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Najat Vallaud-Belkacem : “Nous sommes devenus des colonies numériques des grandes plateformes”

ENTRETIEN. Dans "Sevrage numérique", son dernier ouvrage, Najat Vallaud-Belkacem s’inquiète de l’emprise croissante des écrans et des plateformes sur nos vies quotidiennes. Dans cet entretien accordé à Médias24, l'ancienne ministre française d'origine marocaine estime que nos sociétés sont entrées dans une forme de dépendance numérique collective et appelle les États à reprendre le contrôle face aux GAFAM.

Najat Vallaud-Belkacem : “Nous sommes devenus des colonies numériques des grandes plateformes”
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Le 15 mars 2026 à 13h33 | Modifié 15 mars 2026 à 13h33

Dans son ouvrage Sevrage numérique - Enquête sur notre rapport aux écrans et comment nous en libérer, paru le 29 janvier 2026 aux éditions Tallandier, Najat Vallaud-Belkacem alerte sur l’emprise croissante du numérique dans nos vies quotidiennes.

L’ancienne ministre française de l’Éducation nationale, des Droits des femmes et ex-porte-parole du gouvernement y explore les mécanismes qui poussent les individus à passer toujours plus de temps devant les écrans, ainsi que les conséquences de cette hyperconnexion sur nos comportements, nos relations sociales et notre capacité d’attention.

L’ancienne responsable politique y décrit une transformation profonde de nos habitudes, alimentée par les modèles économiques des grandes plateformes, dont l’objectif est de capter l’attention des utilisateurs le plus longtemps possible.

Dans ce contexte, l’autrice évoque l’émergence d’une forme d’addiction collective” au numérique, nourrie par des mécanismes techniques et commerciaux conçus pour retenir les internautes. Elle s’inquiète particulièrement des effets de cette surexposition chez les enfants et les adolescents, dont les recherches scientifiques commencent à mesurer les conséquences sur le développement, l’attention et la santé mentale.

Face à cette situation, Najat Vallaud-Belkacem plaide pour une prise de conscience collective et pour une régulation plus ambitieuse des plateformes numériques. Dans cet entretien, elle revient sur les risques liés à l’hyperconnexion, les responsabilités des entreprises technologiques, et les pistes d’action possibles pour amorcer ce qu’elle appelle un véritable “sevrage numérique”.Le temps hebdomadaire sur internet a presque triplé pour les 1-6 ans

    Médias24 : Dans votre ouvrage, vous évoquez des chiffres très frappants sur le temps passé devant les écrans. À partir de quel moment cette exposition devient-elle, selon vous, un véritable problème de société ?

Najat Vallaud-Belkacem : Dès lors qu'elle n'est plus un choix raisonné, mais une servitude involontaire dictée par des modèles économiques qui cherchent à dessein l'aliénation. Parce que l’intérêt bien compris des plateformes est de nous retenir le plus longtemps possible au mépris de notre bien-être et de notre vie. Pourquoi ? Pour pouvoir faire payer plus cher les annonceurs qui viennent déposer leurs pubs sur nos écrans avec cet argument imparable : “Plus les gens resteront en ligne et plus ils seront tentés d’acheter vos produits”. Résultat : dans le “primordial” intérêt que des marques puissent vendre leurs produits, nous voilà enchaînés de façon totalement exponentielle.

Je vous donne des statistiques françaises. Entre 2011 et 2022, le temps hebdomadaire sur internet a presque triplé pour les 1-6 ans (passant de 2h10 à 6h08), alors que les experts médicaux préconisent une absence totale d'écran à cet âge. Pour les adultes, la moyenne atteint 56 heures par semaine (travail et loisirs confondus), soit l'équivalent de 27 ans au cours d'une vie… 27 ans ! Les ados sont équipés de smartphones à 90% contre moins de 50% il y a dix ans… Comment ne pas se demander ce que nous perdons au passage ?

Le piège des notifications

    - Vous parlez d’une “addiction collective” au numérique. Qu’est-ce qui distingue cette dépendance des autres formes d’addiction que les sociétés ont connues auparavant ?

- Il y a des différences évidemment, et c’est ce qui rend le combat culturel à mener sur ce sujet pas si simple. La différence, par exemple par rapport au tabac, c'est d'abord qu'internet possède de nombreux effets positifs (accès au savoir, émancipation), ce qui rend le risque addictif plus difficile à identifier. Ce qui ne veut aucunement dire qu’il n’existe pas.

À certains égards, il est même plus pernicieux que dans le cas de la cigarette ou de l’alcool.  D’abord, parce que subi de façon offensive – que vous le vouliez ou non – dès lors que vous avez l’outil, il vient vous chercher à coups de  "notifications push" qui ont été délibérément conçues par les ingénieurs des GAFAM pour nous happer bien plus qu’on le voudrait. Ensuite, parce que la ressource est infinie. Une bouteille d’alcool, à un moment, elle est vide, tout comme un paquet de cigarettes. Les défilements sur les réseaux sociaux sur lesquels vous scrollez sont, eux, infinis. Ça ne s’arrête jamais.

On ne voit quasiment plus les enfants dans les rues…

Un impact clair sur les plus jeunes

    - Concernant les effets du numérique chez les enfants et les adolescents, abordés dans votre livre, quels sont aujourd’hui les impacts les plus préoccupants que les recherches scientifiques mettent en évidence ?

- S’agissant des plus jeunes, je dirais les troubles du développement, c’est-à-dire les retards de langage (la perte avérée de 6 à 8 mots de vocabulaire par heure de vidéo quotidienne chez les bébés) et les problèmes d'attention. Un peu plus âgés, j’insisterais sur les capacités cognitives : l’omniprésence du smartphone jusqu’à des heures tardives entraîne une dette de sommeil (tous les enseignants constatent que nombre de leurs élèves s’endorment malgré eux une partie du cours), une érosion de la capacité à se concentrer et à lire des textes longs, une baisse des résultats en mathématiques, etc.

On parle enfin beaucoup des problématiques de santé mentale et, en effet, il y a une explosion de l'anxiété, surtout chez les adolescentes (en France, 30% disent avoir envisagé le suicide en 2023, contre 19% en 2011) . On pourrait aussi ajouter celles de santé physique dont on parle moins, notamment liées à la diminution de l'activité physique. Avez-vous remarqué ? On ne voit quasiment  plus les enfants dans les rues…

    - Beaucoup de parents se sentent démunis face à l’omniprésence des écrans. Selon vous, quelles sont les erreurs les plus fréquentes que les adultes commettent dans la gestion du numérique à la maison ?

- Je ne jette vraiment pas la pierre aux parents. Bien sûr, il faut qu’on apprenne collectivement à mieux gérer tout cela, mais ce serait trop facile de dire que c’est de notre faute si nous avons donné un smartphone à nos enfants ou cru sincèrement qu’il pourrait y avoir des bienfaits pédagogiques ou de sécurité. Je considère que nous avons été trompés par une industrie qui a fait son beurre sur notre malheur. Et qui, tout en sachant ce que cela induisait – d’addiction, de cyberharcèlement, de troubles de l’image corporelle, de fragilisation psychologique et cognitive de nos adolescents, etc. –, a continué de développer des outils toujours plus toxiques sans aucun garde-fou.

Alors, plutôt que d’erreurs des parents, je parlerai simplement de nos faiblesses en l’absence, durant toutes ces années, d’informations claires sur ces sujets.

Écran-nounou, technoconférence : des pratiques qui alertent

La faiblesse la plus courante est l'utilisation de l'“écran-nounou” pour acheter la paix sociale au restaurant ou dans les transports. Cette chose-là témoigne surtout d'une difficulté de la société à tolérer la présence bruyante des enfants.

Une autre faiblesse majeure est de nous laisser nous-mêmes, adultes, happés par l’outil, créant dans nos cercles familiaux proches ce qu’on appelle de la “technoférence” : c’est ‘le nom qu’on donne au fait qu’on laisse le smartphone venir nous interrompre dans la relation d’intimité à l'enfant (ou au conjoint), ce qui crée frustration profonde et blessures relationnelles qu’on mésestime. Surtout ce manque d'exemplarité des adultes, qui demandent aux jeunes de se limiter tout en étant eux-mêmes incapables de lâcher leur téléphone, donne bien peu de crédit à leurs injonctions malheureusement.

Des stratégies industrielles “criminelles”

    - Vous évoquez la dimension “profondément politique” de cette question. Pourquoi considérez-vous que le sevrage numérique ne peut pas être uniquement une responsabilité individuelle ?

- Parce que, face à nous, il y a des stratégies industrielles que je considère criminelles, car capter notre attention dès la naissance, la détourner de tout le reste, est tout sauf anodin. L’affaiblissement individuel s’accompagne évidemment d’un affaiblissement collectif de nos démocraties. Comment les exercer et les défendre quand on n’a plus le temps ni de penser, trop interrompus par nos notifications, ni de se rencontrer, trop enfermés dans nos bulles de filtres qui nous confortent dans ce que l’on croit déjà savoir et nous rendent allergiques aux avis contraires ? 

Qui plus est, n’étant ni les États-Unis ni la Chine, principaux berceaux des GAFAM, ne sommes-nous pas sur le continent africain comme en Europe devenus, sans bien le comprendre, une petite colonie numérique pour ces entreprises qui se contrefichent de nos règles et de nos valeurs ? Croit-on vraiment que cela ne pose aucun problème de souveraineté et de sécurité ? A fortiori à l’ère de la création par l'intelligence artificielle de milliards de contenus tronqués qui viennent pourrir encore un peu plus nos fils d’actualité et nos perceptions du monde ?

Faire la leçon  aux seuls individus est dans tout ce contexte une vaste blague. Que les États prennent enfin leur responsabilité !

    - Dans plusieurs pays, des initiatives ont été mises en place pour encadrer l’usage du numérique, notamment à l’école ou sur les réseaux sociaux. Quelles mesures vous semblent les plus efficaces ?

- S’intéresser à ces mesures, c’est déjà un premier pas de lucidité. Oui, des choses sont faisables. Tous les contextes ne sont pas les mêmes évidemment, toutes les solutions ne sont pas enviables, mais, sur le principe, oui on peut agir, non on n’a aucune raison de “lâcher l’affaire” parce que ce serait trop compliqué, avec des entreprises trop puissantes et trop lointaines.

La Chine a choisi des mesures radicales de rationnement (3 heures de jeux vidéo par semaine pour les mineurs, couvre-feu numérique entre 22 h et 6 h) qui ont fait baisser les heures de jeu de 96% en trois ans. Le Brésil a suspendu la plateforme X pour forcer le respect des lois nationales, grâce à la détermination salutaire d’un juge.

L'Union européenne a commencé à adopter des régulations (DSA, DMA) pour réguler les contenus illicites et lutter contre les monopoles des "gatekeepers", parce que plus vous laisserez rentrer de la concurrence en ce domaine, plus vous pourrez espérer avoir quelques plateformes  enfin éthiques.

    - Les plateformes numériques reposent sur des modèles économiques qui encouragent l’hyperconnexion. Pensez-vous qu’une régulation plus forte des géants de la tech soit aujourd’hui nécessaire ?

- C’est indispensable. D’abord les plateformes ne sont pas de simples hébergeurs neutres (ce que pourtant la fiction juridique prétend, ce qui explique qu’on ait tant de mal à les poursuivre pour les propos qui sont tenus en leur sein) ; elles agissent en réalité bien comme des éditeurs qui orientent le débat public et favorisent les contenus violents ou haineux, car ils génèrent plus d'engagement et donc de profit.

Il faut changer le statut juridique des plateformes numériques pour les rendre responsables des contenus publiés 

Elon Musk en est désormais une incarnation évidente, mais même avant lui, les plateformes étaient bel et bien éditorialistes. Il faut donc absolument changer leur statut juridique pour les rendre responsables des contenus publiés, comme n'importe quel média traditionnel. Et donc qu’il leur revienne de veiller en amont (et pas une fois que le mal est fait) à n’accueillir ni propos raciste, sexiste, antisémite ou de haine, ni cyberharcèlement, par exemple. 

“Le virtuel impacte profondément le réel”

Ce n’est que comme cela que des règles de civilité (celles qu’on juge normales dans la vie réelle) reviendront s’appliquer dans l’univers virtuel. Il faut comprendre à quel point c’est important : le virtuel impacte profondément le réel. Les comportements avec lesquels nous nous familiarisons en ligne, nous ne les y laissons pas lorsque l’écran s’éteint, nous les transportons avec nous. Et voilà comment la civilité dans la vie réelle aussi s’envole peu à peu.

L’école doit rester impliquée dans l’apprentissage des nouvelles technologies et offrir une éducation au numérique

    - Partout dans le monde, les écoles sont confrontées à la question de l’usage des smartphones et des écrans. Quel rôle l’institution scolaire peut-elle jouer pour limiter la surexposition numérique des jeunes ?

- Il faut voir deux choses en l’école : le lieu où l’on apprend ce qu’on a besoin de connaître dans le monde qui est et sera le sien. De ce point de vue, naturellement l’école doit rester impliquée dans l’apprentissage des nouvelles technologies et offrir une éducation au numérique, sinon qui le fera ? Et comment apprendre à nos enfants à maîtriser ce dernier, plutôt que de se laisser maîtriser par lui ?

Mais l’école est aussi le lieu de l’apprentissage de l’apprendre justement. C’est très important de s’en souvenir. La mécanique de l’apprendre exige une disponibilité mentale. Donc je suis favorable à ce qu’arrivé le matin, on laisse dans des casiers sécurisés son portable pour ne pas le ressortir machinalement à chaque intercours, voire pendant les cours en douce. Se concentrer sur ses cours, ses profs, ses copains, sa journée, ses révisions, son avenir. Le jeu en vaut la chandelle. Instagram ou TikTok et la vie rêvée des influenceurs pourront bien attendre.

    - Quelles sont, selon vous, les premières mesures concrètes à adopter pour amorcer un véritable “sevrage numérique” ?

- Les pouvoirs publics ne peuvent se contenter d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans comme il en est actuellement question en France. Ils doivent redonner du libre arbitre aux gens. Comment ?

  • En imposant aux fabricants de smartphones l’affichage permanent du temps d'écran directement sur l'interface (comme le compteur de vitesse d’une voiture) pour que les utilisateurs puissent prendre conscience des tunnels dans lesquels ils sombrent.
  • En affaiblissant les algorithmes des réseaux sociaux grâce à l’introduction d’une part obligatoire de hasard pour casser l'hypnose du flux.
  • En créant un  “Numi-Score” (sur le modèle du Nutri-Score) pour évaluer la toxicité des applications.
  • En mettant fin auxvanity metrics” (likes, nombre de partages) pour réduire la viralité compulsive, etc. 

Les solutions ne manquent pas. C’est plutôt le courage politique qu’on cherche.

    - Pensez-vous que nos sociétés soient réellement prêtes à réduire leur dépendance au numérique, ou sommes-nous encore dans une phase de prise de conscience ?

- Nos sociétés sont encore dans une phase de souffrance et de prise de conscience, oscillant entre la “panique” et la “lucidité”. Je compare notre époque à la Renaissance, un temps de crise du savoir et de déstabilisation face aux grandes découvertes. Si le chemin sera tout sauf simple, la prise de conscience de la gravité des conséquences est le premier moteur vers la libération.

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Le 15 mars 2026 à 13h33

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