Amendes pour les piétons n’empruntant pas les passages dédiés: la loi n’a pas été abrogée (Source sécuritaire)
Le débat est de nouveau d’actualité au sujet des amendes contre les citoyens qui n’empruntent pas les passages piétons. Un "non-événement", nous répond une source sécuritaire puisque la loi n’a pas été abrogée. Explications.
Ces derniers jours, essentiellement sur les réseaux sociaux, on reparle du retour aux amendes contre les citoyens qui ne respectent pas les passages piétons. Plusieurs auraient été verbalisés à Rabat et ont dû s’acquitter d’une amende de 25 dirhams.
"C’est un non-événement comme les réseaux sociaux en créent assez souvent", nous répond une source sécuritaire à Casablanca. Pour notre interlocuteur, la réglementation n’a pas été abrogée, ni amendée, ni mise en sourdine.
Selon les dispositions de l’article 187 du Code de la route, "Est passible d’une amende de 20 à 50 dirhams toute infraction aux règles de circulation établies conformément à l’article 94". Ce dernier article oblige chaque piéton, en traversant la chaussée, à emprunter les passages cloutés (ou peints) pour ne pas se mettre en danger ou mettre en danger la sécurité d’autrui.
"Il est interdit de fumer dans les espaces publics comme les cafés et les restaurants, mais la plupart des tenanciers de ces lieux refusent d’appliquer la loi pour préserver la bonne marche de leurs commerces. Pour autant, la réglementation n’a pas été changée ou abrogée", ajoute notre source.
La procédure de verbalisation des piétons pour non-respect des passages dédiés est entrée en vigueur à la mi-décembre 2017 après la diffusion d’une circulaire de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Pour des raisons qui n'ont jamais fait l'objet d'une communication officielle, ces amendes ont été abandonnées.
Pour résumer : que l’on soit à Casablanca, Fès ou Laâyoune, il faut avoir 25 dirhams sur soi quand on a tendance à traverser la chaussée n’importe comment. Mais le mieux, ce serait de respecter la loi.
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