Les magistrats mécontents du nouveau siège du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire
Une institution constitutionnelle et le siège qui va avec. C'est en somme ce que réclament à l'unanimité l'Amicale Hassaniya des magistrats, le club des magistrats du Maroc, l'Association marocaine des magistrats et l'Association marocaine des femmes juges.
Dans un communiqué conjoint publié en début de semaine, ces quatre associations professionnelles de magistrats ont fustigé le nouveau siège du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, qu'ils jugent "impropre à une institution constitutionnelle présidée par le Roi."
"Le 28 septembre, en compagnie du ministre de la Justice Mustapha Ramid, nous avons visité le siège du Conseil, un petit immeuble à Rabat dans lequel était domicilié un centre d'appel. C'est, d'un point de vue moral, complètement inapproprié. Il s'agit du troisième pouvoir, en sus des pouvoirs législatifs et exécutifs. Mais l'on constate que son siège est loin de valoir ceux du Parlement et de la présidence du gouvernement", regrette Abdellatif Chentouf, président du club des magistrats, qui renchérit: "Il ne vaut même pas les bâtiments abritant des institutions constitutionnelles telles que le CNDH, le Conseil de l'éducation ou le Conseil supérieur des Oulémas, qui ne sont au passage même pas des pouvoirs."
"L'immeuble ne permet pas aux membres de travailler de manière optimale. Il n'y a pas de bureaux personnels et celui du président délégué (premier président de la Cour de cassation) n'est pas adéquat. Les salles de réunion sont non conformes. L'immeuble n'est pas apte à contenir tous les services du Conseil. Le bâtiment entier ne suffirait même pas à accueillir le secrétariat général, en raison de la complexité de ce service et du caractère volumineux de ses archives", ajoute M. Chentouf.
Et de conclure: "La création du CSPJ est prévue depuis la promulgation de la nouvelle Constitution en 2011. Celle-ci prévoit la mise en place d'un siège autonome. Les magistrats, y compris les membres du Conseil, se demandent pourquoi cinq années se sont écoulées sans que ne soit construit un bâtiment digne de ce nom".
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