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AGRICULTURE

Les récentes pluies, salutaires pour la campagne agricole et les sols

Pluies et baisse de la température sont prévues à partir de ce jeudi 7 mars dans différentes régions du pays, apprend Médias24 auprès de la Direction générale de la météorologie. Ces précipitations pourraient avoir un impact positif, en particulier dans les zones où les cultures résistent encore.

Les récentes pluies, salutaires pour la campagne agricole et les sols
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Le 6 mars 2024 à 15h29 | Modifié 6 mars 2024 à 16h37

Dans une année de sécheresse, des précipitations sont toujours bénéfiques, quelle que soit leur intensité. Des pluies sont prévues à partir de ce jeudi 7 février et sont attendues par les agriculteurs, notamment ceux dont les cultures résistent encore à ce stade de la campagne.

Retour des pluies à partir du jeudi

"Durant la journée de ce mercredi 6 février, le temps sera stable malgré quelques pluies éparses prévues sur l’Est des Moyen et Haut Atlas et les Hauts plateaux de l’Oriental, et quelques flocons de neige sur les sommets des Atlas", fait savoir la Direction générale de la météorologie (DGM), contactée par Médias24.

"La situation météorologique connaîtra toutefois un changement à partir du jeudi 7 février, suite à l’influence d’une dépression atmosphérique qui va être centrée sur le sud de l’Europe et associée à l’air froid en altitude. Ainsi, certaines parties Nord et Est du pays connaîtront quelques pluies avec une baisse des températures", poursuit la DGM.

"Ces précipitations toucheront principalement le Nord du pays ainsi que les régions du Rif et de l’Atlas, la côte Nord méditerranéenne et le Nord-Est du pays, avec des chutes de neige prévues sur les sommets des hauteurs du Haut et Moyen Atlas et sur le Rif", conclut notre source.

Quel impact sur la campagne agricole ?

Ces précipitations auront certainement un impact positif dans les endroits où les cultures résistent, estime Abdelmoumen Guennouni, ingénieur agronome, joint par nos soins.

"Là où il y a des cultures qui résistent encore, des précipitations sont toujours positives. Celles prévues dans les prochains jours ne peuvent être que bénéfiques dans les zones où les céréales ont poussé un peu, selon ce qu’elles ont reçu en eau depuis le début de leur croissance jusqu’à présent", nous explique-t-il.

A ce stade de la campagne, "les gens ont besoin d’apporter des engrais de couverture, de l’azote et des engrais azotés. Ces pluies permettront ainsi d’avancer encore une partie du cycle".

"Il y a toutefois une grande différence entre les précipitations automnales et les précipitations printanières. En automne, les précipitations en année normale couvrent pratiquement tout le pays et durent quelques jours, ce qui génère une certaine quantité d’eau et donc des réserves au sol qui persistent", souligne Abdelmoumen Guennouni.

"En revanche, les pluies de printemps se manifestent surtout par des orages très localisés, parfois à un kilomètre de distance. Certaines régions peuvent donc en bénéficier et d’autres non", ajoute-t-il.

Plusieurs questions persistent cependant sur la façon dont chaque parcelle bénéficiera de ces pluies. "Cela dépend de la quantité d’eau notamment, mais aussi de la culture et de son état ainsi que des moyens des agriculteurs. Cela fait cinq à six ans qu’ils dépensent sans rien récolter, ce qui les impacte fortement financièrement."

Qu’en est-il du pâturage ? "Actuellement, ç’en est fini pour le pâturage", observe Abdelmoumen Guennouni. "Si la pluie ne tombe pas en autonome, il n’y pas de pâturage. Les plantes, comme les céréales, constituent naturellement le pâturage. Celles-ci ont un cycle de vie et poussent à une certaine période. Elles se développent, font leur floraison et passent en graines à un moment donné. Elles démarrent donc en automne, et ne pousseront pas en cette période de l’année parce qu’elles sont adaptées à un cycle normal de précipitations, qui démarre en automne. D’autres herbes et plantes tardives peuvent pousser en cette période, mais elles ne compenseront pas le pâturage."

"De toute façon, nous sommes en mars et il ne reste plus rien pour que la campagne céréalière prenne fin. Les semis débutent en novembre et les moissons démarrent en mai", conclut Abdelmoumen Guennouni.

Des épisodes de pluies permettront de reconstruire la nappe

Même son de cloche auprès de Yassine Jamali, vétérinaire et agriculteur-éleveur, contacté par Médias24. "Toute pluie a forcément un impact positif suivant les régions. Les herbes sauvages ont une résilience qui fait qu’elles germent, et s’il n’y a pas d’eau, elles se bloquent, alors qu’une plante cultivée meurt en l’absence de précipitations."

"La plante sauvage reste donc dans l’attente, et si une pluie arrive, elle franchit une étape dans son cycle de croissance. Si elle souffre, elle s’arrête encore et ainsi de suite. Mais elle arrivera à pousser, à produire des graines et de la biomasse évidemment pour l'alimentation du bétail", poursuit Yassine Jamali.

"Nous avons toutefois des zones de montagne, les zones de l’Anti-Atlas et du Moyen-Atlas qui sont forestières. Et là, les troupeaux se nourrissent, qu’on le veuille ou non, des arbres et du feuillage. Quelle que soit sa période, même en juillet ou en août, une pluie totalement aléatoire et inhabituelle sera ainsi bénéfique pour ces arbres qui auront un petit regain de pousse. Peut-être même que des herbes pousseront à l’ombre, et c’est là aussi l’intérêt économique de la biodiversité."

Yassine Jamali souligne aussi l’effet non mesuré de ces précipitations. "Il s’agit du non-pompage", précise-t-il. "Dans certaines régions, les gens qui ont la chance d’avoir des forages et d’arroser leurs vergers et leurs champs vont arrêter de pomper pendant un certain nombre de jours, ce qui leur permettra de laisser la nappe se reconstruire."

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Le 6 mars 2024 à 15h29

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