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Fès. Un psychiatre accusé d’avoir drogué et violé ses patientes, plaidoiries imminentes

À Fès, le procès d’un psychiatre et addictologue se poursuit. Il est jugé pour traite d’êtres humains, détention de stupéfiants et administration de drogues, dont l’héroïne, à des patientes. Détails.

Fès. Procès d’un psychiatre addictologue pour traite d’êtres humains
Photo de Tingey Injury Law Firm sur Unsplash
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Le 24 février 2026 à 16h28 | Modifié 24 février 2026 à 16h50

À Fès, une affaire d’une gravité exceptionnelle continue de secouer le milieu médical et judiciaire. Un psychiatre et addictologue est poursuivi pour une série de faits particulièrement graves. Son procès, ouvert en novembre 2025, entre dans une phase décisive avec l’ouverture des plaidoiries le 2 mars prochain.

L’accusé principal, S.I., exerce en tant que psychiatre et addictologue à Fès. Sa patientèle, vulnérable, est de facto composée de personnes mentalement fragiles, souffrant de troubles mentaux et/ou d’addictions.

Le contexte rend l’affaire d’autant plus sensible. Ces patients en situation de fragilité psychique et de dépendance, cherchant un traitement et un accompagnement médical, se sont retrouvés drogués et violés.

Ce procès compte 10 victimes et six autres accusés, outre le principal intéressé “Dr S.I.”.

Retour sur les faits

L’affaire a éclaté durant l’été à Fès, avec l’arrestation du praticien. Toutefois, le procès n’a démarré que le 10 novembre 2025. La dernière audience a été tenue ce lundi 23 février et s’est soldée par un report au 2 mars prochain, pour le démarrage des plaidoiries des avocats.

À ce stade, le dossier est entre les mains de la justice, appelée à trancher sur la matérialité des faits et les responsabilités pénales engagées. Mais les accusations sont graves.

S.I. est poursuivi pour :

  • Facilitation de l’usage de stupéfiants à autrui ;
  • Consommation de drogues dures, notamment l’héroïne ;
  • Traite d’êtres humains ;
  • Détention et consommation de stupéfiants.

Il n’est pas seul à comparaître. Six autres personnes sont également poursuivies dans ce dossier.

L’un d’eux, un proche de l’accusé principal, est poursuivi pour quasiment les mêmes faits. La seule différence étant la complicité de traite d’êtres humains, ce qui implique qu’il aurait assisté l’accusé S.I. dans ces actes.

Les autres coaccusés répondent, chacun en ce qui le concerne, de faits comprenant :

  • Détention et consommation de stupéfiants ;
  • Complicité d’avortement ;
  • Complicité de traite d’êtres humains ;
  • Usurpation d’une fonction encadrée par la loi ;
  • Tolérance habituelle et dissimulée de la prostitution.

Dix victimes au procès

Le dossier fait état de dix victimes. Quatre d’entre elles ont été convoquées à l’audience. L’une a été citée via le procureur du Roi, après ne pas s’être présentée initialement. Cela ne signifie pas qu’elles soient les seules victimes de l’accusé. Il est bien connu que la libération de la parole est extrêmement difficile pour la victime, surtout dans les pays où entre fortement en jeu l’image sociale.

Selon les éléments rapportés par plusieurs médias, le mode opératoire consistait, pour le psychiatre, à faire rester des patientes tard le soir, à leur administrer des drogues, dont de l’héroïne, avant de les violer. Il est également avancé que ces viols ont été filmés, ce qui a permis d’identifier certaines victimes à la suite d’une plainte.

L’origine exacte de cette plainte demeure incertaine à ce stade. Certaines sources évoquent l’épouse ou ex-épouse du praticien, d’autres une des victimes. Aucun élément officiel supplémentaire n’a été précisé sur ce point.

Ce qui est sûr et confirmé dans les éléments du dossier consultés par nos soins, c’est que le psychiatre est bien accusé d’avoir administré des drogues, dont de l’héroïne, et qu’il est poursuivi pour “traite d’êtres humains”.

Un dossier à forts enjeux judiciaires

Au-delà de l’émotion suscitée, l’affaire pose des questions lourdes sur la protection des patients vulnérables, le contrôle de l’exercice médical et la responsabilité pénale en cas d’abus de position d’autorité.

À ce stade, seule la justice est habilitée à établir les faits et à déterminer les responsabilités. Les prochaines audiences, notamment les plaidoiries prévues début mars, permettront d’éclairer davantage un dossier qui, par la gravité des accusations et le profil des victimes, s’annonce comme l’un des plus sensibles de ces dernières années à Fès.

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Le 24 février 2026 à 16h28

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