Ordre des experts-comptables : Maguiri face au casse-tête de la composition du bureau
Les résultats des élections du Conseil national de l’Ordre des experts-comptables sont désormais connus. Après le scrutin du 22 mai 2026, l’attention se porte désormais sur la composition du futur bureau national, qui sera élu début juin par les onze membres titulaires. Entre alliances nouées pendant la campagne, répartition des postes et vote à bulletin secret, les discussions ont déjà commencé au sein de l’Ordre.
Le Conseil national de l’Ordre des experts-comptables se compose de 11 experts-comptables élus par leurs pairs pour un mandat de trois ans. En son sein, cinq membres composent le bureau : le président, le premier vice-président, le deuxième vice-président, le secrétaire général et le trésorier général. À cela s’ajoutent les présidences des commissions. Au total, onze responsabilités devront être réparties entre les membres élus.
Les résultats du scrutin ont été dévoilés le vendredi 22 mai 2026. En tête du classement arrivent Yassine El Maguiri, Choukri Boukhar et Samir Agoumi. Le vote passé, la question qui se pose à présent au sein de l’Ordre est celle de la composition du bureau national.
Qui occupera quel poste ? Comment les responsabilités seront-elles réparties entre les onze élus ? Les échanges ont déjà commencé, avec une part d’incertitude jusqu’au terme, puisque l’élection du bureau se tient à bulletin secret.
"Personne ne sait pour qui vote l’autre", confie une source professionnelle. "Les échanges ont commencé, mais au moment du vote, chacun choisit seul".
Alliances de campagne, répartition des postes : le casse-tête du bureau
Selon cette même source, l’un des points clés tient au fait que les onze élus appelés à siéger au Conseil national ne relèvent pas tous de la liste de Yassine El Maguiri. "Il y a eu des alliances pendant la campagne pour porter M. El Maguiri en tête du vote. Maintenant, il faut voir comment cela va se retrouver dans la composition du bureau", nous explique-t-elle.
Le bureau devra élire le président, les deux vice-présidents, le secrétaire général et le trésorier. C’est autour de cette répartition que se concentrent aujourd’hui les discussions. "Les premiers rangs sont plutôt issus de la liste Maguiri, mais les troisième, quatrième et cinquième positions, occupées par Samir Agoumi, Karim Bennouna et Aziz El Khattabi, ne relèvent pas toutes de sa liste. Ce sont des alliances de circonstance", poursuit une de nos sources. Qui dit alliance, dit promesse !
Yassine El Maguiri, donné comme candidat naturel à la présidence après son arrivée en tête, doit donc composer avec cet équilibre au moment de former le bureau. "Il doit positionner les siens, parce qu’ils lui sont fidèles, et en même temps tenir compte de ceux qui ne faisaient pas partie de sa liste, mais avec qui une alliance a été construite. Ils attendent aussi quelque chose de la nouvelle organisation", poursuit notre source.
Le casse-tête de Maguiri est d'autant plus complexe que ce sont de grosses pointures, dont certains sont des anciens du Conseil national.
À ce stade, rien n’est encore arrêté. Les discussions se poursuivent entre élus avant le vote final. "Chacun prend position, les discussions avancent, puis le vote décide", nous confie-t-on.
Compte tenu du processus encore en cours et de la collégialité qui doit entourer l’élection du bureau, plusieurs sources appellent à attendre sa tenue, prévue début juin, avant toute lecture définitive des équilibres à venir.
"Le Conseil national doit fonctionner dans un esprit collectif"
Contacté par Médias24, Yassine El Maguiri nous précise : "Je tiens d’abord à rappeler un élément qui me paraît important pour la bonne lecture du scrutin : l’équipe que j’ai eu l’honneur de conduire a vu l’intégralité de ses candidats élus, soit 100% des sièges en jeu. C’est un résultat clair, qui traduit la confiance des consœurs et confrères et qui engage en responsabilité".
Mon état d’esprit à ce stade est résolument tourné vers le travail. Les chantiers qui attendent l’Ordre sont nombreux et exigeants
"S’agissant de l’élection du bureau au Conseil national, ma lecture s’inscrit dans une approche d’ouverture et de dialogue. La diversité des sensibilités représentées au sein des candidats est, à mes yeux, une richesse pour la profession. Le Conseil national est l’instance de l’ensemble des experts-comptables du Royaume, et il doit fonctionner dans cet esprit : celui du collectif, de la collégialité et de l’intérêt supérieur de la profession", ajoute-t-il.
"Mon état d’esprit à ce stade est résolument tourné vers le travail. Les chantiers qui attendent l’Ordre sont nombreux et exigeants", conclut-il.
Pour rappel, le scrutin, organisé au niveau des six conseils régionaux de l’Ordre, a connu une forte mobilisation avec 554 votes exprimés pour 723 électeurs, soit un taux de participation de 76,6%.
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