Que signifie la proposition de Joshua Harris en tant que nouvel ambassadeur des États-Unis à Alger ?
Joshua Harris, sous-secrétaire d’État adjoint du département d’État américain chargé des Affaires du Proche-Orient, remplacera Elizabeth Moore, dont la mission n’a pas été très probante pour amener Alger à être moins radicale sur les questions régionales et internationales, estime notre consultant et analyste diplomatique Ahmed Faouzi.
Le président américain Joe Biden a proposé, le 29 février dernier, Joshua Harris, actuellement sous-secrétaire d’État adjoint du département d’État américain chargé des Affaires du Proche-Orient, en tant que nouvel ambassadeur des États-Unis en Algérie. Il remplacera Elizabeth Moore Aubin, en poste depuis le 9 février 2022.
Que signifie cette nouvelle proposition ? L’explication la plus plausible, selon notre consultant Ahmed Faouzi, est que l’Afrique en général, et l’Afrique du Nord en particulier, sont devenues plus stratégiques que jamais pour la diplomatie américaine.
"Joshua Harris, sous-secrétaire du département d’État, est proche des milieux de décision américains. Il a récemment visité notre région à deux reprises, ce qui témoigne de l’importance que lui accorde désormais Washington", note l'ancien ambassadeur et analyste diplomatique.
L’échec de la mission d’Elizabeth Moore Aubin
"Joshua Harris remplacera l’ambassadrice Elizabeth Moore Aubin, dont la mission n’a pas été très probante pour ramener Alger vers moins de radicalité sur les questions régionales et internationales", estime Ahmed Faouzi.
Et d’ajouter : "Le département d’État a délégué Joshua Harris à deux reprises, en septembre et en décembre, pour visiter Alger et sonder les réelles intentions du gouvernement algérien pour tenter d’instaurer une paix définitive avec le Royaume sur le différend qui les oppose à propos du Sahara marocain."
"Tous les signaux envoyés par Alger récemment ne laissent apparaître aucune lueur d’espoir pour améliorer les relations avec le Maroc. La création d’un bureau de libération du Rif marocain, que Rabat n’a pas jugé utile de commenter officiellement, est un mauvais pas dans la mauvaise direction, qui n’arrangera en rien la mission du nouvel ambassadeur. Si son accréditation est acceptée, Joshua Harris prendra ses nouvelles fonctions dans une année d’élection présidentielle en Algérie. Les militaires algériens, qui détiennent l’essentiel du pouvoir, ne savent toujours pas s’ils continueront avec le président Tebboune, le remplaceront ou reporteront tout simplement les élections sine die", conclut Ahmed Faouzi.
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