Emission de CO2 : Un plan B s’impose selon l’ONU
Le récent rapport des experts du GIEC concernant le réchauffement climatique a révélé des conclusions particulièrement alarmantes. Certains pays pourraient être amenés à « aspirer » le CO2 contenu dans l’atmosphère en faisant brûler du bois.
Les scientifiques des Nations Unis, cités par la BBC, soulignent l’inaction des gouvernements qui doivent coûte que coûte réduire leurs émissions de CO2, pour espérer se maintenir au niveau tolérable de réchauffement climatique, à savoir une hausse de 2°C à la fin du siècle.
Bien que les experts du GIEC ne soient pas habilités à présenter des politiques de lutte contre l’émission des gaz à effets de serre, ils sortent toutefois de leur réserve pour interpeler vivement les gouvernements. Ils expliquent en effet que si les pays ne parviennent pas à juguler les émissions de CO2, ils seront amenés à « aspirer ce gaz dans l’atmosphère » pour ne pas dépasser les seuils limites fixés à l’horizon 2030. Ils détaillent ainsi une technique consistant à procéder à la combustion de bois et la capture de CO2, afin de le stocker dans des les sous-sols rocheux.
Un rapport britannique complémentaire insiste néanmoins sur le fait que la technologie d’élimination du gaz n’a pas été testée à grande échelle, sans compter que ce mode opératoire pourrait rencontrer de vives résistances de la part du grand public. En effet si le procédé de combustion de bois ne fonctionne pas comme prévu, précise les scientifiques britanniques, il pourrait simplement endommager les forêts et les écosystèmes qui y sont rattachés.
Si les experts de l’environnement en arrivent à mettre sur le devant de la scène une proposition si radicale, c’est principalement en raison de l’urgence de la situation. Les pays explosent leurs seuils d’émission de CO2. Celle-ci a triplé depuis 1970 et poursuit une accélération inexorable. « Plus nous attendons, et plus cela sera coûteux » déclare un porte-parole de Greenpeace. Il ajoute par ailleurs que le rapport du GIEC « rend compte des choix auxquels nous sommes et seront confrontés. Il n’est pas trop tard, nous pouvons encore éviter les pires impacts du réchauffement climatique, à la condition que l’on donne rapidement un feu vert à l’application des énergies propres pour lutter contre les émissions de CO2 ».
à lire aussi
Article : Au-delà du bilan Akhannouch, lecture des indicateurs du marché du travail
Sous le gouvernement Akhannouch, le marché de l’emploi reste le principal point de fragilité de l’économie. Ce problème est ancien mais s’aggrave au fil du temps. Médias24 confronte les engagements du gouvernement à ses réalisations et analyse, au-delà du mandat, plusieurs indicateurs du marché du travail sur une longue période.
Article : Secteur minier. Après une année 2025 record, 2026 s'annonce déjà comme un cru très prometteur
2025 restera comme un millésime d'exception pour les mines marocaines. Cours au plus haut, volumes en hausse, nouveaux projets en maturation... Le secteur profite pleinement d'un cycle mondial porteur. Et 2026 s'annonce tout aussi favorable, sous l'effet de plusieurs signes.
Article : Ordre des experts-comptables. Élections sur fond de réflexion sur l’ouverture du capital
Le 21 mai 2026, les experts-comptables élisent les membres du Conseil national et des conseils régionaux de leur Ordre pour les trois prochaines années. Au-delà de ce renouvellement, la profession réfléchit à faire évoluer son cadre, notamment sur la question de l’ouverture du capital des cabinets. Détails.
Article : Le trafic aérien en hausse de 11,15% à fin mars 2026
L'Office national des aéroports (ONDA) a annoncé que le trafic aérien commercial dans les aéroports du Royaume a enregistré 8.913.041 passagers à fin mars 2026, soit une croissance de 11,15% par rapport à la même période de l'année précédente.
Article : Mondial 2026. Le double pivot, pierre angulaire du projet Ouahbi
Les deux milieux de terrain devant la défense constituent l’élément central du dispositif tactique du sélectionneur national. Un principe qui assure l’équilibre des Lions de l’Atlas, conditionne la récupération du ballon et la première phase de construction. Mais qui n’est pas sans risque.
Article : SIAM 2026 : malgré un taux de couverture de 60%, 450 communes rurales restent exclues des services financiers selon Bank Al-Maghrib
À Meknès, le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza a indiqué que 450 communes rurales restent sans services financiers malgré une couverture de 60%. Il a aussi annoncé l’équipement de 50 coopératives en TPE et rappelé que 25% des programmes d’éducation financière ont ciblé le monde rural.