Mondial 2030 : réactions favorables dans le monde à la candidature Maroc-Espagne-Portugal
Médias, premiers ministres et présidents de fédérations reconnaissent le mérite de la candidature tripartite Maroc-Espagne-Portugal pour l'organisation de la Coupe du monde 2030.
"Le Maroc rejoint l'Espagne et le Portugal dans une candidature 'imbattable' pour la Coupe du monde 2030", titre le quotidien britannique The Times, après l'annonce officielle de la candidature du Maroc pour l'organisation du Mondial 2030, aux côtés des deux pays.
L'Espagne et le Portugal doivent s'associer au Maroc dans ce qui est considéré comme une candidature "imbattable" pour la Coupe du monde 2030, ce qui contrecarrerait les efforts de l'Arabie saoudite pour accueillir le tournoi, écrit The Times.
"L'inclusion du Maroc devrait garantir la plupart des 54 voix de l'Afrique, ainsi que les 55 voix de l'Europe - 106 voix sont nécessaires pour remporter l'organisation de la Coupe du monde [...] A tout le moins, l'inclusion du Maroc vise à décourager l'Arabie saoudite d'accueillir la Coupe du monde 2030."
Selon des témoins présents dans les groupes formés par les présidents fédératifs du monde entier, le rajout du Maroc pourrait être décisif pour le succès de la candidature dans laquelle l'Ukraine était initialement incluse, conclut The Times.
"La candidature la plus forte à ce jour"
"Nous sommes face, à ce jour, à la candidature la plus forte pour l'organisation de la Coupe du Monde 2030. Avec le retrait de l'Ukraine du ticket ibérique, non seulement en raison du chaos qui s'est emparé de la fédération locale, dont le président était impliqué dans des affaires de corruption, mais aussi en raison de l'imprévisibilité de la fin de la guerre. La candidature a non seulement été déchargée politiquement, mais elle a aussi gagné un atout important avec l'entrée d'un pays issu d'une confédération, la CAF, qui ne dispose que d'une voix de moins que l'UEFA (44 voix contre 45 voix), ce qui augmente de manière exponentielle les chances de succès", écrit pour sa part le journal sportif portugais A Abola.
L'augmentation du nombre de matchs prévus lors de cette grand-messe footballistique, à compter du Mondial 2026, facilitera la répartition entre les trois pays qui sont des puissances touristiques, dotées en outre d'infrastructures capables de répondre aux exigences du cahier des charges de la FIFA, ajoute-t-on de même source.
Politiciens et membres fédératifs soutiennent la candidature
Des sources au sein de la Fédération royale espagnole de football (FREF) assurent à ABC que l'adhésion du Maroc est un mouvement stratégique qui augmentera les chances d'accueillir le Mondial 2030. "En principe, les voix européennes s'ajouteraient également à celles du continent africain", écrit ABC.
Les sources médiatiques et fédératives sont loin d'être les seules à reconnaître la force de la candidature tripartite qui est également très soutenue par les responsables politiques.
"Cette candidature a une charge très positive et envoie un message très important au monde entier, à l'Europe et à l'Afrique, à savoir que nous sommes deux continents voisins qui veulent travailler ensemble", a relevé le Premier ministre portugais, Antonio Costa, lors d'une conférence de presse conjointe avec le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, tenue ce mercredi 15 mars à l’issue de la réunion mixte bilatérale, rapporte le journal portugais El Financiero citant l'Agence France Presse.
"Cette candidature réunit ce que personne ne peut séparer", s'est-il félicité.
"Cette décision constitue un très bon message positif qui améliore les conditions pour que nous puissions aller de l'avant avec cette candidature", a souligné pour sa part Pedro Sánchez, cité par la MAP. "Nous devons nous réjouir de cette décision, car elle met cette candidature en meilleure position pour remporter cette course", a fait observer le chef de l’exécutif espagnol.
Retrait officieux de l'Ukraine?
Ce mercredi, ni Antonio Costa ni Pedro Sánchez n'ont fait mention de l'Ukraine lors de leur passage devant les médias ; l'Ukraine avait rejoint la candidature Espagne-Portugal en octobre 2022.
Selon la Fédération espagnole de football, la sortie de l'Ukraine est indépendante de l'adhésion du Maroc au projet d'autant qu'elle n'est pas définitive. L'Ukraine se maintient dans la liste tant que l'UEFA ou la FIFA n'ont pas sanctionné le président de la Fédération ukrainienne de football, Nikolay Pavlov, pour avoir surfacturé la construction de terrains en gazon artificiel avec de l'argent de l'UEFA, écrit El País.
"La Fédération espagnole de football a déjà fait savoir qu'en aucun cas l'entrée du Maroc ne remplacerait celle de l'Ukraine, de sorte qu'il pourrait y avoir quatre pays dans le CI si nous sommes très optimistes", rapporte El Debate.
Le Maroc fournira éventuellement trois sites
"Il reste à déterminer le nombre de sites avec lesquels le Maroc contribuera, et comment son inclusion affectera le reste des membres de la candidature. En principe, l'Espagne allait avoir onze sites. Le chiffre pourra maintenant être réduit", souligne abc.es.
"Bien que la nouvelle composition de la candidature ibérique nécessite de nouveaux accords, l'Espagne fournira entre dix et douze sites, le Portugal en fournira deux (Porto et Lisbonne), tandis que le Maroc en fournira trois (Rabat, Casablanca et Marrakech)", affirme as.com.
Du côté ibérique, les onze sites seront sélectionnés parmi quinze sites au total, selon Marca.
Voici la liste des quinze villes et stades espagnols présélectionnés :
- Balaidos à Vigo ;
- Riazor à La Corogne ;
- El Molinon à Gijon ;
- Anoeta de Saint-Sébastien ;
- La Romareda de Saragosse ;
- Cornellá de Barcelone ;
- La Nueva Condomina de Murcie ;
- La Rosaleda de Malaga ;
- Nuevo Mestalla de Valence ;
- La Cartuja de Séville ;
- Grande Canarie ;
- Civitas Metroplitano de Madrid ;
- Bernabeu de Madrid ;
- Nou Camp de Barcelone ;
- San Mames à Bilbao.
Ci-dessous une cartographie des stades précités publiée par 20minutos.es (source : la Fédération royale espagnole de football).

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