Le FIDA émet une obligation durable de 150 millions USD auprès de Bank Al-Maghrib
Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a émis une deuxième obligation durable auprès de Bank Al-Maghrib, pour un montant de 150 millions de dollars. Ce placement privé s’inscrit dans le cadre de son plan de financement pour 2025 et vise à renforcer la sécurité alimentaire dans les zones rurales.
Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a annoncé, le 14 mai 2025, l'émission d'une deuxième obligation durable auprès de Bank Al-Maghrib (BAM), dans le cadre d'un effort conjoint pour renforcer la sécurité alimentaire dans les zones rurales.
"Aujourd'hui, le FIDA a émis une obligation durable auprès de la Banque centrale du Maroc, sous la forme d'un placement privé, au titre de son cadre de financement du développement durable. C'est la onzième fois que le FIDA émet une obligation durable. Celle-ci, dont le montant s'élève à 150 millions d'USD avec une échéance fixée à dix ans, contribue au plan de financement du FIDA pour 2025", indique un communiqué publié sur le site du Fonds.
L'organisation avait déjà commencé à mettre en œuvre son financement 2025 en juillet 2024, lorsqu'elle avait établi son premier partenariat avec Bank Al-Maghrib et procédé à un placement privé de 100 millions d'euros, fait savoir la même source.
Citée dans le communiqué, Natalia Toschi, responsable du financement au FIDA, a déclaré : "Nous sommes particulièrement fiers que Bank Al-Maghrib nous renouvelle sa confiance en tant qu'investisseur. Cela montre à quel point les relations à long terme sont essentielles pour permettre au FIDA de mener à bien sa mission générale, qui, plus que jamais, est indispensable pour bâtir un monde meilleur et plus stable".
Et d'ajouter : "Ceci est d'autant plus vrai en ces temps d'incertitude au niveau mondial, alors que les marchés ne cessent de nous surprendre. Bank Al-Maghrib applique une politique de responsabilité sociale des entreprises pleinement alignée sur les valeurs du FIDA".
Les fonds levés serviront à financer les projets de développement du FIDA dans le monde, en particulier ceux visant à transformer les zones rurales pour les rendre plus productives et prospères, et, à terme, pour améliorer les moyens d'existence, la sécurité alimentaire et la résilience de millions de ruraux.
"Cette nouvelle collaboration s'appuie sur la relation de longue date que le FIDA entretient avec le Maroc, pays phare de son portefeuille depuis plus de 40 ans. Le Maroc se démarque non seulement en raison de l'ampleur de son engagement, mais aussi de son volontarisme visionnaire en matière de développement rural, de résilience climatique et de transformation agricole", a expliqué Donal Brown, Vice-Président adjoint du Département des opérations de pays du FIDA.
"Notre partenariat se renforce d'année en année, nous permettant d'avoir un impact durable là où notre action est la plus nécessaire", a-t-il fait valoir.
Ensemble, le FIDA et le Maroc ont investi plus de 1,7 milliard d'USD depuis 1979, dans le cadre de 16 projets dont ont bénéficié 700.000 ménages ruraux. Le portefeuille actuel du FIDA est stratégiquement aligné sur les priorités nationales de la stratégie "Génération Green" 2020–2030 et comprend trois projets actifs d'un montant total de 250 millions d'USD, qui visent en particulier les femmes et les jeunes des régions montagneuses.
à lire aussi
Article : Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides
Sur fond de tensions inédites entre Madrid et Washington autour de l’usage des bases militaires espagnoles dans la guerre contre l’Iran, une partie du débat public espagnol voit ressurgir le spectre d’une récupération de Sebta et Mélilia par le Maroc avec un appui américain. Une hypothèse nourrie par certaines prises de position et amplifiée médiatiquement, mais qui, à ce stade, relève davantage du fantasme que d’une dynamique diplomatique réelle.
Article : FZ Mansouri veut poursuivre Barlamane en justice
Mise en cause par barlamane.com pour une affaire foncière, la maire de Marrakech annonce qu'elle va poursuivre ce journal en ligne ainsi que tout journaliste qui relaierait ces "allégations non fondées".
Article : Météo: les prévisions du dimanche 25 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le dimanche 26 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Formations brumeuses matinales et nocturnes […]
Article : Sahara: De Mistura évoque un “véritable élan” qui relance l’espoir d’une issue au conflit
Comme prévu par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, le conseil de sécurité de l'ONY s'est réuni à huis clos pour faire le point avec l'envoyé personnel et l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara, au sujet de l'avancement des efforts de paix.
Article : Immobilier. Les nouveaux choix d'investissement en 2026 à Casablanca
À Casablanca, le marché immobilier change de configuration. La raréfaction des petites surfaces et la hausse des prix pèsent sur le résidentiel, tandis que des segments comme la logistique et l'industriel offrent aujourd'hui des rendements plus élevés. Dans ce contexte, les arbitrages des investisseurs évoluent selon les budgets et les opportunités. Décryptage avec Asaad Sadqi, président de l'Association régionale des agences immobilières Casablanca-Settat.
Article : Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire
La région Casablanca-Settat vient de clôturer sa première levée obligataire, une opération inédite pour une région. La levée est d'un montant d'un milliard de dirhams sur le marché des capitaux, dont 400 millions apportés par la Banque européenne (BERD). Le président de la région, Abdellatif Maazouz, revient sur les coulisses de cette opération, ses fondements financiers et les projets qu'elle est appelée à financer.