de la Northern League, l'équipe a contribué à la renommée mondiale du football néo-zélandais, en décrochant notamment une improbable médaille de bronze lors de la Coupe du monde des clubs 2014, disputée au… Maroc.
Une médaille de bronze passée à la postérité
"Personne ne nous donnait la moindre chance de passer le premier tour", se souvient, dans un entretien accordé à la FIFA, l'ancien capitaine d'Auckland City, Ivan Vicelich. Néanmoins, cette équipe amateur, composée à l’époque d’un étudiant en zoologie, un avocat, un électricien et un chauffeur routier entre autres, a déjoué tous les pronostics en créant l’exploit de décrocher la médaille de bronze.
Une formidable épopée qui a eu pour point de départ l’élimination du régional de l’étape, le Moghreb de Tétouan aux tirs au but lors du premier tour (0-0, 4 tab à 3), puis celle de l'ES Sétif en quart de finale (1-0). Il y a aussi eu la demi-finale perdue (2-1) contre les Argentins de San Lorenzo, mais surtout la victoire face au favori de la petite finale, Cruz Azul (Mexique).
"C'était spectaculaire", se remémore Vicelich. "Pour Auckland City, pour la Nouvelle-Zélande, pour l'Océanie. Nous n'oublierons jamais ce moment. Les célébrations étaient incroyables. L'accueil que nous avons reçu à l'aéroport était tout simplement indescriptible."
A l’évidence, les Néo-zélandais signeraient tout de suite pour revivre de telles émotions. Mais l’adversité sera encore plus relevée lors du Mondialito 2022. D’autant que l’élan provoqué par leur médaille de bronze s’est quelque peu essoufflé.
Adepte de la possession, mais fébrile en profondeur
Même s’il règne sur le football d’Océanie, Auckland City aura fort à faire face aux Egyptiens d’Al Ahly, le mercredi 1er février à 20 h, dans le grand stade Tanger. Sur le papier, la valeur marchande de l’effectif du club néo-zélandais (4,4 ME) est cinq fois inférieure à celle des Cairotes (29 ME).
Le plus souvent déployé en 4-3-3 qui se mue en 4-1-4-1 à la perte du ballon, Auckland ne doit pas être jugé sur ses performances nationales, mais plutôt en Ligue des champions de l’OFC. Les hommes du technicien espagnol, Albert Riera Vidal, ont l’habitude de contrôler le ballon (70% de possession).
Ce contrôle leur permet de se déplacer sur toute la largeur du terrain afin de trouver des ailiers dans une position de un contre un, au bout de mouvements qui finissent souvent par des centres (10 par match). Autrement dit, Auckland n’est pas une équipe qui privilégie le redoublement de passe dans l’axe, mais plutôt les déséquilibres sur les côtés sur attaques placées.
Une impression visuelle et statistique à relativiser car les adversaires des Néo-zélandais sont souvent positionnés en bloc bas et ne les mettent que rarement en danger, notamment sur des transitions rapides et en recherchant également la profondeur.
Face à Al Ahly, la physionomie du match sera différente. "Je pense que parfois être le plus faible est un avantage", a récemment confié Albert Riera Vidal. "La pression va être énorme sur notre adversaire."
Assurément, l'entraîneur espagnol souhaite réitérer l’aventure de 2014. Il pourra compter sur son avant-centre argentin. Emiliano Tade fait figure d’homme à suivre et ne sera pas dépaysé sur le continent africain, pour avoir évolué une saison en Afrique du Sud (2018-2019), au AmaZulu FC et à Sundowns.
Habile balle au pied, le petit attaquant argentin (1 m 72) est un point de fixation important pour son équipe. Malgré ses 34 ans, il n’a pas perdu sa grinta, son sens du but ou sa lucidité. "Chaque voyage est spécial et aussi important que le précédent", a-t-il récemment rappelé. Une manière de garder les pieds sur terre pour que le souvenir de 2014 ne reste pas sans lendemain.
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