Dessalement : 8 stations programmées en plus de 3 extensions
Le ministre de l'Équipement et de l'Eau, Nizar Baraka, a présenté ce 28 avril 2026 un point d’étape sur les stations existantes, celles en cours de réalisation et les projets programmés. Au total, 17 sont déjà réalisées et 4 en cours de construction, tandis que 11 autres sont programmées, dont trois extentions.
À la commission des infrastructures, ce mardi 28 avril, Nizar Baraka a fait le point sur les projets de dessalement existants, ceux en cours de réalisation et ceux programmés.
Huit stations de dessalement programmées, en plus de trois extensions
D'après le ministre de l'Équipement et de l'Eau, huit stations de dessalement sont programmées, ainsi que trois extensions.
Grâce au méga-deal signé avec Taqa, Nareva, le Fonds Mohammed VI et les partenaires émiratis, le Maroc va se doter de la station de l'Oriental, d'une capacité de 300 millions de m³/an, de celle de Souss-Massa (350 millions de m³/an), de Rabat (300 millions de m³/an), de Tanger (150 millions de m³/an), de Guelmim et de Tan-Tan avec une capacité combinée de 96,8 millions de m³/an, sans parler des petites stations programmées à Essaouira (12,8 millions de m³/an) et à Tarfaya (60 millions de m³/an).
Il s'agit là des stations programmées, en plus de celle de Boujdour (60 millions de m³/an) qui servira à l'irrigation.
En ce qui concerne les projets d'extension, ils seront réalisés au niveau des stations de :
- Agadir (eau potable et irrigation), avec 45,7 millions de m³ supplémentaires par an ;
- El Jadida (industrie et irrigation), avec 25 millions de m³ supplémentaires par an ;
- Tarfaya (eau potable), avec 0,47 million de m³ supplémentaires par an.
Dix-sept stations de dessalement existantes, avec une capacité totale de 410 millions de m³/an
Nizar Baraka a également fait le point sur les projets de dessalement existants. Ils sont dix-sept au total, avec une capacité de production totale de 410 millions de m³/an.
Le Maroc va par la suite passer à 532 millions de m³ avec les projets déjà en cours, notamment la station de dessalement de Dakhla, la nouvelle station de Safi que l'OCP est en train de mettre en place, ainsi que l’extension d’autres stations.
En effet, quatre projets de dessalement sont en cours de réalisation, avec une capacité supplémentaire de 447 millions de m³/an. Il s'agit de :
- La station de Casablanca, qui fournira de l’eau potable et de l'eau d’irrigation, avec une capacité totale de 300 millions de m³/an. La première tranche de cette station doit être finalisée en 2026, avec une capacité de 200 millions de m³/an.
- La station de Dakhla, dont les ressources seront dédiées à l’eau potable et à l’irrigation, avec une capacité de production de 37 millions de m³/an. Ce projet est réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP).
- L’extension de la station de Jorf Lasfar, qui fournira de l’eau pour l’industrie et servira à approvisionner la région en eau potable (230 millions de m³/an).
- L’extension de la station de Safi (industrie et eau potable). Une capacité de 155 millions de m³/an sera ajoutée à cette station, dont 100 millions de m³ dédiés à l’eau potable et 55 millions de m³/an dédiés à l’industrie.
À découvrir
à lire aussi
Article : BMCI-Crédit du Maroc : ce que pèserait le futur pôle bancaire de Holmarcom
Le rachat de la participation de BNP Paribas dans la BMCI, s’il est validé par les instances de régulation, ouvrirait la voie à une fusion avec Crédit du Maroc. Que pèserait alors le nouvel ensemble ? Et comment rebattrait-il les cartes du secteur bancaire ? Si toute projection précise reste délicate, une fusion ne se résumant pas à l’addition mécanique des indicateurs, nous vous proposons une première lecture indicative de la recomposition du paysage bancaire qui pourrait se dessiner.
Article : Taux d’activité, le grand problème sous-estimé du marché de l’emploi marocain
Depuis vingt-cinq ans, le taux d’activité recule continuellement, révélant une sortie silencieuse d’une partie de la population en âge de travailler du marché du travail. Le phénomène est particulièrement marqué dans le monde rural, chez les femmes et parmi les jeunes.
Article : Souveraineté navale. Comment le Maroc a réinventé sa défense en mer
Après une longue période de déclassement naval, le Maroc a engagé, sous le règne de Mohammed VI, une modernisation progressive de sa Marine royale. Loin d’une course aux bâtiments lourds, Rabat privilégie une flotte plus agile, adaptée à la surveillance d’un vaste domaine maritime et aux menaces asymétriques. Une doctrine de souveraineté fondée moins sur l’affichage de puissance que sur l’efficacité opérationnelle.
Article : Tanger et Casablanca, vitrines du potentiel industriel marocain pour les entreprises basques
Une délégation réunissant une vingtaine de sociétés du Pays basque espagnol, aux côtés de leur chambre de commerce et des autorités provinciales, a multiplié cette semaine les visites de sites majeurs, dont les usines de Stellantis et Renault, ainsi que les échanges avec la GEM, afin d’identifier des débouchés concrets dans l’automobile, l’aéronautique et les équipements industriels.
Article : Les États-Unis le réaffirment : l'autonomie, “unique base d'une solution juste et durable” au Sahara
Les États-Unis ont réaffirmé, mercredi 29 avril 2026, leur "reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara" et leur soutien à l’initiative marocaine d’autonomie comme "l’unique base d’une solution juste et durable" à ce différend.
Article : Officiel: Holmarcom prendra le contrôle de la BMCI et la fusionnera avec Crédit du Maroc
Holmarcom reprendra la totalité des parts de BNP Paribas dans la BMCI. L'accord a été signé ce mercredi 29 avril 2026. La finalisation est annoncée pour le quatrième trimestre 2026, sous réserve bien sûr des autorisations réglementaires. Après Crédit du Maroc, Holmarcom réalise une deuxième opération d'éclat.
