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Visite dans la première agence d'Umnia Bank

A quoi ressemble une agence bancaire de finance "participative"? Comment est-elle accueillie par le public? Y a-t-il des opérations, des chéquiers, des crédits, des transactions? Visite d'une agence Umnia Bank à Casablanca.

Visite dans la première agence d'Umnia Bank
El Mehdi Berrada
Le 1 juin 2017 à 19h08 | Modifié 1 juin 2017 à 19h08

Installée au croisement de deux grands boulevards casablancais, la nouvelle agence Umnia Bank est assez visible. Une grande façade vitrée floquée des couleurs de la banque.

Umnia Bank est la première banque participative qui a commencé son activité au Maroc. La filiale du CIH n’a ouvert pour le moment que 3 agences, deux à Casablanca et la troisième à Rabat.

Les curieux se bousculent

Quelques ouvriers s’activent sur le trottoir pour les dernières retouches ainsi que pour finaliser l’installation des luminaires. L’on remarque un guichet automatique planté dans le décor et autour duquel d’autres techniciens s'affairent. 

A l’intérieur, l’ambiance ne change pas d’une banque classique mais l’agencement diffère légèrement. Une caisse, des bureaux pour les conseillers en plus d’un écran qui fait défiler les offres de la banque. Le silence est religieux, probablement être à cause de la fatigue accumulée par le jeûne.

"J’ai l’impression d’être dans une banque au Emirats arabes unis, c’est la même organisation et aussi le même code couleur. J’aime bien", nous lance un jeune homme qui se dit immigré dans les pays du Golfe.

Nous apercevons deux conseillers, un chargé de la caisse et le directeur d’agence qui nous a reçus. 

A l’heure où nous sommes arrivés, il restait encore une petite heure avant la fermeture et la salle d’attente était encore remplie, notamment de curieux venus s'informer. "Je suis venu voir ce qui se passe ici, j’ai entendu dire que c’était islamique mais j’aimerais bien avoir plus d’information", nous lance une femme dans la cinquantaine qui semble vouloir une alternative aux banques traditionnelles.

L’attente a duré entre 30 minutes et trois quarts d’heure, nous avons le temps d'observer les lieux et les clients potentiels. Les employés sont jeunes, ne dépassant pas la trentaine, accordaient beaucoup de temps aux clients. Il nous arrivait d’entendre quelques échange ou des éclats de rires sortir des bureaux ouverts.

L'agencement se veut manifestement orientalisant ou arabisant.

Un banquier au discours bien rodé

D’un air souriant, le jeune banquier a commencé, comme attendu, par planter le décor. "Il faut savoir avant tout que nous sommes très différents des banques classiques et que nous respectons les préceptes de la Sharia", annonce t-il d’emblée. Le directeur d’agence se lance, par la suite, dans une opération séduction. 

En listant les différents produits dont dispose sa banque ou en pointant les avantages religieux de la finance participative, le discours est bien rodé. Il faut rappeler qu’avant le lancement de la banque, une formation sur l’aspect "licite" des produits a été offerte à l’ensemble des employés.

Il entame une démonstration pour le produit phare, la Mourabaha. Il explique que c’est la banque qui achète le bien avant de le revendre à ses clients en respectant un certain taux. Il tient à préciser que l’ennemi numéro 1 de la financier participative reste l‘usure. Raison pour laquelle, aucun équivalent du compte sur carnet ou tout autre produit bancaire n’est disponible chez les banques dites "islamiques".

Ce jeune chef d’agence n’oublie pas de nous spécifier que l’arrivée des banques participatives, va permettre aux Marocains de faire jouer la concurrence. Il ajoute qu’il a accueilli dans son bureau plusieurs personnes venues par curiosité, puis reparties convaincues. "Le fonctionnement est très simple et il semble plaire à la clientèle potentielle", explique t-il.

Il admet que le lancement connaît quelques retards: par exemple, les crédits ne sont toujours pas disponibles en raison du retard d'approbation des contrats à la Banque centrale. "Tout ce qu’on peut faire pour vous, c’est vous ouvrir un compte si vous en avez besoin et prendre vos coordonnées et vous rappeler quand nous aurons plus de produits à vous offrir", conclut notre interlocuteur qui n’hésite pas à raccompagné ses clients jusqu’à la porte.

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El Mehdi Berrada
Le 1 juin 2017 à 19h08

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