L’IMIS pointe les limites du code d’arbitrage et de médiation
L’Institut marocain d’intelligence stratégique a publié, le lundi 27 mars, un Policy Paper intitulé "Modes alternatifs de règlement des différends : pourquoi le Maroc doit approfondir la réforme".
Élaboré par Hanane Rharrabi de l’Université internationale de Rabat et le juriste Kai-chieh Chan de l’Université Paris II Panthéon-Assas, sous la direction d'Ahmed Azirar, directeur de la recherche à l’Institut marocain d’intelligence stratégique (IMIS), ce Policy Paper porte sur les modalités d’application et les enjeux du code d’arbitrage et de médiation conventionnelle.
L’étude analyse les apports de la loi n° 95-17 relative au code d’arbitrage et de médiation conventionnelle, et au droit marocain. Elle souligne les principaux changements apportés par le code : la libéralisation et la modernisation de l’arbitrage et l’appui de la justice étatique à l’arbitrage.
Le document met ainsi en exergue certaines limites et défis que doivent relever les parties prenantes pour que ces modes alternatifs répondent mieux aux objectifs qui leurs sont assignés.
Malgré les diverses avancées réalisées par le Code, celui-ci comporte encore quelques limites, liées notamment à la faiblesse des dispositions relatives à la confidentialité. Des insuffisances que les auteurs de l’étude appellent à examiner par la jurisprudence ou lors d’une prochaine réforme.
Alors que le Maroc ambitionne de rendre attractive sa législation sur les modes alternatifs de règlement des conflits (MARC) et de faire de Casablanca une place stratégique en matière d’arbitrage, certains défis restent encore à relever. Parmi eux, le parachèvement de la législation et la réglementation relative à la souveraineté numérique.
Dans ce sillage, les experts de l’IMIS appellent les acteurs privés et publics, qui participent à l’arbitrage et à la médiation et en sont responsables, à développer des standards de comportements qui reflètent les valeurs des MARC.
à lire aussi
Article : Le Roi Mohammed VI s'est réuni à Rabat avec Cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane
Le Roi Mohammed VI et Cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane se sont rencontrés à Rabat dans le cadre de la visite privée que le Président de l’État des Émirats arabes unis effectue au Maroc. Les questions et défis que connaît la scène internationale, en particulier ceux qui concernent les États du Golfe et du Moyen-Orient, étaient au cœur de la rencontre.
Article : Préparation CDM 2026. Le Maroc s’impose sans peine face à Madagascar (4-0)
Les Lions de l’Atlas n’ont pas eu à forcer leur talent pour l’emporter face à des Malgaches limités, ce mardi 2 juin à Rabat, grâce notamment à un doublé d’Ismaïl Saibari. Les enseignements positifs ont été nombreux, mais le manque d’efficacité demeure un point noir en vue du Mondial 2026.
Article : Batteries : pourquoi le modèle industriel marocain inquiète-t-il Bruxelles
L’Union européenne durcit sa position face aux investissements chinois. Avec les projets chinois dans l’automobile électrique et les batteries, le Maroc se retrouve au cœur de cette nouvelle tension. Le précédent des jantes en aluminium montre que cette pression peut déjà se traduire par des droits commerciaux lourds. Le Royaume entend défendre ses intérêts. Des discussions sont en cours.
Article : Visa Fintech Day : le Maroc veut accélérer l’inclusion financière grâce à l’IA et aux paiements numériques
Rapprocher les services financiers des citoyens, soutenir les TPME et réduire les fractures d’accès… Le Maroc mise sur l’IA et la fintech pour accélérer sa transformation numérique.
Article : 1.700 passagers et 426 cabines : GNV baptise à Tanger son navire Aurora le plus moderne
Avec le baptême du GNV Aurora à Tanger, la compagnie maritime italienne GNV renforce son dispositif entre le Maroc, l'Espagne et l'Italie. Déployé à l'approche de l'Opération Marhaba 2026, ce ferry de nouvelle génération illustre les ambitions du groupe en matière de mobilité, de confort des passagers et de transition énergétique.
Article : Mines : ce que cachent les annonces de découvertes au Maroc
Le secteur minier marocain est en pleine effervescence. Mais entre l'effet d'annonce et la réserve prouvée, le chemin reste long et incertain. Décryptage d'un secteur où il faut savoir démêler le vrai du spéculatif.