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Sahara : ce qui pourrait changer dans l’architecture politique du territoire

Au cours des discussions de ce début de semaine, des avancées ont été réalisées, selon les révélations médiatiques.

Laâyoune, probable capitale de la future région autonome marocaine du Sahara
Laâyoune, probable capitale de la future région autonome marocaine du Sahara.
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Le 24 février 2026 à 16h52 | Modifié 25 février 2026 à 9h48

C'est dans le plus grand secret que se déroulent, ces 23 et 24 février 2026 aux États-Unis, les nouveaux rounds de pourparlers sur le Sahara marocain. À cet égard, difficile de savoir ce que les parties présentes, à savoir le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie ainsi que le mouvement séparatiste du polisario, peuvent bien précisément discuter.

Joint par nos soins, le département d'État a refusé de confirmer ne serait-ce que la tenue de cette deuxième réunion après celle de Madrid les 8 et 9 février 2025. Il s'est contenté de nous renvoyer à des déclarations publiées précédemment par la représentation permanente de l'Oncle Sam auprès des Nations unies et par le haut conseiller du président américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos.

En revanche, nos confrères de Yabiladi, toujours très au fait du sujet, viennent de révéler que certains points d'achoppement soulevés dans la capitale espagnole ont finalement pu être dépassés. Selon la même source, ils concernent essentiellement l'architecture législative de la future région autonome du Sahara.

Dans le détail, le futur parlement sahraoui serait constitué de trois groupes également pourvus en termes de nombre d'élus : celui des membres du polisario, celui des Sahraouis unionistes qui sont toujours restés attachés à leur marocanité, et celui des non-Sahraouis qui se sont graduellement installés dans les provinces du Sud. L'objectif étant, en théorie, d'éviter qu'un groupe en particulier en vienne à dominer le paysage politique local.

Et c'est, toujours d'après Yabiladi, à cette assemblée que reviendrait le choix d'élire le président de la région. Après son élection, ce dernier serait nommé par le Roi conformément à l'ordre constitutionnel national marocain.

Pour les autres postes de responsabilité, en seraient exclus, pour une durée de cinq ans, tous les résidents s'étant installés dans le Sahara au-delà de l'année 2015. À ce titre, les listes électorales établies pour le besoin du scrutin régional et local qu'avait alors organisé le Maroc – le 4 septembre 2015, très exactement – devraient servir de base pour déterminer qui serait concerné et qui ne le serait pas.

Last but not least, s'il est vrai que le territoire qui fait l'objet des tractations actuelles est celui décolonisé par l'Espagne en février 1976, il n'en reste pas moins que le Sahara marocain, culturellement et anthropologiquement parlant, commence plus au nord, au niveau de la région de Oued Noun, dont le chef-lieu actuel est Guelmim. Pourquoi exclure cette zone et la traiter à part ?

Ainsi, lorsque le Roi Mohammed VI annonçait, dans son discours de la Marche verte du 6 novembre 2015, le lancement du "nouveau modèle des provinces du Sud", il évoquait explicitement "la réalisation de grands chantiers et de projets sociaux et médico-éducatifs, dans les régions de Laâyoune Sakia El-Hamra, Dakhla-Oued Eddahab et Guelmim-Oued Noun."

Or, selon Yabiladi, Guelmim Oued Noun devrait justement faire partie de la future région autonome.

Pourvu, bien sûr, qu'il y ait un accord définitif à ce propos, car ne l'oublions pas : toute décision prise lors des négociations menées sous la double égide des Nations unies et de Washington aura encore à être approuvée lors de la consultation référendaire qui devra faire adopter la future Constitution du Royaume du Maroc et, par la même occasion, la structure institutionnelle de la région autonome du Sahara.

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Le 24 février 2026 à 16h52

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