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La fondation OCP lance sa première caravane agricole dans les régions du Sud

L’élevage camelin sera au centre de la première caravane agricole destinée aux régions du Sahara.

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Ariane Salem
Le 18 octobre 2015 à 0h58 | Modifié 18 octobre 2015 à 0h58

La fondation OCP n’a pas pour grande habitude de communiquer. Cette fois-ci c’est la petite soeur nouvellement née, Fondation Phosboucraâ, qui présente ses activités et réalisations à Laayoune, top départ de la caravane agricole des régions du Sud.

Centrée autour de l’élevage camelin pour cette première édition, la caravane participe du volet phare de la fondation, le développement agricole. La fondation a pour objectif le développement des régions du Sud.

Ces dernières sont fortes de plus de 800.000 habitants, le taux de chômage y était de 17% en 2013, date du dernier rapport CESE sur la question, l’administration publique contribue à 36% du PIB régional et à 27% des emplois.

La fondation Phosboucrâa ambitionne d’être porteuse de projets de développement privés, diversifiés et novateurs dans ces régions sous perfusion étatique. 

Caravane agricole pour le développement de l’élevage camelin

La fondation Phosboucraâ, tout juste âgée d’un an, lance sa caravane agricole ciblée sur l’élevage camelin dans les 3 régions du Sud.

Cette campagne de deux semaines vise à diffuser les bonnes pratiques d’élevage axées sur les volets de l’alimentation, la santé animale et la conduite de la reproduction. Les experts agronomes et vétérinaires de la caravane - laquelle est partie de Laayoune le 17 octobre, et rejoindra Dakhla et Guelmim - iront à la rencontre de 600 éleveurs sur son sillage.

L’objectif est de vacciner 100.000 têtes camelines

L’élevage de chameaux dans les régions du Sud est en effet une des filières désignées prioritaires par le plan Maroc Vert. En 2020, le plan agricole régional de Laayoune prévoit le doublement de la production de viande et de lait camelins par rapport à 2013.

Ce projet axé sur la reconversion des élevages en semi-intensif, la création de périmètres irrigués, l’amélioration des équipements et les mesures visant à améliorer la productivité des cheptels, a un coût estimé de 200 Millions de dirhams.

La fondation Phosboucraâ contribue par son action à soutenir les objectifs du Plan Maroc Vert. «L’idée est de travailler en symbiose avec les autres acteurs présents sur le terrain» explique Hajbouha Zoubeir, vice-présidente de la fondation Phosboucrâa. 

La caravane Phosboucraâ n’est pas la seule action de la fondation en direction de l’agriculture saharienne. La fondation oeuvre également en direction des périmètres agricoles intégrés, la production d’ensilage, les actions au profit de populations rurales sinistrées, le développement des filières apicoles, de cactus, de produits du terroir, etc.

Un éventail d’actions qui couvrent l’ensemble des opportunités agricoles du désert, à l’exception notoire de la pêche, ressource pourtant essentielle de ces régions. 

Un budget copieux pour une jeune fondation 

La fondation Phosboucraâ est une filiale de la fondation OCP, créée en mai 2014, porteuse de programmes de développement socio-économique dédiés aux régions du Sud.

Son budget couvre déjà une panoplie d’activités: au-delà du développement agricole, il y’a l’accompagnement de la jeunesse, les caravanes médicales, l’accompagnement entrepreneurial, culturel et des projets environnementaux. 

Le budget pour l’année 2015 est de 130 millions de dirhams, et ce montant est amené à évoluer par le futur à mesure que des projets structurants vont être mis sur pied.


Sur un an et 3 mois d’activité, la fondation affiche comme bilan: 400 jeunes formés, 50 entrepreneurs financés, 25 coopératives accompagnées dont 11 financées, 60 associations formées, dont certaines financées, 20.000 personnes ciblés par les caravanes de santé, 20 écoles-pilote ciblées par les programmes de développement de l’éducation. 

Selon les mots de la vice-présidente de la fondation, ce programme est très ambitieux parce qu’il cherche à maintenir les revenus de Phosboucraâ au niveau de la région. 

Pari tenu? Si l’on estime à 800 millions de dirhams le chiffre d’affaires réalisé à Boucraâ, qui représente 1,6% de la production totale de l’OCP, le budget 2015 de la fondation Phosboucraâ représente 16% de ces revenus. Si l’ensemble du budget revient bien aux programmes sociétaux qui profitent à la population cette fraction de revenu est très honorable, voire exemplaire, pour une fondation RSE d’entreprise. Rapporté au CA total de l’OCP (50 milliards de dirhams en 2014), le budget ne représente plus en revanche que 0,26% du total.

Mais il fait bien noter que si 16% des revenus vont à la fondation, la plus grande partie du reste va aux salariés.

Interrogée sur la difficulté du dialogue entre la fondation et la population, H. Zoubeir ne se démonte pas: «Nous n’avons pas de vraies difficultés. On a l’appui de tout le monde. Quand on connaît le territoire, on démine les problèmes.»

La filiale de Phosboucraâ est détenue exclusivement par OCP depuis 2002. Plus petite mine détenue par OCP, elle a une capacité de production totale de 2,6 millions de tonnes par an, constituant ainsi 1,6% de la production totale du groupe.

La grande majorité des 2.300 employés sont des locaux. Le site n’est rentable que depuis récemment, et a nécessité un investissement  significatif dans l’efficacité opérationnelle en raison de coûts d’exploitation 2,5 fois plus élevés que dans les autres mines. En d'autres termes, si OCP avait uniquement une perspective de rentabilité financière, il aurait été plus indiqué d'exploiter d'autres mines ou d'augmenter la production dans d'autres régions.

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Ariane Salem
Le 18 octobre 2015 à 0h58

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