L'autonomie économique des femmes au cœur de la 2e édition des Assises du féminisme à Rabat
Les Assises du féminisme font leur retour les 16 et 17 mai 2025 à Rabat. Après une première édition consacrée à la réforme du Code de la famille, cette seconde édition portera sur les "inégalités économiques et leur impact sur le statut et la condition des femmes au Maroc".
Initiées comme un cadre annuel d’échanges et de réflexion, les Assises du féminisme, organisées par l’Association pour la promotion de la culture de l’égalité (APCE), réuniront des acteurs et actrices de divers horizons, chercheur·e·s, praticien·ne·s, membres de la société civile, institutions et expert·e·s, autour d’un objectif commun : analyser les inégalités économiques entre les sexes au Maroc et proposer des pistes d’action concrètes.
Le choix de cette thématique s’appuie, selon les organisateurs, sur des constats étayés par des données récentes. Selon le Global Gender Gap Report 2024, le Maroc se classe au 137e rang sur 146 pays. Le taux d’activité des femmes y demeure faible (19,9% en 2023) et leur accès à un emploi stable, à la propriété foncière ou à l’entrepreneuriat reste limité, expliquent les organisateurs.
Les écarts de participation économique entre les femmes et les hommes sont également accentués par des facteurs éducatifs, institutionnels, sociaux et culturels. Malgré des avancées législatives et un accès croissant des femmes à l’enseignement supérieur, leur inclusion économique reste freinée par un taux de chômage élevé, un accès inégal aux ressources, et une répartition déséquilibrée des responsabilités domestiques, ajoute la même source.
Cette édition mettra également en lumière un enjeu crucial : les inégalités économiques et leur impact sur le statut et la condition des femmes au Maroc. Car derrière les chiffres se cache une réalité alarmante : moins de 20% des femmes marocaines participent au marché du travail, tandis que près de 9 femmes sur 10 au chômage sont diplômées.
Durant ces deux journées, les Assises proposeront un programme articulé autour de plusieurs axes :
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Identifier les principales barrières à l’autonomie économique des femmes, qu’elles soient socio-culturelles, économiques ou institutionnelles ;
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Donner la parole à des chercheur·e·s, professionnel·le·s, et acteur·rice·s de terrain pour partager des données, des témoignages et des analyses ;
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Explorer des pistes pour encourager l’entrepreneuriat féminin et améliorer l’accès aux ressources, à la formation et au financement ;
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Élaborer des recommandations concrètes à destination des décideurs publics et institutions concernées.
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