Nizar Baraka : le chantier de l'autoroute de l’eau Bouregreg-Oum Er-Rbia prévu dès fin 2026
Les travaux de l’interconnexion entre les bassins du Bouregreg et de l’Oum Er-Rbia démarreront d’ici fin 2026. L’annonce a été faite par le ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka, qui confirme l’accélération du projet d’autoroute de l’eau.
Les travaux d’interconnexion entre les bassins du Bouregreg et de l’Oum Er-Rbia devraient débuter d’ici la fin de l’année 2026. C’est ce qu’a annoncé, le 15 février, le ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka, lors d’une émission radiophonique.
Dans son intervention, le ministre a rappelé que le projet s’inscrit dans la vision tracée par le Souverain, visant à mettre en place une véritable "autoroute de l’eau" reliant plusieurs bassins hydrauliques stratégiques : Oued Laou, le Loukkos, le Sebou, le Bouregreg et l’Oum Er-Rbia.
L’objectif est de permettre des transferts d’eau entre bassins excédentaires et déficitaires afin de sécuriser durablement l’approvisionnement en eau potable et en eau d’irrigation, dans un contexte marqué par la succession d’années de sécheresse.
Selon Nizar Baraka, la prochaine étape opérationnelle concernera le tronçon Bouregreg-Oum Er-Rbia, avec un lancement des travaux prévu "à la fin de cette année".
Le Maroc a engagé ces dernières années une stratégie fondée sur deux leviers complémentaires :
- la construction et la programmation de nouveaux barrages ;
- l’optimisation et l’interconnexion des bassins existants.
Le projet global d’interconnexion vise ainsi à relier progressivement les grands bassins du Nord au centre du pays, notamment via les retenues stratégiques comme le barrage Al Massira (Oum Er-Rbia) et les infrastructures du Bouregreg.
Le ministre a insisté sur le fait qu’une interconnexion ne se limite pas à la pose d’une simple canalisation. "Une autoroute de l’eau ne signifie pas augmenter indéfiniment le débit d’une seule conduite", a-t-il expliqué, soulignant la nécessité de procéder par phases et d’adosser le projet à des barrages et à des stations de pompage intermédiaires.
Des contraintes techniques et énergétiques
Nizar Baraka a également évoqué les contraintes techniques du transfert interbassins. Le pompage sur de longues distances exige une forte capacité électrique et une planification précise des infrastructures.
Il a ainsi insisté sur l’importance :
- de construire ou renforcer plusieurs barrages intermédiaires ;
- de prévoir des stations de pompage successives ;
- d’élaborer une programmation technique et énergétique adaptée.
"Il faut des étapes, des barrages successifs et une planification rigoureuse", a-t-il indiqué, mettant en avant la nécessité d’une approche progressive plutôt que linéaire.
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