A Smara et Bir Gandouz, caravane OCP en faveur de l’élevage camelin
Le groupe organise, à travers sa fondation Phosboucraa, la deuxième édition de sa caravane agricole au profit de 700 petits éleveurs de la région. Les régions du sud concentrent 92% de l'effectif national du cheptel camelin.
Le groupe OCP et sa fondation Phosboucraa ont lancé, ce 27 mars, la seconde édition de leur caravane agricole pour le développement de la filière cameline qui, après avoir élu domicile à Smara le même jour, continuera vers le petit village de Bir Gandouz, à quelques kilomètes de la frontière mauritanienne.
Organisée en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, ainsi que les wilayas, provinces, chambres d’agriculture et organisations professionnelles des trois régions du sud (Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra, et Dakhla-Oued Ed Dahab), cette seconde édition part à la rencontre de 700 petits éleveurs et agriculteurs desdites régions.
L’objectif étant d'accompagner cette population, de la sensibiliser et de la former aux meilleurs pratiques en matière d’élevage et santé cameline, avec des sessions de formations spécifiques animées par des experts nationaux et internationaux, afin de bénéficier de leur expérience et de leur savoir-faire en la matière, plus particulièrement sur les volets génétique, alimentaire, sanitaire ainsi que la valorisation et la commercialisation.
"Ce partage d’expériences permettra aux petits éleveurs d’améliorer significativement la productivité de leurs élevages et d’augmenter leurs revenus afin d’améliorer leurs conditions de vie ainsi que celles de leurs familles", nous explique Hajbouha Zoubeir, vice-présidente de la fondation Phosbouscraa.
Le choix de l’élevage camelin comme thématique de la Caravane agricole de phosboucraa n’est pas anodin, vu la prépondérance de la filière dans les zones sahariennes et pré-sahariennes et son rôle socio-économique important.
En effet, 70% des populations locales vivent de ce secteur, qui représente leur principale source de revenus. Qui plus est, les dromadaires sont une composante essentielle du patrimoine culturel des régions du sud marocain, et il est souvent célébré dans les chants et poésies sahraouis. Les productions du dromadaire sont également très variées: il est exploité pour son lait, sa viande, sa laine ou en qualité d’animal de bât.
Les seules statistiques disponibles depuis 2006 rapportent que les effectifs du cheptel dans les trois régions du sud du Royaume comprennent 196.500 camelins, représentant 92% de l’effectif national. Mais ce ne sont que des estimations, eu égard à la mobilité géographique des troupeaux, qui complique la tâche du recensement sur le terrain.

Source: Fondation Phosboucraa
Ceci étant, le ministère de l’Agriculture a lancé une campagne d’identification des camelins, que l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) conduit depuis février 2015. Les professionnels du secteur estiment que cette campagne sera en mesure de fournir prochainement des chiffres fiables, qui donneront certainement une meilleure visibilité sur l’élevage camelin au sud.
Lancée en 2015, la première édition de la Caravane Agricole Phosboucraa a bénéficié à près d’un millier d’éleveurs lors de trois étapes incluant les villes de Laâyoune, Dakhla et Guelmim.
Pour sa part, la fondation Phosboucraa, créée en 2014 et basée à Laâyoune, vise à renforcer à l’avenir sa présence sur toutes les régions du sud par des représentations régionales, en vue d’optimiser son travail de proximité auprès des différentes parties prenantes.
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