Carburants: la position officielle des pétroliers sur le plafonnement
Le Groupement des Pétroliers du Maroc (GPM) est contre le plafonnement qu'il estime être un retour en arrière. Détails.
Sur le rapport détaillé du Conseil de la concurrence sur la question du plafonnement, dont Médias24 détient copie, le gouvernement a présenté au conseil des chiffres sur les hausses des marges des distributeurs les deux premières années après la libéralisation.
« L’écart entre les prix calculés sur la base de l’ancienne structure des prix et ceux en vigueur n’a cessé de se creuser puisqu’il a dépassé dans certaines périodes et pour certains distributeurs en gros 1.50 DH/litre particulièrement tout au début de libéralisation. Si on ajoute à ces marges, celles qui étaient applicables avant la libéralisation : 0.63 DH/L pour le gasoil et 0.75 DH/L pour le super, cet écart peut atteindre deux dirhams le litre, ce qui implique une augmentation de la marge brute ».
C'est ce volet qui est à l'origine de la volonté de l'Etat de procéder aux plafonnement des marges comme solution contre les excès.
Un secteur aux multiples dysfonctionnements
Par ailleurs, si le Conseil de la concurrence s'est prononcé contre le plafonnement c'est parce qu'il estime que c'est une mesure temporaire qui n'aura pas d'effet considérable sur le pouvoir d'achat des citoyens. Le conseil affirme aussi que les problèmes structurels dont souffre le marché nécessitent une vraie mise à niveau de la structure du marché et de ses modes de fonctionnement.
C'est pour cela que le Conseil de la concurrence, qui prépare un autre rapport sur le secteur, a recommandé de :
- développer la concurrence sur le segment amont du marché à travers une réappropriation nationale de l’activité du raffinage car elle revêt un réel intérêt et qu’elle contribue à établir les équilibres concurrentiels.
- renforcer les capacités nationales de stockage. Cet objectif peut être atteint par d’autres moyens plus concurrentiels en développant le métier de stockiste indépendant.
- stimuler la concurrence sur le marché de la distribution au détail en substituant le régime des agréments par un système déclaratif, supprimant l’obligation de disposer de 30 stations et la règle de chaînage entre les stations.
- soumettre le marché à un dispositif innovant de régulation sectorielle.
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