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Le débat sur le retour des jihadistes en Tunisie s'emballe

Le débat sur le retour des jihadistes en Tunisie s'emballe
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Le 28 décembre 2016 à 11h13 | Modifié 28 décembre 2016 à 11h13

L’inquiétude grandit en Tunisie. Le sujet qui est au cœur des débats: le retour des jihadistes partis rejoindre les rangs de Da'ech en Syrie et en Irak. Selon l’ONU, ils seraient près de 5.500. Le pays serait par conséquent le premier pays du Maghreb, loin devant le Maroc (environ 1.300) à fournir des combattants à Da'ech.

Le nombre de ressortissants morts au combat est estimé à plusieurs centaines. Après le recul du groupe terroriste en Syrie et en Irak, une question est désormais sur toutes les lèvres en Tunisie: qu’est-il prévu pour les jihadistes de retour au pays?

Le ministre de l'Intérieur, Hédi Majdoub, a révélé la semaine dernière que 800 jihadistes tunisiens étaient déjà rentrés. Il a assuré que les autorités détenaient "toutes les informations sur ces individus". Des propos qui n’ont pas, pour autant, rassuré la population. En effet, samedi 24 décembre, des centaines de personnes ont répondu à l’appel d’un collectif citoyen et ont manifesté à Tunis pour dire "Non à la repentance et à la liberté pour les groupes terroristes".

Dimanche, c’était au tour du syndicat national des forces de sécurité intérieure d’élever la voix. Pour cet organisme, il y a un risque de "somalisation" du pays. Ces Tunisiens, qui "ont appris à manipuler toutes sortes d'armes de guerre", pourraient rejoindre les "cellules dormantes" du pays, et accepter leur retour (...) contribuera à élargir le cercle du terrorisme", a prévenu le syndicat. Il a appelé le gouvernement à les déchoir de leur nationalité. Une mesure interdite par la Constitution.

Certains politiques se sont également positionnés. Lundi, l'ex-directeur de campagne du président Essebsi, Mohsen Marzouk, a affirmé que "tout terroriste" était une "bombe à retardement", faute "d’incarcération préventive".

Mardi, des députés du parti Nidaa Tounes, fondé par l'actuel chef de l'Etat, ont brandi, quant à eux, des pancartes "Non au retour des terroristes en Tunisie", en plein hémicycle.

Le président Béji Caïd Essebsi avait jugé, en novembre dernier, impossible de "les mettre tous en prison, parce que si nous le faisons, nous n'aurons pas assez de prisons (…) Mais nous prenons les dispositions nécessaires pour qu'ils soient neutralisés". Le même mois, une stratégie de lutte contre l’extrémisme a été adoptée. Elle est articulée autour de quatre axes : prévention, protection, justice et riposte. Aucune information n'a été communiquée, pour l'instant, sur son contenu.

Le pays, qui a été touché par une série d’attentats ces deux dernières années, est très inquiet, surtout qu'il essaie de se redorer une image auprès des touristes qui ont fui cette destination.

(Avec AFP)

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