En avril, 36% des ménages acceptaient une éventuelle prolongation du confinement
Le confinement, les changements actuels et l'avenir incertain font naître des craintes chez les citoyens. Certains développent des phobies et subissent un confinement difficile sur le plan psychologique.
Le confinement peut être une vraie torture psychologique. Il peut avoir un impact plus grave chez certains citoyens. Cela dépend de divers facteurs, dont la situation financière de chacun.
Le HCP a réalisé une enquête, du 14 au 23 avril, sur 2.530 ménages. Elle porte sur différents aspects, notamment les "réactions psychologiques" des ménages à l'égard du confinement.
Les citadins, deux fois plus touchés par les troubles du sommeil
Le cadre de vie constitue incontestablement, un facteur d’impact psychologique. Plus de la moitié (51%) des ménages ayant désigné l'anxiété comme principal impact psychologique, résident dans des bidonvilles.
Le HCP a relevé dans son enquête, que 41% des ménages ressentent de la peur. Parmi ces derniers, ce sont les ménages pauvres (43%) qui évoquent le plus ce sentiment de peur, depuis le début du confinement.
Autre effet indésirable du confinement : la multiplication des phobies. Le quart des ménages déclare l’avoir constatée. Tandis que 30% évoquent un "sentiment de claustrophobie". Ce dernier est surtout ressenti chez les ménages de plus de 5 membres.
Moins évoqués mais non moins importants : l’hypersensibilité et la nervosité qui, avec d’autres troubles psychologiques, ont touché 8% des ménages ayant fait l’objet de l’enquête.
Ce n’est pas tout, les troubles du sommeil s’invitent également chez certains ménages (24%), surtout en milieu urbain puisque, "les citadins (28%) sont deux fois plus touchés que les ruraux (14%).

Ménages inquiets: entre peur de contamination, chômage et pauvreté
"24% des ménages sont très inquiets des menaces du Covid-19, et 46% sont plutôt inquiets. Ces inquiétudes sont dues principalement à la crainte d’être contaminé par le virus (48%), de perdre son emploi (21%), du décès (10%), à ne pas pouvoir subvenir aux besoins alimentaires du ménage (10%) et par rapport à l’avenir scolaire des enfants (5%)".

Pour 72% des ménages, la qualité des rapports familiaux n’a pas changé pendant le confinement
Une majorité écrasante des ménages (72%) ne constate pas de changement au niveau des rapports familiaux, depuis le début du confinement. Pour les autres (18%), l’enfermement impacte négativement les rapports familiaux.
Selon l’enquête du HCP, les ménages pauvres sont légèrement plus concernés par les troubles des relations familiales, que les ménages aisés. Avec 19% pour les premiers, contre 13% pour les seconds.
Cependant, la différence est plus notable, en comparant les ménages constitués de plus de 5 personnes (23%) avec ceux composés de deux personnes (7%).
Pour atténuer les tensions et rendre le confinement plus supportable, les ménages diversifient les activités. 66% d’entre eux suivent des films ou séries, optent pour la lecture et diverses "activités intellectuelles ou de loisirs".
D’autres se tournent vers des activités spirituelles (37%) ou physiques (12%). Ces dernières sont surtout à la portée des ménages aisés, qui arrivent à faire du sport dans leurs domiciles (26% chez ménages aisés contre 7% chez les ménages pauvres).
Prêts à prolonger ?
"Un ménage sur deux (53%) serait prêt à supporter, mais difficilement, une éventuelle prolongation de la période de confinement, et 36% la supporteraient sans difficulté".
Si 40% des ménages sont prêts à supporter n’importe quelle durée de prolongation du confinement fixée par le gouvernement, "le nombre maximal de jours moyen que les ménages pourraient supporter est de 32".
Pour améliorer l’efficacité du confinement, les ménages ont proposé différents moyens (assistance à domicile pour les plus vulnérables, matériel scolaire pour le télé-enseignement etc.). Mais, la mesure la plus efficace, selon plus de 8 ménages sur 10, est de faire bénéficier les familles nécessiteuses d’un appui matériel.

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