Magistrats, avocats et fonctionnaires… Ce que prévoit le ministère de la Justice en matière de formation et de recrutement
Lors de son passage au Parlement ce lundi 23 octobre, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, s’est arrêté sur les formations et les recrutements de plusieurs professions juridiques et judiciaires. Le détail.
Alors que le projet de loi sur la profession d'avocat est très attendu par les robes noires, le ministre a indiqué que celui-ci est toujours entre les mains du Secrétariat général du gouvernement.
Bien que le texte fasse l’objet de désaccords entre le ministre et une partie de la profession, Abdellatif Ouahbi en a indiqué les principaux contours ; en tout cas, en ce qui concerne le volet de la formation prévue pour la profession d’avocat.
À partir de 1:45:23
"L’institut a été bâti. Il est prêt", a indiqué le ministre lors de son passage au Parlement ce lundi 23 octobre, faisant référence à l’institut Technopolis.
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150 à 200 avocats par an
"Le projet de loi est entre les mains du Secrétariat général du gouvernement et viendra au Parlement. On y a prévu une formation de trois ans. Un concours d’accès, puis une année à l’issue de laquelle il faudra passer un examen avant de faire un stage. Ensuite, il faudra revenir à l’institut, effectuer une formation dans les institutions publiques, puis revenir à l’institut et passer un examen final pour devenir enfin avocat", explique-t-il concernant le parcours de formation.
Chaque année, "il y aura environ 150 à 200 nouveaux avocats, pas plus", affirme le ministre, conscient des attentes de la profession à cet égard. Pour rappel, le nombre d’admis à la profession a souvent fait réagir parmi les avocats, surtout récemment, puisque le ton est monté entre les représentants associatifs et le ministre.
Celui-ci précise également que l’avocat en herbe "devra parler plusieurs langues" et "aura la possibilité de se spécialiser, par exemple, en droit fiscal ou en droit du sport. Il devra alors passer une année supplémentaire dans l’institut pour se former dans le domaine (de son choix, ndlr)".
Bientôt 600 traducteurs et 600 huissiers de justice
Concernant les autres professions de la sphère judiciaire, le ministre a précisé que son département se pose la question de savoir s’il faut recruter des juristes ou des informaticiens.
"Un fonctionnaire peut traiter 100 dossiers, mais un programme (informatique, ndlr) peut en traiter 2.000. Faut-il recruter les diplômés des facultés de droit ou des informaticiens ?", interroge-t-il.
"Il y a deux mois, nous avons recruté 180 ingénieurs en informatique. Dans une semaine, nous allons annoncer un programme pour recruter 180 techniciens en informatique", poursuit le ministre avant de s’arrêter sur la situation des magistrats.
"Cette année est la dernière durant laquelle je porte la responsabilité de la formation des magistrats. Nous en avons recruté 800. La dernière promotion est en cours de formation", a-t-il précisé avant d’annoncer que son département prévoit de recruter 600 traducteurs et 600 huissiers de justice au niveau national.
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