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Architecture et urbanisme

Constructions en terre. Le savoir-faire millénaire du Maroc bientôt sacrifié sur l'autel de nouvelles normes ?

Avis d'experts. Après le séisme du Haouz, le ministère de l’Aménagement du territoire national, de l'urbanisme, de l'habitat et de la politique de la ville reprend le code de la construction en terre, notamment par rapport à la construction parasismique. Cet avant-projet suscite de vifs débats au sein de la profession, s'agissant d’une nouvelle normalisation de ce mode constructif. Dès lors, est-il pertinent de standardiser ce mode de construction ?

Constructions en terre. Le savoir-faire millénaire du Maroc bientôt sacrifié sur l'autel de nouvelles normes ?
Souk Tablaba après sa réhabilitation en 2022 (Credit: Salima Naji).
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Le 6 avril 2026 à 18h45 | Modifié 7 avril 2026 à 8h07

Dans le sillage de la mobilisation institutionnelle après le séisme d’Al Haouz, le ministère de l’Habitat et de l’urbanisme et de la politique de la ville envisage de mettre à jour le règlement de construction parasismique (RPS 2000) et d’instaurer un nouveau cadre de réglementation de construction en terre (REB 2025).

Le nouveau dispositif vise à faire évoluer le cadre réglementaire actuel de la construction en terre (RPACTerre 2011 et RPCTerre 2011), vers un cadre plus normatif et plus technique, destiné aux architectes, ingénieurs et techniciens chargés de la conception et du dimensionnement des constructions en terre.

La construction en terre, et plus particulièrement le pisé, constitue un héritage ancestral né en Afrique du Nord avant de s'exporter en Europe. La préservation de ce savoir-faire est d'autant plus capitale au Maroc que le Royaume abrite certains des sites les plus anciens ou les plus emblématiques de cette technique de construction, dont la valorisation bénéficie notamment au secteur touristique.

Parmi les constructions en pisé les plus célèbres mondialement, le Ksar d'Aït-ben-Haddou dans la région de Ouarzazate dont la VUE (valeur universelle exceptionnelle), c’est-à-dire un critère de l’UNESCO reconnaissant l’importance mondiale d’un site, a permis son classement au patrimoine mondial en 1987 comme "parfaite synthèse de l'architecture en terre des régions présahariennes du Maroc".

Bien que le cadre envisagé ne soit pas encore adopté, il fait débat chez les professionnels qui pressentent non une avancée mais un recul, en proposant d’alourdir encore les procédures sous prétexte de sécurité et qui par ailleurs rejetterait une partie des possibilités offertes par ces techniques, et pas seulement dans la restauration d’un patrimoine d’exception mais aussi dans la création de nouveaux projets ultra contemporains en pisé.

Construction en terre : ce que change la nouvelle réforme REB 2025

Consultée par nos soins, l’étude relative à l’élaboration d’un règlement de dimensionnement des constructions en terre a été réalisée après une première phase qui s’appuie partiellement sur les expériences précédentes.

Durant cette première phase, plusieurs professionnels pointent l’absence de consultation nationale approfondie, tant auprès d’experts marocains qu’étrangers, en dehors d’une journée d’étude sur l’écoconstruction jugée insuffisante au regard des enjeux.

Le texte réglementaire "REB 2025" s’inspire en partie de normes européennes, notamment des Eurocodes (des référentiels techniques utilisés pour la construction en béton et en maçonnerie) au détriment des spécificités marocaines, pour plaquer une normalisation européenne des Eurocodes relatifs aux ouvrages en maçonnerie conventionnelle et qui ne présente aucune relation directe avec la construction en pisé.

Logiquement, et au vu de l’importance patrimoniale de la construction en terre au Maroc, le passage au REB 2025 doit conserver une part d’expérimentation, tout en s’assurant de respecter notre héritage grâce à une parfaite maîtrise des spécificités constructives ayant fait leurs preuves. Est-ce vraiment le cas ?

Salima Naji : "un cadre déjà opérationnel"

Sollicitée par Médias24 à ce sujet, Dr Salima Naji, architecte, anthropologue et figure majeure de l’architecture durable, préférerait que ce cadre soit plus souple et retravaillé : "Le nouveau code n’a rien de nouveau puisque nous étions par le précédent placés parmi les pays ayant un très bon code. Il ne faut pas l’annuler par une nouvelle normalisation qui n’a de nouveau que la date mais saluer le travail du collège d’experts qui avait travaillé, notamment des groupes d’ingénieurs des deux ministères, Equipement et Habitat, main dans la main."

"Le projet du nouveau code s’inscrit dans une logique fortement prescriptive, directement inspirée de quelques normes internationales non reconnues qui s’oppose à la qualité de la terre crue si complexe et vivante !  Plusieurs pays ont volontairement choisi de ne pas imposer de normes rigides dans le domaine de la construction en terre, préférant s’appuyer sur l’expérience, l’expérimentation et la responsabilité des ingénieurs et artisans. Cette approche pragmatique repose sur des essais et des observations de terrain plutôt que sur des modèles normatifs figés", nous a déclaré Salima Naji.

 

Spécialisée dans l’écoconstruction, ses travaux remettent au goût du jour les techniques ancestrales, conciliant ainsi éthique environnementale et savoir-faire vernaculaires, dont la construction en pisé est l’un des piliers.

"La construction en terre repose sur des spécificités locales : chaque projet s’adapte à un contexte environnemental, à des ressources et à des savoir-faire particuliers. Ces paramètres méritent d’être reconnus et documentés plutôt que standardisés", a ajouté notre interlocutrice.

"Nous ne pouvons nous incliner devant un code qui va réduire la marge de création à des pisés stabilisés qui n’ont rien à voir avec notre patrimoine et pour des garanties décennales et de solutions de court terme alors que ce matériau a prouvé ses performances multiples et dont la longévité et la résistance sont avérées", a-t-elle expliqué.

Pour Salima Naji, le cadre réglementaire incluant RPCTerre 2011 (pour la construction nécessitant le recours à un architecte ou un ingénieur spécialisé) et RPACTerre 2011 (pour l’auto-construction) était largement suffisant et prenait en compte déjà la donnée sismique, fruit d’une collaboration entre le ministère de l’habitat et le ministère de l’Equipement.

Ceci avait permis alors une vraie avancée où la donne sismique était prise en compte. Parmi les projets de Salima Naji réalisés au sein de ce cadre réglementaire figurent le Souk Tablaba, le musée de Tiznit, le musée de Tata... Il s'agit de projets contemporains et de projets historiques dont Agadir Oufella est un exemple probant, mais également le Ksar d’Assa et le Ksar d’Agadir Ouzrou qu’elle a pu sauver.

Résilience sismique : le béton est-il vraiment plus solide que la terre ?

Depuis le séisme d'Al Haouz, un faux-débat s'est installé, questionnant la capacité réelle de la construction en terre à protéger les citoyens aussi efficacement que le béton face à des secousses majeures. Or lors du séisme, les deux types de procédés ont montré leurs limites : ce qui a été retenu de toutes les analyses a été que seules les constructions bien construites ont résisté. Et parmi elles, des constructions en pisé.

Par ailleurs, l’histoire et l’archéologie notamment ont montré que beaucoup de régions du royaume avaient mis au point des techniques vernaculaires parasismiques comme les bois et pierres des Bou Guemmez qui ressemblent à des dispositifs du Népal, également élaborés sur la durée et en capacité de résister aux séismes. D’autres systèmes de longrines et de chainages de bois inclus dans le pisé permettent également de résister aux séismes, explique l’architecte Salima Naji.

"Pour comparaison nous avons des pisés qui ont un millénaire, huit siècles (remparts de Marrakech par exemple, Taroudant) et le béton de ciment ont une durée de vie excédant rarement 60 à 80 années. Les pisés historiques ont su résister : nos archéologues chaque jour le mettent en exergue avec leurs nouvelles découvertes. Je pense à ce que l’équipe de M. Fili a dégagé sur le village de Tinmel, mais aussi à Sijelmassa, à Agadir où les remparts de l’ancienne médina avaient résisté contrairement aux murs des maisons construits en pierre qui furent fatales aux victimes", a indiqué notre interlocutrice.

"Depuis deux millénaires, nous construisons avec cette technologie en pisé dont le sultan bâtisseur Moulay Ismail a produit tant d’exemples, de villes aux Kasbahs fameuses jusqu’à des palais et ses fameuses écuries, mais aussi les Hri extraordinaires de Meknès qui veillaient à conserver le blé pour éviter toute disette".

"Notre héritage ne peut être sacrifié de la sorte par une mise aux normes régressive se basant sur des Eurocodes contestés dans les pays européens par les experts locaux", a-t-elle ajouté.

D’autres chefs-d’œuvre en terre ont été réalisés par d’autres architectes s’étant toujours basés sur des expérimentations : les ensembles pour l’exposition universelle de Dubai par Oualalou & Choi, le nouveau siège de Bosch à Casablanca conçu par les architectes Jaafar Sijelmassi et Omar Mawlawi, ce bâtiment en terre crue intègre des techniques de construction traditionnelles et des technologies avancées pour offrir un environnement de travail durable et confortable.

"À chaque fois, tous les projets contemporains sont basés sur une série d'études techniques approfondies, de simulations thermiques dynamiques (STD) pour optimiser l'efficacité énergétique et le confort thermique. À chaque fois, cela enrichit les premières hypothèses et cela a été rendu possible par notre législation qui garantit une approche globale et durable de la construction", a conclu Dr. Naji.

Est-il pertinent de standardiser la construction en terre ?

De son côté, Olivier Dahenne, ingénieur-constructeur en Suisse, a consacré l'essentiel de sa carrière au béton avant de se spécialiser dans la construction en terre. Sollicité pour un avis indépendant au vu de ses 25 ans d'expérience, il nous a apporté des précisions sur le sujet. Selon lui, si les objectifs visés sont tout à fait pertinents, notamment après le séisme d'Al Haouz, l'adoption d'une réglementation normative stricte pourrait freiner le développement des projets de construction en terre au Maroc.

"Nous pouvons déjà faire le constat que la construction en terre retrouve en Europe un essor important. En Suisse, d’importants projets sont conçus et réalisés en pisé, en briques de terre comprimées ou adobe. Il s’agit d’espaces socio-culturels, d’immeubles d’habitation, de centres sportifs, industriels et bien sûr de l’habitat individuel. La construction en terre est au-devant de la scène souvent primée et portée par de très grands bureaux d’architectes et cela pour de très bonnes raisons : sa performance thermique, son comportement acoustique, son aspect esthétique évidemment, mais aussi son caractère écologique et sa circularité, qui est extrêmement bonne. Mais cela n’est possible que par la pertinence et le pragmatisme de l’approche réglementaire suisse", explique Olivier Dahenne.

"J’ai pu consulter la nouvelle réglementation marocaine REB 2025 et j'ai trouvé qu’effectivement, les objectifs qu'ils se sont donnés sont tout à fait justes et importants, mais les ingénieurs qui ont travaillé sur ce dossier se sont rapprochés de différentes normes européennes et ont abouti à une norme dite marocaine finalement très éloignée des spécificités locales. Ils devraient partir de ce merveilleux ancrage séculaire de la construction en terre au Maroc, des particularités, des techniques éprouvées et d’une approche pragmatique qui est tant nécessaire à ces constructions en terre", a précisé M. Dahenne.

"Les constructions vernaculaires au Maroc, en Europe et partout dans le monde, ont toutes leurs spécificités. Au Maroc, on ne construit pas pareil à Tiznit qu'à Fès. Les normes annihilent toutes ces particularités techniques locales liées à la typologie des terres, aux techniques mises en œuvre, aux traditions et aux organisations de chantier mises en place pour chaque construction", estime notre interlocuteur.

Par rapport au Maroc, la Suisse privilégie une approche plus spécifique que normative, où le bureau d’études est responsabilisé pour les projets de construction en terre.

"En Suisse, on n'a pas de norme particulière pour la construction en terre. Et je pense que c'est quelque chose d’essentiel à la réussite et au développement de ces constructions. Le système suisse laisse beaucoup de liberté aux bureaux d'étude pour analyser les contraintes locales, la manière de faire, et d'adapter la meilleure solution au projet", a tenu à préciser notre interlocuteur.

"Dès lors qu’un domaine d’activité est normé, on fige les pratiques et on étouffe, de facto, toute capacité d’innovation. On perd alors la liberté de faire évoluer les techniques et les méthodes. Après un siècle de domination incontestée du béton, soutenu par un arsenal de normes et d’acteurs dominants, nous redécouvrons les techniques anciennes de construction en terre que nous avions abandonnées. Avant de vouloir les encadrer par des normes, il nous faut d’abord les réapprendre, les maîtriser à nouveau et surtout les enrichir. La construction en terre n’a besoin ni de carcans lourds ni de cadres restrictifs : elle a simplement besoin d’experts et d’architectes pour se déployer à grande échelle", a conclu M. Dahenne.

Freins du REB 2025 vs Innovation : Comment sortir de l'impasse ?

Dans le cadre d’un avis consultatif à la demande, les experts d’Origo, une coopérative suisse de construction durable, ont émis les remarques suivantes sur le nouveau REB 2025 marocain :

  1. Un caractère normatif excessif : une réglementation dépassant 600 pages pourrait transformer la construction en terre en un processus bureaucratique complexe, éloigné de la simplicité et de la flexibilité qui font la richesse de cette filière;
  2. Risque de frein à l’innovation et à la recherche : le REB 2025 risque de figer les pratiques locales et de décourager la recherche appliquée sur des solutions adaptées au climat et aux ressources du Maroc alors qu’elle aurait tout à gagner à une approche plus ouverte et expérimentale;
  3. Risque de blocage pour la construction en terre : enfermer la construction formelle (architectes et ingénieurs) dans un REB 2025 rigide et déconnecté des réalités du terrain creuse un fossé entre pratiques traditionnelles et cadres réglementaires modernes;
  4. Absence d’outils adaptés aux pratiques vernaculaires : les fiches techniques proposées sont orientées vers les laboratoires, sans déclinaisons simplifiées pour les artisans ou constructeurs en zones rurales.

En revanche, ils recommandent un ensemble de mesures qui pourrait ouvrir la voie à une nouvelle approche de réforme, de nature à aider à atteindre les objectifs visés, à savoir la protection des citoyens contre les aléas sismiques et la promotion de la construction en terre. Parmi ces recommandations, on trouve :

  • Simplifier l’approche réglementaire et l’adapter au contexte marocain (patrimoine, savoir-faire, culture constructive…) ;
  • Actualiser et compléter le RPCTerre ;
  • Encourager la recherche et la documentation sur les constructions vernaculaires et séculaires marocaines ;
  • Créer un catalogue des typologies de maisons marocaines par régions pour conserver et cultiver une culture plus locale ;
  • Développer des guides pratiques et abaques adaptés selon la taille et la nature des projets, ainsi que les courbes granulométriques et qualité des terres selon sites géolocalisés.

Pour eux, le développement de référentiels spécifiques et adaptés aux terres et à la construction marocaine, la monstration par des abaques, l’ouverture et les choix plutôt que la tentative de mettre au point une norme sur la construction en terre serait plus efficace et pertinent. Un conglomérat de normes disparates, cumulées sur le papier et inapplicables dans la plupart des cas, ne peuvent convenir à un héritage aussi riche et vaste que le nôtre.

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Le 6 avril 2026 à 18h45

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