Casablanca, 2e ville africaine au meilleur potentiel de croissance inclusive
La capitale économique du Maroc occupe la 2e position sur le continent, tandis que Rabat et Fès demeurent dans le top 20 tout en améliorant leurs positions.
C’est le constat du nouvel indice de croissance inclusive 2015 des villes africaines réalisé par la multinationale américaine Mastercard.
Casablanca maintient sa position pour la deuxième année consécutive, comme étant la deuxième ville africaine avec le plus de potentiel en termes de croissance inclusive. Casablanca est devancée par Maputo, capitale du Mozambique.
La métropole marocaine a accumulé un score de 42,791 pour l’année 2015. Malgré une perte de 5 points qui portaient son score à 47,275 en 2014, Casablanca a pu maintenir sa position dans la catégorie "croissance inclusive moyenne-haute". Le classement retient en effet quatre tranches de croissance inclusive, selon les scores réalisés: haute (plus de 50 points), moyenne-haute (40 à 49,99), moyenne-basse (30 à 39,99) et basse (0 à 29,99).
Le rapport du classement note que la performance de la ville de Casablanca est due à la stabilité dont jouit le Maroc dans la région turbulente de l’Afrique du Nord. Le rapport fait également l’éloge des atouts de Casablanca en matière d’investissement, d’infrastructures, d’accès à l’électricité, à l’eau et à l’assainissement.
Par ailleurs, le rapport mentionne que Casablanca se démarque par le développement des télécommunications mais également par l’efficacité de la gouvernance, un critère sur lequel Casablanca se positionne juste en dessous des villes comme Kigali au Rwanda ou les villes sud-africaines, en tête du classement par rapport à ce volet.
Outre Casablanca, Rabat et Fès sont également présentes dans le top 20 du classement. Les deux villes se positionnent respectivement à la 15e et à la 17e places, avec des scores de 39,107 et de 38,824 points, s’améliorant toutes les deux d’un point chacune par rapport à 2014.
L’indice de croissance inclusive des villes africaines est établi sur la base d’un modèle évaluatif prenant en compte des éléments pertinents tels que: le PIB par habitant; l’accès à l’eau, à l’électricité et à l’assainissement; la santé; l’éducation; la bancarisation ou les dépenses des ménages. D’autres critères d’évaluation incluent des variables comme la gouvernance, la stabilité politique et l’absence de violence. Par ailleurs, l’indice classe 74 villes en trois catégories: grande (plus d’un million d’habitants), moyenne (entre 500.000 et un million), et petite (moins de 500.000).
Le top 5 africain regroupe, outre Maputo et Casablanca, Lagos (Nigéria) en troisième position, ainsi qu’Abidjan (Côte d’Ivoire) et Dar Es Salam (Tanzanie) en quatrième et cinquième position respectivement.
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