En 2015, plus de 5.000 TPME ont bénéficié de crédits garantis par la CCG
Affichant un niveau jamais atteint de crédits bancaires à destination des petites entreprises en 2015, la Caisse centrale de garantie espère maintenir ce rythme de croisière. Prudence et efficacité sont les maîtres mots de cette ascension.
En 2015, la CCG a mobilisé pas moins de 11,42 MMDH de crédits garantis, qui ont profité à 5.248 TPME, soit un taux de progression annuel de 50% en volume de crédits garantis et de 60% en nombre de TPME depuis l'année 2011.
Cette expansion est due à une stratégie qui "s’articule sur trois principaux axes. Il s'agit de l'offre produits en adaptation continue aux besoins des petites et moyennes entreprises, permettant de couvrir tout leur cycle de vie, des processus assouplis avec un recours progressif et massif aux nouvelles technologies d’information et enfin une plus forte proximité avec les clients du secteur financier, afin d’assurer une bonne réactivité et un service de meilleure qualité", nous assure-t-on auprès de la CCG.
Pourtant, le contexte financier global montre un accroissement du taux de créances irrécouvrables. Ce risque n'inquiète pas outre-mesure la CCG.
"Le risque d'augmentation de la sinistralité existe, mais le dispositif de gestion global des risques de la Caisse, développé dans le respect des exigences de la réglementation prudentielle bancaire, assure une robustesse et une solidité financière de l’Institution. Ainsi, le ratio prudentiel de la CCG à fin 2015 est de 18% pour l’activité de garantie en faveur des entreprises", rassure le management la caisse de garantie.
Concrètement, la CCG partage les risques avec les différents acteurs du marché, banques ou entreprises, sans pour autant s'y substituer...
"Notre intervention permet de solvabiliser les TPME aux yeux du secteur financier. La garantie de la CCG permet de pallier l’insuffisance de sûretés qui représente souvent un obstacle majeur à l’accès des TPME au financement", déclare la même source.
Par ailleurs, la garantie produit un effet de levier, qui ne nécessite pas de décaissement immédiat.
A ce propos, un cabinet international indépendant a réalisé, en 2013, une étude sur l'impact de la garantie institutionnelle sur les effets d'additionnalité économique et financière et sur l'efficacité micro et macro-économique pour le compte de la CCG.
Il en ressort que la contribution de la garantie institutionnelle publique dans le développement économique et social national est concrète et objective, à plusieurs niveaux.
"La garantie a bénéficié non seulement à la cible, à savoir les TPME, à travers la facilitation de l’accès au financement, mais également aux autres acteurs du système: le secteur bancaire, à travers l’augmentation de son portefeuille clients, tout en optimisant ses risques et l’Etat, qui bénéficie de retombées positives au niveau macroéconomique, notamment en termes de création d’emplois et de recettes financières supplémentaires", selon les conclusions du rapport.
En tout état de cause, le principal bénéficiaire de cette garantie reste la TPME, que la CCG considère comme "une locomotive de développement et de création d'emploi".
D'ailleurs, "8 projets sur 10 agréés par la Caisse n’auraient pas pu mobiliser les financements nécessaires pour leur réalisation sans la garantie de la CCG", nous confie le management.
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