Salaheddine Kadmiri: Pourquoi je ne me représente pas à la vice-présidence de la CGEM
Salaheddinne Kadmiri revient pour Médias 24 sur les raisons de sa décision de ne pas se représenter à la vice-présidence et sur les chantiers menés avec la présidente sortante de la CGEM.
«C’est vrai que rempiler aurait été un cheminement naturel mais depuis près d’un an, la question se posait pour moi». Les interrogations et la décision finale de Salaheddine Kadmiri découlent d’éléments d’ordre privé qui l’ont convaincu de laisser sa place à un autre candidat.
C’est le retour de ses deux enfants au Maroc qui explique son refus de se présenter à un 2e mandat. Ceux-ci respectivement ingénieur et informaticien frais émoulus vont rejoindre le groupe familial Schiele Maroc qu’il préside.
“J’ai le devoir de les accompagner et de leur consacrer du temps pour leur installation. Avec la présidente sortante, on ne peut travailler qu’à 1.000% car il est impossible de faire les choses à moitié avec elle“.
Fort de cette constatation professionnelle et de ses impératifs familiaux, la question ne se posait plus.
«Côté professionnel, Miriem [Bensalah] et moi avons le même caractère et le même degré d’investissement. Etre président ou vice-président ne se fait pas par calcul ou par opportunisme, mais uniquement par conviction».
Fier de l’aventure à laquelle il a participé, son départ de ce poste ne l’empêchera pas de rester très proche du patronat en s’impliquant dans les travaux du bureau ou du conseil d’administration. «Je quitte la vice-présidence générale mais pas ma famille de la CGEM».
Revenant sur le binôme qu’il formait avec la présidente, il loue l’émulation existant entre lui et le «moteur» Bensalah.
Préférant laisser l’histoire juger son bilan, il rappelle que les réalisations de son mandat sont disponibles sur le site de la CGEM.
Rappelons que le cheval de bataille du dernier mandat a été de raccourcir les délais de paiements, par la force de la loi, y compris pour les paiements du secteur public.
Il déclare que grâce au travail commun effectué, une loi a été initiée par le patronat afin de désamorcer «cette poudrière qui grève la trésorerie des entreprises au détriment de l’investissement».
Il insiste sur le fait que les basiques d’une entreprise sont d’abord la trésorerie, la paix sociale et la formation des employés.
Sur le premier dossier, eu égard aux coups de gueule du patronat, il se dit optimiste sur son aboutissement car tout le monde est désormais d’accord sur son urgence. «C’est un pas très important que nous avons accompli même s’il reste encore des mécanismes à mettre en œuvre ».
Grâce au dialogue entamé par la CGEM avec les syndicats, le problème de la paix sociale ne se pose pas même s’il faut continuer à faire des efforts de part et d’autre pour apaiser le débat.
Concernant la formation, Kadmiri affirme qu’avec la présidente Bensalah, il a beaucoup travaillé sur le capital humain avec les centres publics de formation et sur des programmes de formation continue.
Les pistes de travail initiées pendant le mandat Bensalah-Kadmiri sont nombreuses et il reste beaucoup à faire sur des dossiers comme le renforcement de l'industrie, le développement de la compétitivité de l'offre Maroc, la facilitation de l'accès aux financements, l’amélioration de l'accès aux marchés publics …
«Il y a eu une évolution certaine ces trois dernières années et le nouveau tandem saura à n’en point douter tracer un nouveau programme de travail en capitalisant sur tout ce qui a été accompli».
Salaheddine Kadmiri se dit ravi que Meriem Bensalah Chaqroun rempile avec à ses côtés Mohamed Talal, candidat à la vice-présidence qui est l’homme de la situation.
Il conclut qu’avec eux aux commandes, la CGEM ne peut pas espérer meilleurs leaders pour solutionner les anomalies structurelles et contribuer à booster l’économie nationale.
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