Sonasid sort la tête de l’eau
Profitant d’un faible endettement, le sidérurgiste co-propriété d’Arcelormittal et de SNI a pu sortir de 2013 avec un résultat net positif.
Il semble que la tempête est bien derrière Sonasid, la société métallurgique filiale d’Arcelormittal et de la SNI. La société commençait à pâtir de la crise internationale dès la fin 2011. Une crise qui a poussé les opérateurs européens à écouler leur surplus sur le marché marocain enclenchant une guerre des prix et baissant les marges des industriels locaux.
En 2012, la compagnie émet un profit warning à l’instar de Maghreb Steel, suite à la baisse de la consommation locale qui s’est rajoutée au dumping européen.
Selon les derniers chiffres annoncés par la Sonasid, son résultat net est passé au vert, s’établissant à 211 millions de DH, contre un déficit de 92 millions fin 2012. On se plaint toujours de la part de marché de plus en plus importante accaparée par les importations, notamment de la part de l’Europe, et ainsi que de la baisse de 3% de la consommation locale. Mais, contrairement à Maghreb Steel qui s’est surendetté à investir 6 milliards de DH en pleine crise, Sonasid ressort avec un endettement très faible qui représentait, à fin juin 2013, à peine 2% de ses capitaux propres.
En outre, le PDG de la société, André Bock, ex-directeur des aciers longs d’Arcelormittal, est connu pour être un cost killer qui a modifié la configuration industrielle du géant métallurgique en Europe. Il a été nommé à la veille de 2011 avec la mission d’optimiser les process de Sonasid. Ainsi, le management s’est attelé à refondre sa stratégie d’achat de ferraille, "cela a permis de réduire les coûts et de maîtriser les frais financiers", selon un communiqué de l’entreprise.
Sonasid distribuera un dividende de 58 DH par action, son action s’est apprécié ce lundi de 1,15% se fixant à 1.115 DH.
à lire aussi
Article : Au-delà du bilan Akhannouch, lecture des indicateurs du marché du travail
Sous le gouvernement Akhannouch, le marché de l’emploi reste le principal point de fragilité de l’économie. Ce problème est ancien mais s’aggrave au fil du temps. Médias24 confronte les engagements du gouvernement à ses réalisations et analyse, au-delà du mandat, plusieurs indicateurs du marché du travail sur une longue période.
Article : Secteur minier. Après une année 2025 record, 2026 s'annonce déjà comme un cru très prometteur
2025 restera comme un millésime d'exception pour les mines marocaines. Cours au plus haut, volumes en hausse, nouveaux projets en maturation... Le secteur profite pleinement d'un cycle mondial porteur. Et 2026 s'annonce tout aussi favorable, sous l'effet de plusieurs signes.
Article : Ordre des experts-comptables. Élections sur fond de réflexion sur l’ouverture du capital
Le 21 mai 2026, les experts-comptables élisent les membres du Conseil national et des conseils régionaux de leur Ordre pour les trois prochaines années. Au-delà de ce renouvellement, la profession réfléchit à faire évoluer son cadre, notamment sur la question de l’ouverture du capital des cabinets. Détails.
Article : Le trafic aérien en hausse de 11,15% à fin mars 2026
L'Office national des aéroports (ONDA) a annoncé que le trafic aérien commercial dans les aéroports du Royaume a enregistré 8.913.041 passagers à fin mars 2026, soit une croissance de 11,15% par rapport à la même période de l'année précédente.
Article : Mondial 2026. Le double pivot, pierre angulaire du projet Ouahbi
Les deux milieux de terrain devant la défense constituent l’élément central du dispositif tactique du sélectionneur national. Un principe qui assure l’équilibre des Lions de l’Atlas, conditionne la récupération du ballon et la première phase de construction. Mais qui n’est pas sans risque.
Article : SIAM 2026 : malgré un taux de couverture de 60%, 450 communes rurales restent exclues des services financiers selon Bank Al-Maghrib
À Meknès, le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza a indiqué que 450 communes rurales restent sans services financiers malgré une couverture de 60%. Il a aussi annoncé l’équipement de 50 coopératives en TPE et rappelé que 25% des programmes d’éducation financière ont ciblé le monde rural.