Dr Taoufik Talhaoui
Cadre chercheur au Maroc.Quels horizons pour le MASI en 2025 ? (4/4)
Après plusieurs mois de progression soutenue, la Bourse de Casablanca a rappelé un principe fondamental souvent évoqué par les investisseurs : "les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel". Autrement dit, aucune tendance haussière ne peut se poursuivre indéfiniment sans phases de respiration. C’est précisément ce que le MASI a connu depuis la fin du mois d’août 2025, en entrant dans une phase de consolidation prolongée.
Cette pause du marché s’explique essentiellement par les prises de bénéfices au niveau de la Bourse de Casablanca et l’instabilité des places financières internationales, s’y ajoutent un ensemble de facteurs économiques et géopolitiques, à la fois nationaux et internationaux, qui ont pesé sur la dynamique haussière, obligeant la MASI à corriger sa trajectoire.
En effet, la Bourse marocaine a connu une forte hausse les trois premiers trimestres de l’année en cours, portée principalement par plusieurs secteurs tels que le BTP, la banque, la santé, le transport et d’autres valeurs qui ont enregistré des progressions importantes.
Cette hausse a été principalement alimentée par un sentiment positif et une dimension psychologique des investisseurs, encouragés par les projets structurants d’infrastructure au Maroc. Cependant, alors que les cours boursiers ont augmenté considérablement, les résultats des entreprises cotées, quant à eux, ont évolué de façon normale et à un rythme modéré notamment le troisième trimestre 2025.
Devant cet écart entre la hausse des cours et l’évolution réelle des bénéfices, le marché est entré depuis septembre dans une phase de pause, le temps de digérer ces fortes hausses et de vérifier si les résultats nets des sociétés cotées suivront cette dynamique exceptionnelle. Ce phénomène a été exacerbé par un mélange de facteurs internes et externes dont notamment les manifestations de la génération Z au Maroc et la 2e crise USA/Chine des tarifs douaniers.
Cette étude (partie 4/4), intervient à la veille de la dernière réunion trimestrielle de Bank Al-Maghrib en 2025, le mardi 16/12/2025. Elle se veut un prolongement des analyses déjà développées et mises en ligne le 17/03/2025, le 23/06/2025 et 22/09/2025 sur Medias24 et ce, à la lumière des évènements ayant marqué le MASI dernièrement, en intégrant les changements des trois derniers mois. Par ailleurs, l’étude présente le contexte économique national et la conjoncture internationale dans un premier temps, avant d’analyser l’évolution du MASI et les facteurs susceptibles de soutenir sa croissance.
La conjoncture internationale et ses répercussions sur l’économie marocaine
Au troisième trimestre 2025, l’économie mondiale a enregistré un ralentissement modéré, dans un contexte marqué par une incertitude géopolitique persistante et des tensions commerciales qui continuent de peser sur le commerce et l’investissement. L’OCDE anticipe une croissance mondiale de 3,2% en 2025, contre 3,3% en 2024.
De son côté, la Banque mondiale a revu à la baisse ses prévisions pour la majorité des économies, estimant que les barrières douanières et l’instabilité politique constituent "un vent significatif contraire". Les investissements et les échanges internationaux demeurent limités, les chaînes d’approvisionnement restent perturbées, et la croissance apparaît contrastée entre pays émergents et économies avancées.
Dans ce climat, l’inflation tend à se modérer dans plusieurs grandes économies, mais les pressions sur les prix, notamment ceux liés aux coûts des importations, demeurent préoccupantes. Les perspectives à court et moyen terme restent fragilisées par l’incertitude géopolitique, l’endettement élevé dans de nombreux pays et le recul des investissements productifs.
Toutefois, la détente observée au Moyen-Orient, notamment grâce au plan de paix américain entre Israël et le Hamas, devrait avoir un impact positif sur les économies régionales et contribuer à stabiliser les chaînes d’approvisionnement mondiales. Par ailleurs, la deuxième crise sino-américaine en 2025 autour des tarifs douaniers et des terres rares semble avoir été apaisée suite de l’accord Trump-Xi conclu le 30 octobre 2025 en Corée du Sud.
Concernant la guerre en Ukraine, l’administration Trump s’emploie activement pour conclure un accord entre la Russie et l’Ukraine. Forte des succès diplomatiques enregistrés en 2025 dans la résolution de plusieurs crises internationales — entre la RDC et le Rwanda, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, l’Inde et le Pakistan ou encore Israël et le Hamas — cette administration dispose d’atouts sérieux pour mener à bien ce processus.
Concernant la Royaume du Maroc, après la crise sanitaire liée au Covid-19, le pays a su tirer profit d’un contexte international favorable, notamment en matière d’attractivité des investissements. Les autorités ont mis en avant la stabilité du pays, la modernisation de ses infrastructures ainsi que des incitations attractives, permettant au Royaume d’accueillir un flux croissant d’investisseurs. Cette dynamique s’est renforcée progressivement, faisant du Maroc une destination privilégiée pour de nombreux projets industriels et logistiques.
L’avantage géographique du Maroc, situé à proximité de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique, a joué un rôle déterminant dans cette attractivité. Ces éléments ont contribué à positionner durablement le pays comme une plateforme d’exportation structurante et un pôle d’accueil des investissements internationaux, renforçant son statut d’acteur économique régional incontournable.
Par ailleurs, les récents bouleversements géopolitiques, tels que la guerre en Ukraine et les enjeux énergétiques qui en ont découlé, ont accentué cette tendance. Les entreprises internationales, à la recherche de plateformes fiables, moins coûteuses et mieux intégrées dans les chaînes de valeur, ont trouvé au Maroc un environnement opportun.
L’évolution des politiques commerciales américaines en 2025, marquée notamment par l’instauration de nouveaux tarifs douaniers, a également favorisé un redéploiement stratégique des investissements en direction du Royaume. D’autant plus que le pays a conclu de nombreux accords de libre-échange, dont notamment ceux signés avec les États-Unis, l’Union européenne et plusieurs autres pays.
Au troisième trimestre 2025, l’économie marocaine a poursuivi sa progression malgré un contexte international marqué par le ralentissement global et la faiblesse de la demande extérieure. D’après le Haut-Commissariat au Plan (HCP), le PIB national a enregistré une hausse d’environ 4,3% en glissement annuel. Cette performance est principalement portée par la résilience de la demande intérieure, même si le rythme de croissance s’est légèrement atténué par rapport au trimestre précédent. Si les exportations pâtissent de la volatilité de la demande mondiale, l’augmentation des importations de biens d’équipement signale une reprise de l’investissement industriel, bénéficiant d’un taux de change dollar/dirham favorable.
Le maintien du cours du pétrole, le deuxième semestre 2025, à des niveaux autour de 64 dollars le baril de Brent, a contribué à alléger la facture énergétique du pays. Parallèlement, une inflation contenue sous le seuil de 2% continue de soutenir le pouvoir d’achat et la consommation. Les recettes touristiques, les transferts des MRE et les flux d’IDE demeurent en hausse, consolidant le niveau des réserves en devises.
Cependant, ce sursaut intérieur ne suffit pas à compenser les effets d’un contexte international défavorable. Les exportations marocaines pâtissent du ralentissement de la croissance mondiale et de la baisse de la demande des partenaires traditionnels, ce qui pèse sur le commerce extérieur et limite l’apport de la demande extérieure à la croissance. En dépit de ces contraintes externes, l’économie du pays manifeste une certaine résilience, portée par la diversification des secteurs, les investissements et la relance de la consommation intérieure.
Un environnement macroéconomique toujours favorable
Au titre des neufs premiers mois de l’année en cours, les indicateurs macroéconomiques au Maroc continuent d’évoluer dans le vert. En effet, l’essentiel desdits indicateurs sont toujours favorables à une tendance économique haussière :
- Evolution de la croissance à des niveaux intéressants : Accélération de la croissance du PIB à 4,3% au troisième trimestre 2025 (contre 3,0% et 5,5% au premier et deuxième trimestre 2025 respectivement) ;
- Maitrise de l’inflation à des niveaux inférieurs à 2,0% : A fin septembre 2025, la moyenne de l’inflation est de 0,9% (contre 1,3% au premiers semestre 2025) ;
- Augmentation du déficit budgétaire : A fin septembre 2025, le déficit budgétaire a augmenté de 41,3%, en comparaison à la même période de 2024 (contre 48,0% à fin août 2025) ;
- Evolution des taux des BDT à des niveaux acceptables : Au titre du troisième trimestre 2025 la courbe des taux primaires des BDT a connu une quasi-stagnation en comparaison au deuxième trimestre de la même année. Les maturités courtes ont prolongé leurs recules, quant aux maturités intermédiaires et longues elles sont restées quasi-inchangées.
- Augmentation des recettes en devise : A fin septembre 2025 et par rapport à la même période de 2024, les Avoirs Officiels de Réserve AOR de devise ont atteint 419,8 MMDH en croissance 14,1 %, vu la croissance des exportations de 3,6% (malgré le recul des exportations des véhicules d’environ 2,7%), des recettes de voyages de 14,7%, des IDE de 58,0% et des transferts des MRE de 1,1% ;
- Amélioration de la situation hydrique du Royaume : Le taux de remplissage des barrages est d’environ 31,0% au 11 décembre 2025, en amélioration nette par rapport à la même période de 2024. Les récentes pluies automnales ont redonné de l’espoir aux agriculteurs, notamment au début de la campagne agricole 2025-2026 ;
- Recule de la facture énergétique : Considérant le ralentissement des grandes économies mondiales notamment les USA et la Chine, vu le prix du baril du pétrole Brent qui a oscillé en 2025 dans la fourchette 63-65 dollars, et un taux de change dollar américain/dirham marocain en recule de 7,5% en 2025, la facture des produits énergétique importés à fin septembre 2025 a reculé de 5,1% ;
- Amélioration prévue du taux de chômage : Entre le quatrième trimestre 2024 et celui de 2025, le taux de chômage a reculé de 0.5 points de 13.6% à 13.1% (soit une moyenne de 13% sur les trois premiers trimestres 2025) ;
- Diminution du taux de change du Dollar face au Dirham : Depuis janvier 2025, le dollar américain a perdu environ 7,5% de sa valeur face au dirham marocain. Cette dépréciation, allège la facture des importations et profite à la balance commerciale marocaine.
Un potentiel de croissance modeste pour le MASI en cette fin d’année 2025
Depuis son sommet historique du 27 août 2025 (20.233 points), le MASI a été impacté par une série d’événements, qui l’ont obligé à corriger sa progression et à marquer une pause prolongée. Les principaux facteurs, aussi bien nationaux qu’internationaux, à l’origine de cette consolidation/correction sont les suivants :
- Prises de bénéfices importantes : Une partie des investisseurs a procédé à des prises de bénéfices après la forte appréciation du marché, initiant ainsi un premier mouvement de repli technique.
- Impact saisonnier défavorable : La rentrée scolaire le mois de septembre 2025, traditionnellement associée à une baisse de liquidité et à un ralentissement de l’activité, a accentué cette tendance.
- Conjoncture nationale troublée : Les manifestations de la Génération Z au Maroc ont ajouté un élément d’incertitude sociopolitique supplémentaire. La décision de Bank Al-Maghrib de ne pas réduire son taux directeur lors de la troisième réunion du mois de septembre 2025 a également contribué à freiner l’élan haussier du marché.
- Ajustements stratégiques pénalisants : Assèchement de liquidité sur la Bourse de Casablanca, liée à des stratégies de certains institutionnels visant à orienter les flux vers d’éventuels lancement d’appels d’offres dans le cadres des mécanismes de financement innovants au Maroc, ainsi qu’à la modification de certains investisseurs de leurs positions, privilégiant des ventes afin de libérer de la liquidité pour participer aux dernières introductions en bourse : Cash Plus et SGTM.
- Contexte international défavorable : La réapparition des tensions commerciales sino-américaines, notamment autour des droits de douane, a ravivé l’incertitude sur les marchés mondiaux et a pesé sur le sentiment des investisseurs. Ces dernières semaines, les marchés internationaux ont montré des signes de nervosité, à l’image d’un recul marqué des valeurs technologiques (secteur considéré comme le fer de lance de l’IA). Malgré des résultats solides de NVIDIA, l’enthousiasme est retombé rapidement, alimenté par des craintes de surévaluation et d’effet bulle autour de l’intelligence artificielle.
Malgré la correction, le MASI devrait vraisemblablement maintenir sa tendance de consolidation en cette fin d’année et début de l’année 2026. Cette thèse s’explique par les perspectives de l’économie nationale toujours favorables, mais aussi la tendance de la bourse de Casablanca à jouer un rôle central dans l’investissement et le développement économique du pays. Plusieurs éléments plaident en faveur du maintien de la stagnation de l’indice MASI d’ici la fin de l’année, et potentiellement le premier trimestre 2026. Parmi ces éléments, on peut citer :
- Les volumes importants de l’épargne national mobilisés et les taux de souscriptions observés lors des dernières introductions en Bourse (IPO) et augmentations de capital, notamment les valeurs TGCC et SGTM ;
- Le retour progressif de la confiance à la place financière de Casablanca, et par les émetteurs et par les investisseurs, et l’afflux de plus en plus important des particuliers, pour investir à la Bourse de Casablanca ;
- Les révisions en cours du cadre légal régissant l’écosystème de la place financière de Casablanca, dans une dynamique visant à favoriser son intégration progressive au cercle des marchés émergents “Emerging Markets”.
Coté performance opérationnelle des sociétés cotées, celles-ci ont réalisé un chiffre d'affaires CA global de 248,4 MMDH à fin septembre 2025, en augmentation de 6,5% par rapport à la même période de 2024 (selon MSIN). Le secteur des BTP a enregistré un CA additionnel de 4,8 MMDH, suivi de près par le secteur bancaire qui a généré un CA excédentaire de 4,3 MMDH. La distribution arrive quant à elle en troisième position avec un CA supplémentaire de 2,3 MMDH. De son côté le secteur des assurances a contribué au CA excédentaire par un montant de 1,3 MMDH. Enfin, le secteur de la santé qui a généré un excédent de 1,2 MMDH (selon BourseNews).
Concernant la performance du MASI, celle-ci a connu une grande croissance en atteignant le niveau de 28,78% à fin septembre 2025. Plusieurs secteurs ont contribué à cette performance, notamment les banques, le BTP, la distribution, l’assurance, la sante et l’ingénierie et biens d’équipements industriels.
En conclusion, à l’approche de la fin de l’année 2025, et après trois mois de consolidation/correction, la fin de l’année s’annonce stable. En effet, le marché Casablancais a intégré dans sa valorisation actuelle l’essentiel des publications et annonces faites concernant l’économie marocaine et les sociétés cotées.
Il semble que la MASI manque actuellement catalyseurs concrets et substantiels pour rebrousser chemin de la croissance. Ledit indice boursier pourrait connaitre une évolution modeste en cette fin d’année 2025, dans le cas d’une baisse du taux directeur de 25 pdb lors de la quatrième et dernière réunion trimestrielle de Bank Al Maghrib le 16 décembre 2025, d’une entrée massive de certains institutionnels et OPCVM sur le marché (repositionnements tactiques habituels de fin d’année), ou encore d’une poursuite au Maroc de la dynamique pluviométrique actuelle.
Toutefois, le premier trimestre 2026 pourrait connaitre un retour du MASI à sa tendance haussière, en cas de la réussite de l’organisation de la 35ème édition de la CAN en décembre 2025 au Maroc, d’une progression significative des résultats nets 2025 des entreprises cotées attendus fin Mars 2026, de la publication d’indicateurs macroéconomiques exceptionnels concernant l’exercice 2025 ou encore en cas d’évènements majeurs au niveau national (cas d’annonce d’opérations de privatisation importantes en 2026).
Toutefois, en cas d’aggravation de certaines grises géopolitiques (notamment celle de l’Ukraine) ou encore le déclenchement d’autres conflits (les cas Vénézuélien et Taiwanais par exemple), ou encore l’émergence d’un évènement interne négatif, le MASI risque de prolonger davantage sa consolidation voire connaitre une phase de correction.
Quel canal pour l’évolution du MASI d’ici la fin de l’année 2025 ?
Sur le plan graphique, depuis le début de l’année 2025, le MASI a évolué dans un canal haussier, soutenu par des indicateurs macroéconomiques solides, une conjoncture internationale plutôt favorable malgré certaines incertitudes, mais aussi par les bons résultats des sociétés cotées.
Cette progression s’est opérée à un rythme d’environ 1.800 points par trimestre pendant les huit (08) premiers mois de l’années en question. Toutefois, les corrections techniques ponctuelles au cours de l’année et la phase de consolidation/correction prolongée en fin d’exercice ont freiné cette dynamique, conduisant à une stagnation de l’indice à l’approche de la clôture 2025 (Graphique 1).

Références :
https://medias24.com/chronique/quels-horizons-pour-le-masi-en-2025/
https://medias24.com/chronique/quels-horizons-pour-le-masi-en-2025-2-4/
https://medias24.com/chronique/quels-horizons-pour-le-masi-en-2025-3-4/
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