Polémique sur les corbillards : les inscriptions religieuses seront maintenues
RÉVÉLATIONS. Un nouvel arrêté est programmé "dans les prochains jours" pour compléter le texte publié le 12 février, qui avait suscité l’incompréhension en semblant bannir toute référence religieuse sur les véhicules funéraires. Selon des informations obtenues par Médias24, il autorisera explicitement plusieurs formules coraniques et la Chahada, dans un cadre réglementaire modernisé attendu depuis plus d’un demi-siècle.
Finalement maintenues les inscriptions religieuses sur les corbillards ? Oui.
Depuis la publication, le 12 février 2026 sur le Bulletin officiel, d'un arrêté conjoint du ministère de l'Intérieur et celui de la Santé réduisant l'aspect des véhicules funéraires à la mention "transport des morts" et deux bandes latérales vertes, la polémique enflait au Maroc. C'est que l'interprétation générale du texte laissait entendre qu'il n'était plus admis d'écrire notamment la Chahada, c'est-à-dire la profession de foi musulmane, comme c'est généralement d'usage.
Or, une source sûre consultée par Médias24 nous a révélé qu'un nouvel arrêté est déjà programmé pour "compléter" celui déjà en vigueur, après plusieurs mois de discussions entre les départements concernés. Et ce deuxième arrêté comprendra bien, selon l'ordre suivant, les formules « لا إله إلا الله محمد رسول الله » (Il n’y a de dieu que Dieu, Mohammed est le messager de Dieu), « كل نفس ذائقة الموت » (Toute âme goûtera la mort) et « نقل أموات المسلمين » (Transport des défunts musulmans).
En outre, il autorisera l’indication de certaines informations relatives au propriétaire du véhicule, pourvu qu’elles figurent sur la porte arrière.
Mais pourquoi alors deux arrêtés au lieu d'un seul ? La réponse est prosaïque : il fallait poser d'abord un cadre général, alors que cela faisait plus d'un demi-siècle que les règles légales relatives aux opérations d’inhumation des dépouilles, de leur transport et de leur exhumation n'avaient plus été mises à jour – depuis exactement le décret n° 68-987 du 29 janvier 1970.
Et dans ce sens, il était "dès le départ" prévu qu'un deuxième arrêté sorte des cartons et apporte des spécifications. "Cela ne sera pas une réponse au débat actuel, nous y travaillons depuis plusieurs mois déjà", confie-t-on.
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