25 MDH pour le suivi et le contrôle de l’exploitation de la station de dessalement de Chtouka et son extension
La Direction de l’irrigation et de l’aménagement de l’espace agricole recherche un cabinet en vue de réaliser l’assistance technique pour le suivi et le contrôle de l’exploitation de la station de dessalement de Chtouka et son extension.
La station de dessalement, qui s'appuie sur la technologie de l’osmose inverse, est située à 300 mètres de la côte et à une altitude de 44 mètres, dans la commune d’Inchaden, au sein du parc national de Souss-Massa.
Selon l’appel d’offres, l’extension du projet PPP de l’unité de dessalement et du réseau d’irrigation vise à augmenter la capacité de 275 000 m³/j à 400 000 m³/j. L’objectif est de répondre aux besoins croissants en irrigation dans la plaine de Chtouka et en eau potable pour le Grand Agadir.
À l’achèvement de son extension, l’unité de dessalement pourra irriguer 15.000 hectares de terres. Cela profitera directement à 1.500 agriculteurs et indirectement à 5.000 autres personnes dans le cadre de la protection de la nappe phréatique. Ce projet contribuera aussi à préserver plus de 100.000 emplois menacés par l’intrusion saline, touchant les secteurs de la production, du conditionnement, de la logistique et des intrants.
Concernant l’eau potable, à terme, ce projet bénéficiera à 1,6 million d’habitants de la grande région d’Agadir, garantissant l’accès à une source d’eau potable fiable et durable.
Les coûts des prestations sont estimés à 25 millions de DH, pour un délai d’exécution de 36 mois.
Les objectifs spécifiques de cette extension sont les suivants :
- consolider l’approvisionnement en eau d’irrigation de la zone de Chtouka en intégrant davantage d’eau dessalée pour remplacer les prélèvements sur la nappe, contribuant ainsi à la durabilité et au développement de l’activité agricole dans la région, en particulier pour les cultures d’exportation à haute valeur ajoutée et les infrastructures connexes (serres, irrigation localisée, stations de conditionnement et similaires) ;
- assurer à long terme l’approvisionnement en eau potable du Grand Agadir, compte tenu de la saturation de l’offre en ressources en eau conventionnelles (barrages et nappe) ;
- réduire les coûts de production de l’eau et les tarifs de vente de l’eau dessalée en optimisant les ressources communes, notamment le foncier et les infrastructures partagées.
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