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ECONOMIE

Baromètre de conjoncture de la CGEM: les patrons plus pessimistes

Le baromètre trimestriel de conjoncture de la CGEM montre une ambiance mitigée, où le pessimisme prend le pas sur l'optimisme. Trois raisons principales ressortent: les retards de paiement considérés comme la principale menace; le retard des pluies et enfin la conjoncture économique générale marocaine et internationale.

Baromètre de conjoncture de la CGEM: les patrons plus pessimistes
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Le 5 mai 2016 à 17h07 | Modifié 11 avril 2021 à 2h38

Globalement, les indicateurs du baromètre de conjoncture du 1er trimestre 2016 affichent une évolution négative, en comparaison avec le dernier trimestre 2015, en particulier sur les indicateurs macroéconomiques.

·         Situation économique du pays: managers moins optimistes

•       La situation économique du Maroc par rapport au trimestre précédent (T4-2015) est considérée globalement comme «bonne» par moins d’un dirigeant sur six, soit une régression de 8 points par rapport au dernier trimestre 2015. De même, la perception de la situation actuelle du pays demeure peu positive (14%) et marque une régression par rapport à la vague précédente.

•       Pour ce qui est de la situation économique future du pays, les managers sondés sont moins nombreux que lors de la précédente vague à percevoir une amélioration (38% au lieu de 46%).

•       La perception à l’égard de la situation économique, est dans l’ensemble relativement meilleure dans la région nord.

·         Situation économique du secteur d’activité

•       Les tendances précédemment relevées sont également observées en ce qui concerne la situation du secteur d’activité de l’entreprise. En effet, les dirigeants se montrent moins confiants vis-à-vis de la conjoncture actuelle et son évolution durant le précédent trimestre et encore moins optimistes en ce qui concerne son évolution future.

•       Les plus faibles taux d’opinions positives sont relevés auprès des petites entreprises (21 à 50 employés).

•       La perception relative à la situation du secteur d’activité de l’entreprise est globalement meilleure dans la région nord.

·         Situation économique de l’entreprise

o   Situation globale

•       Pour ce qui est de la situation actuelle de l’entreprise, seuls 18% des dirigeants la jugent globalement «bonne» et la même proportion perçoit une «amélioration» globale par rapport au dernier trimestre. Comparés à la précédente vague, ces taux enregistrent une progression.

•       En revanche, les perspectives d’amélioration de la situation de l’entreprise sont en recul, 40% des dirigeants envisageant une progression, contre près de 50% lors de la précédente vague.

•       Les managers de la région nord ont, globalement, une meilleure perception de la situation de leur entreprise.

o   Indicateurs d’activité de l’entreprise

•       L’analyse détaillée des indicateurs de la situation de l’entreprise confirme la tendance globale dégagée lors de cette vague, à savoir un recul des opinions positives, pour la très grande majorité des indicateurs évalués.

Ainsi, l’état des stocks, de l’utilisation des capacités de production, de la production, de la rentabilité ou encore du chiffre d’affaires, est perçu comme positif par moins d’un dirigeant sur 3 et enregistre une régression d’au moins 7 points par rapport à la précédente vague.

•       Pour l’ensemble de ces indicateurs, les managers des grandes entreprises affichent une meilleure opinion.

•       L’évolution future de ces indicateurs est également perçue avec plus de pessimisme, les taux de projection positive ne dépassant pas 30% et enregistrent un recul allant jusqu’à -14 points.

o   Recrutement

•       L’évolution des recrutements a enregistré une régression de 4 points au cours des trois derniers mois. Seules 12% des entreprises sondées au cours de cette vague déclarent avoir augmenté leurs effectifs.

•       Si davantage d’entreprises projettent de voir leurs effectifs augmenter au cours des 3 prochains mois (24%), elles sont moins nombreuses à afficher ces intentions que lors de la vague précédente (-5 points).

•       Les intentions de recrutement apparaissent plus élevées pour les managers de la région nord, comparativement au reste du pays.

o   Investissement

•       Pour ce qui est des investissements, seule 1 entreprise sur 4 en a réalisé au cours des 3 derniers mois, principalement pour moderniser ou renouveler le matériel et les outils de production.

•       Au cours du prochain trimestre, les intentions d’investissement apparaissent en recul également et concernent 39% des structures sondées.

•       On notera que les multinationales et les entreprises de la région nord envisagent davantage d’investir au cours du prochain trimestre. De même, les grandes entreprises sont plus nombreuses à avoir investi au cours des 3 derniers mois et à envisager de le faire lors du prochain trimestre.

·         Climat des affaires: stagnant

•       Seuls 22% des dirigeants interrogés ont une opinion positive sur le climat actuel des affaires d’une manière générale, soit 2 points de moins que lors de la vague précédente.

•       Par ailleurs, à l’exception du transport et de la logistique et de la disponibilité de ressources humaines qualifiées, les différents indicateurs du climat des affaires évalués enregistrent des taux d’opinions négatives élevés (compris entre 33% et 55%), notamment à propos de la fiscalité, du système judiciaire, de l’accès au financement, ou encore, de l’environnement réglementaire.

•       Dans leur large majorité (59%) et à l’image de la précédente vague, les dirigeants interrogés ne perçoivent pas d’évolution significative de l’environnement des affaires dans un avenir proche. Cette tendance globale se confirme pour tous les indicateurs évalués, avec des taux allant de 51% à 68%.

·         L’action du gouvernement: perception moins positive

•       Dans l’ensemble, la perception de l’action du gouvernement est sensiblement moins positive que lors de la précédente vague. Les aspects qui enregistrent le recul le plus important ont trait à la confiance qu’inspirent les mesures et actions économiques en général (-21 points) et à la proposition de solutions adaptées à la situation économique (-13 points).

·         Impact de l’année agricole 2015-2016

•       Près de la moitié des entreprises considèrent que l’année agricole aura un impact négatif sur leur activité, alors que plus du tiers pensent qu’elle n’aura aucun impact sur cette dernière. Seules 15% des entreprises jugent que l’année agricole aura une incidence positive sur leur activité.

·         Impact du secteur informel

•       63% des entreprises déclarent que le secteur informel a un impact sur leur activité. Ce taux est plus élevé auprès des entreprises de commerce (72%). En revanche, les grandes entreprises se disent moins impactées (46%).

•       Dans une optique de lutte contre l’activité informelle, les dirigeants interrogés jugent que le travail au noir constitue le premier levier sur lequel il faudrait agir (70%). En second lieu, la contrebande, l’évasion fiscale et la sous-facturation sont également cités par une majorité de dirigeants.

·         Les retards de paiement, principale menace

•       En ce qui concerne la lutte contre les retards de paiement, deux principales propositions sont retenues par les dirigeants sondés, à savoir, l’accélération du paiement par le secteur public (77%) et la mise en vigueur de la réforme de la loi sur les délais de paiement (74%).

·         Menaces, préoccupations et enjeux majeurs pour l’activité de l’entreprise

•       Cités par le plus grand nombre de dirigeants (18%), les délais de paiement sont considérés comme la première menace pour l’activité des entreprises au cours des 3 prochains mois.

•       En second lieu, la concurrence déloyale (11%), le secteur informel (8%), la baisse de l’activité en général (7%) et la fiscalité (7%) sont évoqués par une proportion non négligeable de managers.

•       A l’image de la précédente vague, plus d’un dirigeant sur 4 évoque la concurrence déloyale parmi les sujets qui constituent aujourd’hui un enjeu majeur pour son entreprise (26%).

•       Dans de moindres mesures, les dirigeants citent également la fiscalité (17%) ou encore l’accès au financement (15%).

Note méthodologique

L’étude a été conduite auprès des dirigeants et managers de 624 entreprises marocaines de plus de 5 salariés, toutes régions et tous secteurs d’activités confondus.

L’étude a été réalisée selon une démarche quantitative par questionnaire structuré, administré au téléphone

L’échantillon a été constitué sur la base de quotas établis par région, par taille et par secteur d’activité de l’entreprise, de manière à garantir la représentativité de l’échantillon.

L’enquête a eu lieu du 29 février au 24 mars 2016.

(SOURCE: CGEM)

 

cgem
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Le 5 mai 2016 à 17h07

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