Nouvelle grève dans les collectivités territoriales
L’Organisation démocratique des collectivités territoriales et la coordination syndicale du secteur ont entamé une nouvelle série de grèves, les 12, 13 et 14 mars courant, en signe de protestation contre la "non-prise en compte de leurs revendications".
Les collectivités territoriales sont à nouveau secouées par une grève de trois jours, prolongeant ainsi une série de grogne sociale sans précédent. Malgré les grèves répétées, le dialogue entre les syndicats et les autorités reste au point mort.
Selon les syndicats, la grève actuelle intervient en réaction à la rupture du dialogue sectoriel entamé par le ministère de l’Intérieur, représenté par la Direction générale des collectivités territoriales.
Dans un communiqué, l’Organisation démocratique des collectivités territoriales a appelé le ministère de l’Intérieur à "assumer sa responsabilité et à revenir à la table des négociations pour répondre rapidement aux revendications justes et légitimes des employés des collectivités territoriales, en vue d’une meilleure situation professionnelle". Cela inclut "la valorisation du rôle des ressources humaines dans le secteur, l’amélioration de leurs conditions matérielles et morales et l’élimination de toutes formes d’injustice, d’inégalité et de discrimination à leur encontre".
Le syndicat exige également une accélération de la mise en place d’un statut général "équitable, motivant et juste, qui garantisse l’équité et valorise la fonction publique territoriale". Il appelle à la réforme et à l’adoption d’un système d’indemnisation "juste et incitatif" qui garantisse la justice salariale et l’équité, en attribuant un panier d’indemnités mensuelles de 3.000 DH.
La coordination syndicale du secteur a elle aussi annoncé une nouvelle grève pendant la même période, en signe de protestation contre l’absence de dialogue de la part du ministère de l’Intérieur. Dans un communiqué, la coordination syndicale a attribué ce débrayage à "la situation critique que connaît le secteur, à la rupture du dialogue sectoriel et aux retenues sur les salaires en violation du droit de grève prévu par la Constitution".
La coordination a appelé à l’ouverture d’un véritable dialogue qui réponde aux revendications justes et légitimes du secteur, à l’augmentation générale des salaires d’au moins 2.000 DH net, à la résolution de tous les dossiers en suspens et à la mise en place d’un statut à même de promouvoir la situation du secteur.
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