Informatique : L’idée d’un cloud national fait son chemin
Centraliser les actifs informatiques, économiser de l’argent, confidentialité des données sont les idées clés de la 1ère édition du National Cloud Summit, qui s’est déroulée le 12 décembre à Rabat. C'est un défi de taille à relever.
Avec un objectif principal de déployer le cloud national auprès du gouvernement, des administrations publiques et notamment des entreprises privées, cette 1ère édition a vu la participation de plusieurs décideurs des services gouvernementaux et des administrations publiques, comme Latifa Echihabi, secrétaire générale du ministère de l'Industrie, du commerce, de l'investissement et de l'économie numérique et Boubker Badr, directeur de l’économie numérique au même ministère.
La journée a porté principalement sur l’aspect technique et réglementaire, mais aussi sur les aspects liés à la sécurité et à la protection des données.
Par ailleurs, Samir Benmekhlouf, directeur général de Microsoft estime que «les institutions publiques présentes étaient toutes intéressées par le cloud national et qu’un jour elles vont toutes l’adopter».
Et d’ajouter que le cloud a toujours existé à l’échelle nationale, internationale et dans les institutions publiques. Mais qu’aujourd’hui, avec une rapidité d’adoption fulgurante, les institutions publiques peuvent mettre en place le système en quelques mois s’il y a une réelle envie politique. Toutefois, la question qui se pose aujourd’hui porte sur l’identité des institutions publiques pouvant faire migrer leurs applications dans des cloud nationaux.
Le cloud Microsoft est déjà adopté par des institutions publiques comme le ministère de l’Education nationale, les universités ou l’OFPPT.
Le cloud permet des économies allant jusqu’à 80%
D’autres part, le cloud de Microsoft peut réaliser des économies allant jusqu’à 80%. Le cloud de Microsoft coûte approximativement 100 DH par utilisateur par mois pour la PME/PMI pour la messagerie, l’espace pour le travail, l’audio et vidéo conférence. Pour une grande entreprise, le coût est à peu près de 160 DH par utilisateur par mois.
En effet, en raison de contraintes économiques, de la pression budgétaire et de la montée d’utilisations des nouvelles technologies dans les différentes institutions et services publics,le cloud peut réduire énormément les coûts, a souligné Samir Benmekhlouf. Il a donné l’exemple d’une messagerie en avançant des coûts approximatifs : «Une messagerie pure chez Microsoft coûte moins de 20 DH par utilisateur par mois, donc si l’entreprise emploie 100 personnes, ça coûtera 24.000 DH par an. Par contre, si l’institution veut concevoir son propre serveur, ce dernier est estimé à 50.000 DH pour l’acquisition, les logiciels qui l’accompagnent 20.000 DH, sans compter l’électricité, la tuyauterie internet et le salaire de l’employé permanent qui dessert le système. Donc cela revient à un coût minimum annuel de 100.000 DH». De plus, la sécurité n’est pas garantie. Parce que selon des études confirmées, la majorité des failles de sécurité proviennent de l’intérieur de l’entreprise, et pas l’inverse.
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