Affaire Saïdia : la qualification d’homicide volontaire retenue par le parquet français
Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte en France en vue de déterminer les circonstances de la mort des deux vacanciers marocains tués par des tirs des garde-côtes algériens, selon l’AFP. L’enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris.
Une enquête "miroir" à l’enquête d’un parquet marocain pour déterminer les circonstances de la mort de deux vacanciers, dont un Franco-Marocain, tués par des tirs attribués à des garde-côtes algériens, a été ouverte en France, a indiqué le lundi 4 septembre le parquet de Paris, sollicité par l’Agence France-Presse (AFP).
Cette enquête, pendant de l’enquête marocaine, a été ouverte pour homicide volontaire et confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris, a précisé le parquet. Elle doit permettre notamment d’avoir un cadre juridique pour recueillir des éléments.
Une plainte déposée à Paris par les familles des victimes
De leur côté, les avocats des familles des deux victimes ont annoncé le dimanche 3 septembre le dépôt d’une plainte à Paris pour "assassinat aggravé, tentative d’assassinat aggravé, détournement de navire et non-assistance à personne en danger". Elle devrait être déposée ce mardi, a précisé à l’AFP l’un des avocats, Me Hakim Chergui.
Selon le témoignage d’un Franco-Marocain de 33 ans, Mohamed Kissi, quatre vacanciers, dont lui-même, se sont égarés en mer lors d’une sortie en jet-ski le 29 août. Partis de la plage de Saïdia, à la frontière avec l’Algérie, ils ont été rejoints par un bateau des garde-côtes algériens, qui ont tiré sur eux, a-t-il raconté.
Son frère Bilal Kissi, commerçant franco-marocain de 29 ans et père de deux jeunes enfants, et son cousin Abdelali Mechouar, commerçant de 40 ans vivant en France et père d’un enfant de 5 ans, ont été tués.
Un ami franco-marocain, Smaïl Snabé, a été arrêté par les garde-côtes algériens. Mohamed Kissi a, lui, été secouru par la Marine marocaine.
Affaire Saidia: le club des avocats entend poursuivre les autorités algériennes à l'international
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